Lectures d’été

Récemment (enfin presque), sur instagram, @annelefevre me demandait une liste de livre à lire sur la plage. J’étais un peu embêtée. Déjà parce que 90% de mes lectures sont des romans pour ados et même si je milite pour en faire lire aussi aux adultes, je ne les conseille pas de la même manière. Et puis parce que j’ai très très peu lu cette année, et que j’ai donc peu de livres “validés” à conseiller.

En revanche, j’ai… quelques envies de lecture pour moi.

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Comment ça c’est trop pour 15 jours de vacances en famille ?

Alors j’ai décidé de faire un article mélangeant conseils à partir de mes lectures mais aussi à partir de mes envies ! Allons-y par genre.

Littérature générale

J’aime beaucoup, en ce moment, ce que fait la collection X’ de chez Sarbacane. C’est une collection pour (grands) ados, mais j’y pioche souvent aussi dans mes conseils pour les adultes. J’ai eu récemment un gros coup de coeur pour Dysfonctionnelle d’Axl Cendres. C’est à la fois complètement loufoque et réaliste. A la fois hilarant et triste. A la fois léger et grave. Doux-amer. Sans que l’un l’emporte sur l’autre. Et sans jamais que ça paraisse fabriqué. (oui, je m’autocite. C’est pour avoir une chance de publier cet article avant de partir).

J’ai adoré le premier roman que j’ai lu de Marion Brunet aussi, Frangine. J’avais adoré la délicatesse de son écriture et sa manière d’aborder avec tact un sujet d’actualité sensible. Et pour les vacances j’ai craqué pour son dernier, dans le désordre. L’histoire d’une bande de jeunes gens engagés, entre manifs et vie en squat. Une histoire d’engagement et une histoire d’amour. Là encore, on retrouve une actualité brulante, je trouve.

dans le désordre

Et toujours dans les “envies” dans cette collection, je ne vous ai pas encore parlé des petites reines de Clémentine Beauvais, mais j’ai beaucoup aimé, et j’attends avec impatience son roman qui sort fin août, songe à la douceur, écrit uniquement en vers.

Fantasy

Que celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu se réjouissent, ils vont découvrir un bijou. La série la passe-miroir de Christelle Dabos.

fiancés de l(hiver Dabos

J’ai lu le tome 2 récemment, et comme pour le tome 1, j’ai été emportée, j’ai vibré, je l’ai dévoré et j’attends avec la plus grande impatience le tome 3.

Je l’ai fait lire à des ados, à des adultes, à des gens qui n’aiment pas la fantasy… Tous l’ont adoré. Lancez-vous sans crainte !!

Je l’ai découvert dans un article de télérama, parce qu’il avait gagné le concours du Premier Roman Jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL. Du coup, j’ai prévu de lire cet été le gagnant de l’édition suivante, les mystères de larispem de Lucie Pierrat-Pajot, dont l’ambiance rétro-futuriste m’attire beaucoup.

mystères de larispem

Science-fiction

J’en lis peu. Je peux cependant vous conseiller deux livres dans des univers très différents.

Silo de Hugh Howey. ““Dans un futur postapocalyptique indeterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’athmosphère y est désormais irrespirable”. J’ai prévu de lire le tome 3 cet été, n’hésitez pas à vous lancer dans cette trilogie très prenante. Si vous aimez les pavés (chaque tome fait au moins 600 pages).

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, dont la lecture m’a beaucoup marqué. Deux savants ont mis au point un traitement qui décuple l’intelligence, ils le testent sur une souris, Algernon. Devant le succès, ils décident d’appliquer leur découverte sur Charlie Gordon, handicapé mental. L’opération ne va pas le rendre subitement intelligent, mais va lui permettre de progresser, d’apprendre très rapidement. Et il va écrire son journal.

Policier

Bizarrement, rien de prévu dans ce genre là, alors que j’en ai lu énormément à une époque. Sans doute parce que mon père n’est plus là pour m’en conseiller. Mais je sais que si j’ai envie de polar prenant et vite lu, je pioche chez Michael Connelly. Et si j’ai envie de quelque chose de plus profond/riche, je pioche chez Dennis Lehane. Actuellement, j’ai très envie de relire un dernier verre avant la guerre et le reste de la série où enquêtent Kenzie et Gennaro, que j’ai lu ado.

Essai

Là, c’est le côté féministe qui ressort !

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés : “Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d’un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette « Femme sauvage », afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l’éden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie.”

C’est un cadeau qui m’a beaucoup touché, et le fait qu’elle raconte et analyse de nombreux contes m’attire énormément. Je ne suis pas certaine d’adhérer à tout, mais j’ai hâte de m’y plonger.

Les mots des mères du XVIIe siècle à nos jours d’Yvonne Knibiehler et Martine Sagaert, je l’ai bien sûr acheté en pensant à Maternités Féministes. J’aime l’idée qu’on s’intéresse à ce que les femmes ont écrit sur la maternité et qu’elles s’intéressent à l’époque contemporaine et pas seulement à l’histoire. Je sens que ce livre va beaucoup m’enrichir.

Bonne lecture ! Moi si j’arrive à en lire 3 je serai déjà contente !!!

Martinique au jour le jour #2

Jour 4 :

On prend un bateau-taxi pour aller pique-niquer à l’ilet chevalier, sans l’amoureux et la puce qui sont restés à la maison.

Plage très agréable, sable blanc, et des dizaines de crabes qui ont creusé leur trou dans la forêt derrière la plage, ce qui passionne le magicien et l’occupe un bon moment !

Par contre, un peu déçu au niveau snorkeling, on décide d’aller voir s’il y a une plage de l’autre côté de l’île. Ce n’est pas le cas et on finit par faire le tour de l’île. La balade vaut vraiment le détour : on traverse des forêts de cactus, une cote beaucoup plus sauvage, c’est magnifique ! En revanche, le faire en tongues, avec un magicien qu’il faut souvent porter, c’était pas l’idée du siècle…

Au retour, mes frères décident d’aller visiter l’usine de rhum La Mauny, alors que je rentre à la maison. Ils ont beaucoup aimé voir une usine en fonctionnement, et trouvé cette visite plutôt complémentaire de la présentation plus “culturelle” de l’habitation Clément (et puis il y a encore une dégustation ^^).

Jour 5 :

On laisse les deux enfants à ma mère, et c’est parti pour une sortie en kayak, direction la baignoire de Joséphine ! Une sortie à la demie-journée qui nous a déjà bien fait chauffer les bras ! Au programme, balade entre des ilets, baignade, eau transparente, snorkeling… Vraiment très sympa comme sortie !

La baignoire de Joséphine, c’est un haut fond entre deux ilets. On a donc pied “au milieu de la mer. Les gens y venaient pour les négociations sensibles : ils étaient sûrs qu’il n’y aurait pas d’oreille qui traine. Pas de négociation pour nous, on en profite donc pour… boire du rhum et manger des accras !

(avec l’amoureux et avec mes deux frères !)

Jour 6 :

Ce jour là, on part juste tous les deux, avec les enfants. Une journée rien qu’entre nous, ça fait du bien, aussi ! Et alors que les autres ne rêvent que de plage, j’ai quand même envie d’aller découvrir un peu Fort-de-France.

D’Anse à l’âne, un bateau nous emmène à Fort-de-France. C’est pratique (on évite les bouchons et la galère pour se garer), mais surtout ça fait partie du plaisir de la journée, surtout pour le magicien !

Balades dans les rues, achats de souvenir, resto au dessus du marché… On passe une très bonne journée !

Et il se trouve que LE monument à visiter à Fort-de-France est… la bibliothèque !

Le bâtiment (pavillon de l’exposition universelle transporté et reconstruit à Fort-de-France) est magnifique. Victor Schœlcher (qui a joué un rôle central dans l’abolition de l’esclavage) a légué tous ses livres à la bibliothèque de Fort-de-France. Une salle, magnifique (mais où les photos sont interdites) conserve donc le fonds ancien. Mais c’est aussi la bibliothèque municipale de la ville, et pas seulement un lieu patrimonial. On a donc fait une petite pause lecture dans la section jeunesse, autant pour les gosses que pour moi !

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On a ensuite fait un petit tour à la librairie, histoire d’offrir au magicien un album bilingue français/créole d’un éditeur local.

Au retour, à nouveau le bateau, et une petite pause baignade bienvenue à l’Anse à l’âne. La plage est moins sauvage que les autres, mais l’eau est claire et les enfants sont ravis !

Martinique au jour le jour #1

Jour 1 :

On a commencé par… la proximité ! Nous logions à côté de Sainte-Luce, dans le Sud de l’île, et on pouvait aller à la plage à pieds ! Nous sommes donc allés plusieurs fois à Anse Corps de Garde et aux différentes plages entre Corps de Garde et Sainte-Luce. Ce ne sont pas forcément les plages les plus photogéniques (quoique), mais à Anse Corps-de-Garde, la plage est bien aménagée, on y découvre la piscine municipale (oui, directement dans la mer), il y a des douches, des sanitaires… Et les petites plages qui longent le chemin qui mène jusqu’à Sainte-Luce sont très charmantes, sous les arbres. On y a souvent été quasi seuls, et les touristes n’y sont pas nombreux.

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L’après-midi, direction Anse-Figuier, un de mes gros coup de coeur de vacances. Probablement parce nous l’avons découverte dans la belle lumière de fin d’après-midi.

 

Jour 2 : direction Anse Dufour et Anse Noire !

Et pour cela, on prend la route touristique. Et on fait des photos de touriste devant le rocher du Diamant !

On fait un petit tour au charmant marché de ce petit village. On en repart avec des fruits, du rhum (comme c’est original…) et de superbes boucles d’oreilles fabriquées avec des graines de l’île.

C’est l’occasion aussi de s’arrêter au Cap 110, mémorial de l’esclavage. Impressionnant, émouvant, important.

On admire les Anses d’Arlet.

Anse Dufour et Anse Noire, ce sont deux plages côte à côte, séparées seulement par un pic de roche, pourtant l’une a du sable blanc, l’autre du sable noir. Ce jour là, nous nous sommes installés à Anse Dufour.

Ces plages sont tout simplement magnifiques. A Anse Dufour, le sable est blanc, la plage est idéal pour faire du snorkeling (regarder les poissons avec masque et tuba quoi). Et on y a vu notre première tortue ! Mais la plage est bâtie (bar, restaurants), et il n’y a pas beaucoup d’ombre (on avait déjà cramé la veille, malgré l’écran total). J’ai encore préféré Anse Noire, plus sauvage (je vous en reparle un peu plus loin, histoire de faire durer le suspens).

En fin d’après-midi, petit tour à Sainte-Luce. Le village est plutôt mignon et la lumière superbe !

 

Jour 3 :

On a bien cramé les jours précédents, donc on se dit que ce jour là, on va éviter la plage. Nous voilà donc partis pour l’habitation Clément. C’est vraiment un lieu très riche : jardin botanique aux multiples espèces de palmier, ancienne usine de rhum, stockage des futs de rhum pour le vieillissement, visite d’une maison créole et espace d’exposition d’art contemporain, avec une expo d’Hervé Télémaque, artiste originaire d’Haïti. Et on finit (bien sûr) par une généreuse dégustation de rhum Clément (et quelques achats… hum hum…).

Seul défaut à cette visite : l’histoire de l’esclavage qui est quasiment complètement occultée. L’histoire de “la famille Clément” commence opportunément au XIXe siècle après l’abolition, et on ne trouve presque rien sur le sujet pendant la visite…

On rentre ensuite rapidement pour tenter de faire faire la sieste aux enfants, puis à nouveau plage à côté de la maison en fin d’aprèm !

 

Martinique

Mi-mars, un soir, ma mère m’appelle. Elle nous propose des vacances en famille pour mes 30 ans : et si nous partions tous ensemble 10 jours… en Martinique ?

Autant vous dire qu’on n’a pas hésité sur la réponse !

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Et quand on dit “en famille”, ce n’était pas à moitié puisque nous sommes partis à 11 : l’amoureux et les enfants, bien sûr, et puis ma mère, mon beau-père, mes deux frères, mes deux belles soeurs et une cousine !

Du coup c’était déplacement en convoi (3 voitures de loc’), grande tablée, pas de resto mais pique-nique et salade dans la glacière, bébé qui passe de bras en bras (et qui adore ça), sieste des enfants sautée un peu trop souvent…

On a eu un rythme beaucoup moins intensif que nous en avions l’habitude quand on voyageait en amoureux. On a surtout visité… les plages ! On était rentrés à 18h tous les jours (de toute façon, il fait nuit noire avant 19h), on a passé des aprèm “sieste” à la maison… Mais l’avantage du décalage horaire, c’est qu’on était levés à l’aube, et souvent partis à 8h !

Et on a pu constater encore une fois que les vacances font grandir les enfants. Le magicien, un peu trouillard les premiers jours, s’est peu à peu enhardi dans l’eau. Et la puce s’est métamorphosée. Elle qui commençait à peine à tenir debout se déplace désormais sans souci le long des meubles et a mis en place la technique du “petit gorille” (à quatre pattes mais sur les pieds jambes tendues et pas sur les genoux). Elle a A-DO-RE la plage, le sable, l’eau. Elle a décidé qu’elle était prête pour le sevrage (un peu plus tôt que ce que j’avais prévu, mais finalement ça me va bien !). Et depuis qu’on est rentré, elle dort la nuit ! (je touche du bois pour que ça continue).

La toute dernière tétée de la puce, sur la plage ! Et une piscine creusée dans le sable.

Moi ces vacances m’ont fait un bien fou. Profiter du soleil, bronzer, avoir bonne mine pour une fois. Pouvoir passer un peu le relai. Profiter de ma maman, de mes frères… Ca faisait longtemps qu’on n’était pas restés ensemble longtemps comme ça !

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J’ai adoré la Martinique. Mais j’ai conscience d’être restée un peu “en surface” : quand on voyage en groupe comme ça, difficile de vraiment rencontrer des gens, par exemple. On ne se sent pas sur une “île à touristes” (il n’y a pas que des blancs sur la plage, par exemple). Comme à la Réunion où j’ai eu la chance d’aller il y a quelques années, j’ai adoré le mélange de dépaysement total et de repères habituels (les administrations françaises, les produits qu’on trouve au supermarché, etc). J’ai trouvé les paysages magnifiques. C’est une île très construite (qui ne donne pas l’effet “on est seuls au monde” qu’on peut vivre au Seychelles par exemple) mais je crois que je préfère ça finalement. Les jardins, les fleurs sont magnifiques. Je suis tombée amoureuse des bougainvilliers.

Je vous montre ?

Balade dans Paris

Un matin, pendant les vacances de la Toussaint, j’ai décidé d’emmener le magicien (et la puce) voir l’exposition pour les 50 ans de l’école des loisirs au musée des arts décoratifs.

J’étais contente, nous avons été efficaces le matin et nous sommes arrivés à 10h devant la porte du musée… qui ouvrait à 11h ! Pas envie de faire demi tour, on avait donc une heure à tuer. Heureusement, le quartier est plutôt agréable, et le magicien ne le connaissait pas.On a donc décidé d’aller se balader un peu !

Nous avons donc commencé par la station de métro décorée par Othoniel (je découvre qu’elle s’appelle “le kiosque des noctambules“).

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Avant d’aller courir entre les colonnes du palais royal : le magicien a adoré “suivre les routes”.

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Et puis je lui ai dit que j’allais lui montrer une pyramide en verre. Et direction le Louvre ! Il était intrigué et a été très impressionné par le “grand triangle”.

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Il voulait à tout prix rentrer dedans, mais il y avait beaucoup beaucoup de queue (comme toujours devant la grande pyramide). Mais on a eu de la chance : un des gardiens nous a entendu discuter et nous a gentiment proposé d’entrer par la porte réservé aux personnes à mobilité réduite où il n’y avait absolument pas de queue. En effet, cette porte est accessible aux parents avec poussette (bon à savoir, non ?), moi j’avais ma fille en porte-bébé mais il m’a dit que comme j’avais un bébé, c’était bon. Encore merci, Monsieur !

Le magicien était très impressionné d’être rentré à l’intérieur, de prendre les grands ascenseurs, de regarder le ciel à travers la pyramide…

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Ensuite, ça a été 11h, on est allés voir l’expo dont je vous parle très vite. Même pas le temps de faire un tour au jardin des Tuileries !

Et j’étais ravie de cette balade surprise. Ravie de profiter un peu de la capitale, alors que nous restons un peu trop souvent dans notre quartier. Ravie de voir le magicien se régaler autant et la puce dormir tranquillement pendant presque toute la balade. A un peu plus de trois ans, il arrive à l’âge où faire du tourisme a du sens : il s’intéresse, est capable de marcher suffisamment…

 

Et on a la chance de vivre dans une ville très riche. On n’y restera peut être pas des années, alors on en profite ! On est déjà aller voir la Tour Eiffel scintiller de tout près juste avant la naissance de la puce, on a visité le centre Pompidou cet été, il a pu aller faire du bateau mouche en septembre avec ses grands parents. Et on va continuer !

La vie est douce

Oui, en ce moment, la vie est douce. Depuis la naissance de la puce en fait.

La puce est un bébé adorable et super cool. Le magicien est un petit garçon fascinant, qui s’il est parfois exaspérant, nous fait rire, nous surprend et nous impressionne chaque jour.

Nous avons trouvé notre équilibre à quatre beaucoup plus facilement que je ne le craignais.

Dans quelques jours, nous partons en vacances. En attendant, je passe quelques journées par semaine toute seule avec la puce, je la regarde, on a de grandes discussions à base de areuh, j’arrive même à trouver du temps pour écrire un peu ici ou à avancer différents projets. Et je profite le reste du temps de l’amoureux et du magicien.

La vie est douce

On se programme des balades sympas en famille.

On va s’installer tous ensemble pour boire un coup en terrasse au soleil sur un coup de tête en sortant de la crèche.

On tombe sur les voisins et nos enfants jouent ensemble dans le jardin. Même la perte de mes clés se termine en sympathique invitation.

On traine un matin, tous en pyjama, à quatre dans le lit.

Le magicien me court dans les bras quand je vais le chercher à la crèche.

On prend le temps de faire les choses,  on n’a presque pas d’impératifs d’horaires.

On profite du parc.

On mange de la pastèque, des pêches et du melon (et du chocolat aussi). On boit du thé glacé maison.

La puce regarde son frère d’un air admiratif.

Cet après-midi, je laisse les deux zouaves à l’amoureux et je vais au cinéma.

La vie est douce.

La vie est douce

Alors bien sûr, tout n’est pas parfait. Il y a des assiettes qui finissent par terre, des crises de larme, des moments d’énervement, de fatigue, de cris. Il y a le soir où Paul est rentré du travail et a trouvé ses deux enfants hurlant alors que je m’étais enfermée dans les toilettes tellement j’en pouvais plus. Mais c’est rare. Et j’ai l’impression de sortir d’un long tunnel qui aurait duré toute l’année scolaire. De retrouver de la légèreté, du plaisir à faire les petites choses du quotidien. Et ça fait du bien.

J’ai bien l’intention de profiter au maximum de ce temps un peu suspendu, avant ma reprise du travail en septembre. Reprise que j’attends avec une certaine impatience, mais qui va changer notre rythme, d’autant plus que le magicien entre à l’école en même temps !

Petits bonheurs à quatre

Cela fait déjà un mois que la puce est arrivée. Comme après la naissance du magicien, nous nous sommes installés pour 3 semaines chez mes beaux parents, pour nous faire chouchouter un peu et profiter de la campagne. Et en ce moment, j’aime :

les coquelicots du jardin

le sourire de travers de la puce, repue après sa tétée

sa fossette qui commence à apparaître, et qui ressemble à la mienne

manger des cerises et du melon

le magicien qui tient à accompagner sa sœur chez le médecin et qui lui caresse les cheveux pendant l’examen en disant “c’est moi ton grand frère”

bouquiner sur une chaise longue, la puce endormie dans mes bras, le magicien et son père qui jouent dans le bac à sable à côté de moi

Faire le marché (je ne le fais jamais à Paris, pour moi c’est lié aux vacances!)

mettre à la puce sa première petite tenue

Construire un “pont d’Avignon” en duplo avec le magicien

Écouter le magicien chanter les dizaines de chansons qu’ils connaît. J’ai un faible pour “Petrouchka, ne pleure pas”

Présenter la puce à ses tantes et à ses (nombreux) arrières-grands parents

Les deux enfants qui dorment en même temps en début d’après-midi, ce qui me permet de faire la sieste aussi !

Regarder le magicien jouer dans la piscine ou avec le jet d’eau et me dire que c’est cool de ne pas être à Paris quand il fait si chaud

Aller manger une glace au café ou aller au resto à 4, et se rendre compte que ça se passe très bien

S’installer dans le hamac avec la puce endormie dans mes bras

Quelques instants de calme, comme en ce moment, quand Paul s’occupe du magicien et que la puce fait une sieste

Bref, je profite, et je n’ai que ma tablette, donc c’est compliqué de publier sur le blog. Mais je ne vous oublie pas et je reviens bientôt !

Un été, en vrac

Me voilà de retour, après un mois de vacances bien agréable…

Cet été nous avons rendu visite à une bonne partie de nos familles respectives. Nous avons fait un tour dans les Ardennes, dans la Drôme, en Ardèche, dans les Hautes-Alpes, au Cap-Ferret comme l’année dernière… Des vacances bien remplies !

Et, en vrac :

– j’ai lu 10 romans

– mon amoureux a eu 30 ans, et nous l’avons fêté dignement

– nous nous sommes offert deux jours de vacances en amoureux, pour la première fois depuis la naissance du magicien

– nous avons vu ma mère et mon beau-père, mon père et ma belle-mère, mes trois frères, ma grand-mère maternelle, mes grands-parents paternels, deux de mes oncles, une de mes cousines, les parents de mon beau-père, mes beaux-parents, mes belles-soeurs et leurs chéris, le cousin du magicien, l’oncle, la tante et une partie des cousins de Paul avec leurs enfants, sa grand-mère…

– j’ai pu me baigner dans les vagues dans l’Océan et admirer la mer

Un été, en vrac

– j’ai “donné un coup de main”, mais pendant un mois, je n’ai géré aucun repas, et c’était VRAIMENT reposant.

– j’ai été chouchoutée et défendue par ma maman et ça m’a fait un bien fou

– mon chéri a bronzé, moi non

– nous avons vu un perroquet faire du vélo. Et du patin à roulettes aussi.

– nous avons découvert la montagne l’été

– nous sommes allés manger une glace et prendre des photos là où nous nous sommes mariés, comme tous les ans (mais cette année, vous ne verrez pas les photos, car elles sont toutes squattées par le magicien !)

– en voiture, nous avons écouté environ 10 000 fois Bulle et Bob et un million de fois les papillons de Thomas Fersen, le magicien ayant décrété que c’était sa chanson préférée.

– j’ai parlé féminisme, beaucoup, et ça s’est plus ou moins bien fini

– j’ai complètement décroché du boulot, et c’était cool

Et le magicien ?

– il a dormi dans 8 chambres différentes, 10 en comptant les siestes. Et il a fait des grasses mat jusqu’à 9h45.

– il a vu des poules, des coqs, des canards, des oies, et toutes sortes d’oiseaux, un âne, un cheval, un chien, des chats, des lapins…

– il a eu peur des vagues mais a aimé regarder la mer

– il y avait toujours quelqu’un pour s’occuper de lui, jouer avec lui, lui faire des câlins

– il a passé plein de temps dehors, a ramassé des fruits et des légumes, joué au bac à sable, mangé de la terre et attrapé la toxoplasmose

Un été, en vrac

– il s’est transformé en vrai moulin à paroles, fait des phrases, utilise des prépositions et des adverbes (à côté, dessus, dessous, beaucoup, un peu…) et commente absolument tout ce qu’il fait

– il a bien profité de ses grands parents

– il a découvert Ernest et Célestine

Et je suis revenue avec plein plein plein d’idées d’articles. Il ne me reste plus qu’à trouver du temps…

Vacances !

Hier, j’ai quitté Paris pour un mois.

Je commence par une petite semaine chez ma grand-mère, avec ma maman. L’occasion de profiter de la campagne, de leur confier un peu le magicien pour me reposer.

Et puis Paul va nous rejoindre, et on a prévu une sorte de Tour de France : après les Ardennes, la Drôme, l’Ardèche, Lyon, le Cap Ferret…

Je repasserai sans doute par ici, ou sur Fille d’album ou sur twitter, ou sur Facebook, mais je ne sais pas quand, je ne veux pas me mettre de pression par rapport aux dates de publication. Au contraire, ça ne me fera pas de mal de prendre un peu de recul…

Alors je vous souhaite de bonnes vacances, un beau mois d’août, plein de soleil, de repos, et bien sûr de lecture, moi je ne devrais pas en manquer…

Vacances !

Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)

Etre encore, lundi, au soleil de Corfou, profiter à trois d’une plage déserte.

Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)
Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)

Voir le magicien retrouver son papa.

Revoir une amie et sa fille, qui ont passé plusieurs mois à l’étranger. Constater avec plaisir que le magicien et Y. sont très heureux de se revoir.

Lire le dernier Marie-Aude Murail, mon auteur pour ados fétiche (je vous en parle dès que j’arrive à rattraper un peu mon retard de romans à chroniquer).

Emmener le magicien à une réunion de boulot, le voir sage comme une image (il a joué seul pendant 45 minutes avec sa petite voiture sans faire de bruit), et discuter littérature petite enfance avec des collègues particulièrement sympas et aussi motivées que moi.

Manger des hamburgers maison avec mon chéri et un ami.

Et le magicien ? Il adore les jeux de doigts et fait à la perfection “ainsi font font font”, “un petit pouce qui danse” ou “tapent, tapent petites mains”. Il faut absolument que je prenne le temps de le filmer !