Le handicap

Cet article et ceux à venir sont une adaptation de matinées de présentation et d’analyse d’albums à destination des professionnelles de crèche que nous organisons régulièrement avec des collègues. Elles sont thématiques, et nous en avons consacré une aux diversités, et une autre aux représentations des filles et des garçons, des hommes et des femmes dans les albums pour les tout-petits. J’ai commencé le compte-rendu de la première avec deux articles publiés sur Fille d’Album, rôle du père, rôle de la mère et diversité des familles.

Après avoir parlé de la diversité au sein des familles, nous avons parlé de diversité humaine, et tout d’abord de handicap, à partir de deux albums.

On n’est pas si différents, de Sandra Kollender et Claire Cantais (la ville brûle, 2015).

pas si différents

Ce livre n’est pas un album narratif. Il fait partie d’une collection de livres militants de la maison d’édition La ville brûle, “jamais trop tôt” qui a pour objectif de lutter contre les stéréotypes.

Il commence par cette introduction à destination des adultes :

“La publicité pour une célèbre pâte à tartiner chocolat-noisettes dit et répète qu’il faut beaucoup d’énergie pour être un enfant. C’est vrai. Et c’est vrai pour tous les enfants, même ceux que l’on ne voit jamais à la télé.

Qu’il soit né porteur d’un handicap ou qu’il le soit devenu, que son handicap soit physique ou mental, visible ou non, qu’il roule, boite, tâtonne, signe, tourne en rond ou culmine à 60 cm, rien n’interdit à un enfant de manger des tartines chocolatées, de rire, d’être heureux, d’être amoureux, de faire des bêtises, de râler… et surtout d’avoir des amis.

Au fil de ces pages, ni peur ni pitié, pas de bons ou de mauvais sentiments non plus, juste des enfants qui finalement ne sont pas si différents les uns des autres, et qui peuvent apprendre à se connaître pour mieux vivre ensemble.”

On y trouve tous les types de handicap : physiques, mentaux, sensoriels, etc. Le handicap est présenté comme un “truc en plus” et le livre met en avant le positif. Et montre que les enfants handicapés sont, comme tous les autres, des enfants qui vivent des joies, des bonheurs et ont des envies et des goûts bien affirmés. Et il y a beaucoup d’humour !

Cependant, le handicap n’est pas édulcoré, en particulier dans les illustrations. Il s’agit bien de montrer des enfants qu’on voit rarement de façon réaliste dans les albums pour enfants. L’illustratrice, Claire Cantais, a passé du temps dans un lieu d’accueil pour enfants handicapés pour trouver les bonnes postures et positions. Elle propose donc des portraits très réalistes dans un décor fait de collages.

J’en ai parlé en détail (et mis des extraits) ici.

Regarde en haut, de Jin Ho Jung (Rue du Monde, 2015)

regarde en haut

Une petite fille en fauteuil roulant après un accident de voiture se retrouve sur son balcon et regarde en bas, dans la rue, les gens qui continuent à passer sans lui prêter attention. Jusqu’à ce qu’un petit garçon la remarque…

Les illustrations en noir et blanc de ce livre sont aussi assez atypiques : le cadre est absolument fixe, le décor est répété à l’identique sur toutes les pages : arbres et pavés. L’auteur nous place au plus près de l’enfant, juste au-dessus d’elle, et nous fait voir ce qu’elle voit : une vue en plongée, de sa fenêtre, sur le monde qui s’agite en bas et ne soupçonne même pas sa présence. Elle, elle regarde souvent en bas, c’est une enfant solitaire, malgré elle. Nous, nous observons les 2 : l’enfant, et les gens. La vie sociale est en bas.

L’auteur nous demande d’aller vers l’autre, l’invisible ou le différent, et d’inventer notre moyen d’entrer en contact, selon notre personnalité. Et, au minimum, de tourner, ou lever la tête vers cet autre. La suite viendra sûrement, chacun trouvant sa façon d’entrer en contact.

Et quand ce contact se fait, la petite fille sourit puis la couleur apparaît, à la dernière page, par petites taches. Les arbres sont en fleurs. Comme un printemps ?

A découvrir aussi ici.

 

Je reviens vite avec la suite !

Du bruit dans l’art

Aujourd’hui, je vous parle d’un de mes imagiers chouchous : du bruit dans l’art d’Andy Guérif et Edouard Manceau (éditions Palette, 2014).

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Cet album a un principe tout simple : associer à une œuvre d’art (peinture, sculpture, photo, gravure…) à un son, une onomatopée. IMG_2278

Les imagiers de bruits marchent très bien avec les tout-petits. Chez nous, on a lu environ un million de fois le livre des bruits de Soledad Bravi. Notre exemplaire part en lambeaux  à force d’être manipulé. Alors je suis ravie de pouvoir proposer autre chose. Et je trouve ce livre beaucoup plus riche, malgré son principe très simple.

 

J’aime l’humour qui s’en dégage, une certaine impertinence aussi. Introduire l’art dans la vie des enfants, mais sans révérence obligée, dans un rapport amusé et amusant avec ces images.

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les petits touchent quasi systématiquement la page de droite : est-ce qu’elle est vraiment déchirée ? 

Les œuvres sont très variées, et proposent un sacré voyage à travers l’art occidental, du XIVe siècle à nos jours : certaines œuvres ont moins de 10 ans, les éditions Palette accordant une place importante à l’art contemporain. On y trouve des peintures, des sculptures, de la gravure, de la photo…  Seul défaut, à mes yeux : tous les artistes dont on découvre les œuvres sont des hommes. Pas une seule femme.IMG_2279

J’ai beaucoup lu ce livre à mes enfants ces derniers temps. Et il fait partie de ces livres qui peuvent plaire à des enfants d’âge différent. La puce, bientôt deux ans, savoure les bruits,. Au bout de quelques lectures, elle les anticipe et se marre.

Le magicien, lui, a une perception différente. Il se confronte d’avantage aux œuvres, s’étonne d’une locomotive qui sort de la cheminée (Magritte) ou demande pourquoi la scie est plus grande que les immeubles.

Bref, une belle entrée, ludique, dans le monde de l’art.

Salon de Montreuil 2016

Je vous parle un peu de ma visite et de mes découvertes de l’année au salon de Montreuil ? J’y ai passé presque deux journées complètes cette année. La première entre adultes, avec Elise du Bar à petits pots (que j’ai rencontrée au salon l’année dernière et qui est devenue une amie, ce salon c’est chouette pour ça aussi!) et @Lscw. Et la deuxième avec le magicien que j’emmenais pour la première fois au salon (je ne compte pas la fois où il avait 6 mois!).

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Au salon de Montreuil, je suis un peu comme l’accro du shopping dans un grand magasin de vêtements. Je cours partout, et même si avant je me promets d’être raisonnable, ça ne marche jamais et les achats s’accumulent ! Et si je compare avec les éditions précédentes, je me rends compte que c’est de pire en pire ! Voici donc une partie (!) de mon butin :

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(manquent les cadeaux, pas très nombreux cette année, la petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier que le magicien s’est empressé d’emporter à l’école et c’est qui le petit ?, un livre de photos de Corinne Dreyfuss aussi intéressant que beau).

Deux journées assez différentes. La première entre adultes passionnées, ce qui est VRAIMENT chouette puisqu’on a pu se faire découvrir mutuellement nos chouchous. Et qu’avec Elise, on avait programmé… exactement les mêmes dédicaces ! Et puis Elise a le chic pour entamer la conversation avec tout le monde, du coup on a discuté avec des gens super sympas, c’était vraiment cool !

La deuxième devait, initialement, n’être qu’un saut au salon, avec le magicien, pour voir Nathalie Tual chanter Bulle et Bob se déguisent. En tant que grands fans depuis des années, on ne pouvait pas rater ça !

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On a adoré le spectacle, chanté en choeur et frappé dans les mains, et j’ai même été sacrément émue (oui la mère qui a les larmes aux yeux pendant la chanson sur le papi qui est parti, c’est moi ! mais j’étais pas la seule d’abord).

Je voulais ensuite proposer au magicien de se faire dédicacer un livre pour voir l’auteur dessiner, puisque cette année, pour la première fois, il semblait s’intéresser aux dédicaces des livres que j’avais rapporté. Il a donc choisi la petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier, parce qu’ils travaillent sur ce conte à l’école et qu’il était content d’en découvrir une nouvelle version. Je pensais qu’ensuite il en aurait marre. Et j’ai été surprise de voir que pas du tout. Qu’il en demandait encore, et encore, et encore, qu’on a visité l’expo, fait faire plein de dédicaces, lu des livres et des livres et des livres… (il faut dire que je disais oui dès qu’il voulait un livre, en gros, donc il en a profité!).

On me posait la question des enfants au salon. J’étais franchement négative avant, sauf dans un but précis comme un spectacle, je le suis un peu moins du coup. Mais il faut quand même dire qu’il y a beaucoup beaucoup de monde, du bruit, qu’on piétine, qu’on attend beaucoup pour les dédicaces et que c’est dur pour un enfant. Il était vraiment crevé à la fin. Et moi j’ai du me consacrer à lui à 100%. Lui lire des histoires pendant les files d’attentes, ne pas râler quand, alors que c’est notre tour pour une dédicace, il décide que c’est le moment d’aller aux toilettes et que non non non il ne peut pas attendre. Ce que j’ai fait de bon coeur, mais j’aurais été très frustrée si ça avait été ma seule visite au salon.

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Cette année, les deux fois, j’ai privilégié les dédicaces. Beaucoup plus que les années précédentes. Je n’ai pas pu assister à des conférences, rencontres ou à la journée professionnelle. Ca a été un Montreuil beaucoup moins “pro” et beaucoup plus familial que les années précédentes (tout le monde a eu sa dédicace, même Paul !). Et c’était chouette aussi.

L’exposition de l’année s’intitulait la règle et le jeu et mettait en avant des albums atypiques, jouant sur l’objet livre “deux plans qui forment un coin dans lequel on peut s’installer” (Marion Bataille). Les livres qui se déplient de Warja Lavater, qui a “codé” les contes de fées. Les pop up hors du commun de Marion Bataille (ABC3D et Numéro). La délicatesse du Voyage d’hiver d’Anne Brouillard où on suit un train. Le livre jeu prendre et donner de Lucie Félix (cadeau de Noël idéal pour un enfant de 2-3 ans, au passage). On pouvait manipuler les livres, ce qui donnait un caractère vraiment interactif à l’expo qui a beaucoup plu au magicien. Personnellement, j’y ai retrouvé beaucoup de livres que je connaissais et j’ai regretté que certains livres fragiles soient vraiment abimés le dimanche, ce qui gâchait un peu la manipulation. Mais j’ai fait une superbe découverte. Dont je vous parlerai demain. Parce que comme d’habitude j’ai été trop bavarde donc je ferai un 2e article sur mes découvertes, mes coups de coeur, mes dédicaces et mes achats !

Des livres à offrir aux petits à Noël

Ca commence à devenir un rituel. C’est la 5e fois que je propose quelques idées de livres à offrir à Noël. Ce qui est pas mal, car du coup, pour chaque âge, ça commence à faire un certain nombre d’idées ! Alors vous pouvez retrouver les épisodes précédents : 2011, 2012 (0-7 ans et et 8-15 ans), 2014 (0-7 ans et 8-18 ans) et 2015 (0-7 ans et 8-16 ans).

Et je rappelle que si je donne des âges, ils restent très indicatifs, c’est ce que je conseillerais sans connaître l’enfant, ses goûts, son rapport au livre… Par exemple, je lis aussi bien Heure bleue, que je conseille ici à trois ans, qu’à des bébés ou des enfants de 6 ans !

à 6 mois : Blanc sur noir  ou Noir sur blanc de Tana Hoban (école des loisirs)

LES incontournables des premiers livres à proposer aux bébés que j’avais déjà cités ici. Des imagiers sans textes, tout-cartonnés, aux images contrastées qui attirent le regard. La puce les a adoré, ainsi que Qui sont-ils? qui propose, là encore en noir sur blanc, des images d’animaux.

 

à 1 ans : Pomme Pomme Pomme de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier)

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à 2 ans : un des livres des saisons de Rotraut Susanne Berner, ou le livre de la nuit dans la même collection (La Joie de Lire)

Ces albums, grands imagiers cartonnés, sans texte, présentent pour chaque saisons des scènes pleines de détails à commenter. On retrouve les décors d’un livre à l’autre, alors on peut comparer. On retrouve les personnages d’une page à l’autre, on les suit dans des petites aventures du quotidien. Et on y trouve tous les éléments qui marchent à tous les coups avec les petits : le train, le camion poubelle, le chantier… J’aime bien en avoir deux ou trois pour pouvoir les ouvrir à la même page et comparer (vive la bibliothèque pour ça !). Il existe également un recueil, le livre des 4 saisons, qui regroupe les quatre premiers livres.

 

à 3 ans : Heure bleue d’Isabelle Simler (éditions courtes et longues)

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Mon gros coup de coeur ! Les illustrations sont à tomber par terre et le texte est un bonheur. Je vous en reparlerai très vite bientôt dès que je trouverai le temps de le faire. L’auteure vient à la bibliothèque où je travaille, alors j’ai prévu de vous parler, ici aussi, de ses livres ! En attendant, allez voir le très bel article de Chlop pour en savoir plus !

 

à 4 ans : la folie des grandeurs de Kathrin Scärer (minedition)

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La couverture a suffi pour me faire craquer, s’il vous en faut plus, j’en parle ici !

 

à 5 ans : Blaise et le château d’Anne Hiversère de Claude Ponti (école des loisirs)

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Vous allez me dire “Ponti, c’est pas très original” et vous n’aurez sans doute pas tort, mais cet album est un tel régal de gourmandise, d’inventivité, de clins d’oeil… qu’il en est incontournable. Chez nous, il régale autant les enfants (le magicien s’est pris pour un poussin masqué pendant plusieurs semaines) que les adultes.

 

à 6 ans : la bergère qui mangeait ses moutons d’Alexis Lecaye et Nadja (école des loisirs)

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Une “première lecture” très drôle, bien illustrée, où le loup vient faire un tour, bien sûr !

 

à 7 ans : la grande forêt d’Anne Brouillard (école des loisirs)

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Anne Brouillard nous offre un livre à la frontière entre l’album, la BD et le roman et crée un univers poétique, magnifique dans lequel on plonge avec délice. Sur le site de l’éditeur.

J’essaye de vous proposer une suite, pour les plus grands, très vite, mais j’avoue que si je déborde d’idées pour les ados, j’ai plus de mal pour les 8-11 ans, je vais donc fouiller un peu à la bibliothèque !

 

En ce moment, nous lisons…

Après celui de février, un nouveau “en ce moment, nous lisons…”. L’idée est de faire une mini présentation des livres du moment (et de mettre sur le blog une partie de ce que je publie sur mon compte instagram.

 

Donc, en ce moment, avec la puce (13 mois), nous lisons :

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  • C’est la p’tite bête… d’Antonin Louchard (Thierry Magnier), grand classique de la petite enfance que j’avais déjà présenté rapidement ici
  • Une histoire qui… de Gilles Bachelet (Seuil jeunesse). J’aime beaucoup Gilles Bachelet quand il écrit pour les plus grands, je n’ai pas été déçue par sa première incursion dans la petite enfance ! Le texte coule tout seul, il y a de l’humour, c’est un plaisir.
  • En t’attendant… d’Emilie Vast (MeMo), un bijou de délicatesse sur l’attente d’un enfant, les transformations, le bonheur du partage… Pour moi c’est un cadeau idéal pour une future maman, mais il plait aussi aux enfants, chez nous il réjouit autant la puce que le magicien !

Jusque là, la puce prêtait peu d’attention aux livres (contrairement au magicien qui a adoré ça dès sa naissance). Depuis peu, elle s’y intéresse beaucoup, m’apporte c’est la p’tite bête avec un grand sourire… Vous imaginez que je suis RA-VIE ! Et puis on commence aussi l’histoire du soir avec les deux enfants et c’est un chouette moment, même si on prend soin de laisser sa liberté de mouvement à la puce, qui est loin de rester concentrée aussi longtemps que son frère !

 

Avec le magicien (bientôt 4 ans), nous lisons :

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  • Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron (Hong Fei), un bijou de délicatesse sur ce qu’on a dans la tête et dans le coeur.
  • En t’attendant… d’Emilie Vast (MeMo)
  • le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc (La Pastèque). C’est le magicien qui l’a choisi après l’heure du conte à la bibliothèque où il l’a découvert. Et j’étais contente qu’on le rapporte à la maison parce que c’est un livre dont il faut s’imprégner, qui crée une ambiance pleine de douceur…
  • La folie des grandeurs de Kathrin Scharer (Minedition) dont j’ai parlé ici
  • Mille secrets de poussins de Claude Ponti (Ecole des Loisirs). Est-il utile de présenter Claude Ponti ? Depuis qu’on lit cet album, le magicien va tous les jours à l’école dans un “bus de poussins”, conduit par Blaise le poussin masqué, bien sûr !
  • Mon amour d’Astrid Desbordes et Pauline Martin (Albin Michel Jeunesse), parce que ça fait du bien de se dire que notre amour est inconditionnel. Et pour découvrir trois superbes albums sur la maternité, lisez cet article!
  • Petite salamandre : le magicien est abonné à cette revue depuis Noël et elle est vraiment très chouette !

 

Et moi ? Je me remets enfin à lire. J’ai dévoré le tome 2 de la passe miroir de Christelle Dabos (j’ai parlé du 1er tome ici) et j’ai envie de le faire lire à tout le monde !

En ce moment, nous lisons…

Depuis quelques temps, j’ai un compte instagram (la responsable de ma présence sur ce nouveau réseau social et de l’augmentation du temps que je passe sur internet se reconnaîtra ^^).

Une bonne partie des photos que j’y publie concerne la littérature jeunesse. Ce que j’achète, des détails d’illustration que j’aime bien, ce que je lis avec mes enfants…

Et j’ai envie d’y publier régulièrement une petite photo des livres qu’on lit le plus souvent en ce moment. Les coups de coeur de mes enfants, ceux qu’ils réclament encore. Ceux qu’on emprunte à la bibliothèque et qui ne font donc qu’un court (bon, parfois un peu trop long, hum) séjour chez nous.

Je n’ai le temps de parler sur ce blog que d’une toute petite partie des livres qu’on lit et qu’on aime.

Alors ça sera un moyen de les montrer, quand même !

Donc, en ce moment, avec la puce (9 mois 1/2), nous lisons :

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  • Y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre (collection Pirouette chez Didier Jeunesse) présenté ici sur le site de l’éditeur
  • et le matin quand le jour se lève et et le soir quand la nuit tombe d’Anne Crausaz (Memo) qui font partie de ma pile de livres que je veux absolument chroniquer
  • le livre des bruits de Soledad Bravi (école des loisirs) que j’ai présenté ici
  • imagier des jouets de François Delebecque (Les grandes personnes) présenté ici sur le site de l’éditeur

Et j’avais oublié pas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel) ! Pourtant, c’est un de nos favori, et le magicien aime aussi beaucoup l’écouter ou le lire à sa soeur ! J’en avais parlé avec l’enthousiasme qu’il mérite ici.

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Avec le magicien (3 ans 1/2), nous lisons :

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  • la grenouille à grande bouche de Francine Vidal et Elodie Nouhen (Didier jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici, en attendant la sortie de les deux grenouilles à grande bouche de Pierre Delye et Cécile Hudrisier. Le magicien était déjà un grand fan de la version en livre animé de casterman au point de répéter depuis des mois qu’il est une grenouille à grande bouche qui mange des mouches, il est content de découvrir une nouvelle version !
  • L’anniversaire de Monsieur Guillaume d’Anaïs Vaugelade (Gallimard Jeunesse) que j’ai présenté ici
  • Et vogue la petite souris de Coline Promeyrat, Martine Bourre et Elsa (Didier Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • Attention chantier (collection le monde animé chez Gallimard Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • le ver et le pou d’Elise Gravel (éditions Le Pommier), présenté sur la mare aux mots ici. On a reçu ces 2 livres en cadeau d’un abonnement à la petite salamandre et ils sont géniaux ! Le magicien les adore et l’amoureux rit encore devant le “comte Drapoula” à la 15e lecture.

Et puis aussi :

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Des livres d’Emmanuelle Houdart, forcément ! Que fais-tu, Fantine ? (Seuil Jeunesse) et les voyages merveilleux de Lilou la fée (collection Encore une fois chez Actes Sud Junior). Des livres jeux, plein d’éléments à retrouver. Un univers presque encore plus fou/loufoque/original que dans ses autres titres. On peut les lire comme des histoires ou les déguster page par page. Et s’ils plaisent déjà à mon 3 ans 1/2, c’est encore difficile pour lui de tout retrouver et je pense qu’ils peuvent aussi plaire à des enfants plus grands. Dommage que Lilou la fée n’existe pas (plus?) en grand format…

 

Et moi ? Quand la puce ne me le pique pas, je lis Mémoires d’une féministe iconoclaste d’Yvonne Knibiehler (collection Pluriel chez Hachette).

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Mes découvertes du salon de Montreuil

Après mon article sur ma visite du salon, voici un article sur mes coups de coeurs et mes envies. J’en avais repéré certains sur des blogs et j’ai enfin eu l’occasion de les feuilleter. D’autres sont de vraies découvertes et coups de coeur.

J’en avais déjà montré certains sur twitter, mais j’avais envie de les réunir ici.

 

  1. Une hirondelle d’Anouk Boisrobert et Louis Rigaud (Helium), ou deux crevettes ou trois fourmis, chez Helium. Parce que ce sont des livres de coloriage absolument magnifiques, à tel point qu’ils méritent d’être exposés avant même d’être coloriés ! A découvrir ici.
  2. Une cuisine du monde pour les bébés d’Anne Kerloc’h, Judith Gueyfier et Zau (Rue du monde), les recettes font envie, et les illustrations sont sublime. A découvrir ici.
  3. Image extraite du précédent
  4. Petits d’Alain Serres et Julia Chausson (Rue du Monde). J’adore les gravures de Julia Chausson et cet album (qui date de 2009) est plein de tendresse.
  5. U4 de Florence Hinckel, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Yves Grevet (Syros). 4 tomes à lire dans l’ordre que l’on veut, 4 héros adolescents qui se donnent RDV à Paris, après une épidémie, 4 très bons auteurs…Voilà la série ado que j’ai envie de découvrir en ce moment !
  6. Cinq minutes et des sablés de Stephane Servant et Irène Bonacina (Didier jeunesse). Une vieille dame reçoit la visite de la mort. Elle est d’accord pour partir, mais avant, on peut bien prendre 5 minutes, le temps de faire des sablés ! J’aime la plume de Stephane Servant (plus accessible ici qu’elle ne l’est généralement), l’histoire rappelle un peu Bonjour Madame la mort, les illustrations apportent de la légèreté.  A découvrir ici.
  7. Le plouf de Guillaume Olive et He Zhihong (éditions des éléphants). De plus en plus d’animaux fuient après un bruit effrayant (vraiment ?) entendu par le lapin. Un album à accumulation aux illustrations très mignonnes, qui plaira beaucoup aux petits. A découvrir ici.
  8. Cité Babel de Pascale Hédelin et Gaëlle Duhazé (éditions des éléphants). Dans cet immeuble vivent une famille juive, une famille chrétienne, une famille musulmane. Au rez-de-chaussée, l’épicier est athée.  Un livre sur la pratique quotidienne des religions, sur les coutumes et les fêtes… Un éloge du vivre-ensemble et de l’ouverture aux autres. Je trouve ça juste indispensable actuellement (et pas que pour les enfants d’ailleurs). Je n’ai pas eu l’occasion de le lire encore, mais s’il est à la hauteur de ses promesses, c’est pour moi l’indispensable de ce salon. A découvrir ici.
  9. Léon, le collectionneur de collection de Jessica Lisse (L’initiale). De l’humour, des illustrations très chouettes et une invitation à découvrir le monde. A découvrir ici
  10. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? de Tim Warnes et Tracey Corderoy (Mijade). Parce que “pourquoi ?” est, comme je l’expliquais ici, le mot préféré du magicien, et que ce livre m’a fait rire. Dans la même série, on trouve Non ! et Encore ! qui sont sympas aussi !
  11. Les derniers romans de la collection EXPRIM’ (Sarbacane) me font décidément de l’oeil en ce moment ! (et c’est sans compter le nouveau Marion Brunet qui vient de paraître). J’ai entendu énormément de bien des petites reines de Clémentine Beauvais (si vous ne lisez pas son blog, il faut vite réparer ça !). Et j’ai craqué au salon pour Dysfonctionnelle d’Axl Cendres et c’est un gros coup de coeur. Je vous en parle très vite (en attendant, un bel article ici), mais disons qu’au bout de deux chapitres, j’avais déjà ri et eu les larmes aux yeux.
  12. Devine : à quoi on joue ? de Claire Dé (Les grandes personnes). Un cartonné pour tout-petits. Claire Dé est une artiste qui prend les tout-petits au sérieux. Elle leur propose de vrais livres d’art. Ici, une variation autour de 10 doigts qui jouent, se déguisent, se cachent au milieu d’objets. Quelques images ici.
  13. Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron (Hong Fei Cultures). Un bel album sur la vie intérieur, avec de superbes illustrations. A découvrir ici et .
  14. Quel bazar ! de Christian Voltz (Rouergue). Du bazar, des objets de la vie quotidienne qui s’accumulent, des onomatopées, et un forme qui se dégage finalement… Il doit être très sympa à lire à des petits celui-là ! A découvrir ici.
  15. Maman renard d’Amandine Momenceau (l’Agrume). Une maman renard a perdu ses petits et les cherche dans la neige. Beaucoup de douceur et des superbes découpes. A découvrir ici.

Et Elise a aussi fait plein de chouettes découvertes, elle vous en parle ici !

Cadeaux de Noël : des livres pour les 8-16 ans

Après des idées de livres à offrir aux petits, voilà des idées de cadeaux pour les plus grands ! Cette année j’ai lu beaucoup moins de romans jeunesse que les années précédentes, mais j’ai quand même quelques perles à conseiller !

A un enfant de 8 ans, j’offrirais :

même les princesses doivent aller à l'école

Même les princesses doivent aller à l’école de Susie Morgenstern à l’école des loisirs (5,10€. Existe aussi en texte lu à 9,70€)

Parce que je l’ai redécouvert en préparant une série d’article sur les princesses sur Fille d’Album, et qu’il est plein d’humour et que Susie Morgenstern est une auteure géniale.

A un enfant de 9 ans, j’offrirais :

sacrées sorcières

Sacrées sorcières de Roald Dahl, chez Gallimard Jeunesse (8,20€. Existe aussi en texte lu à 20,20€).

Parce que Roald Dahl est un incontournable en littérature jeunesse, et que celui-ci est mon préféré : du fantastique, de l’humour, de l’aventure, du suspens…

A un enfant de 10 ans, j’offrirais :

Wifi-génie

Wifi-génie de Luc Blanvillain chez Scrineo (10,90€)

Parce que la plume de Luc Blanvillain est toujours un régal. J’en parlais ici.

A un enfant de 11 ans, j’offrirais :

victoria rêve fombelle

Victoria rêve de Timothée de Fombelle chez Gallimard Jeunesse (13,50€ ou 5€ en poche. Existe aussi en texte lu à 12,90€)

Pour la plume de Fombelle, pour la déclaration d’amour à la lecture et à l’imagination. J’en parle en détails ici.

A un ado de 12 ans, j’offrirais :

quête d'ewilan

D’un monde à l’autre, le premier volume de la quête d’Ewilan chez Rageot (12,50€ ou 7,60€ en poche)

Je crois que c’est LE livre que je conseille le plus à la bibliothèque. Parce qu’il permet d’entrer dans un univers de fantasy très intéressant, que j’adore l’importance accordé à l’imagination, que les personnages (en particulier féminins) sont bien construits. Qu’une fois qu’on a commencé, il est difficile de décrocher. Et parce que comme il y a 9 tomes en tout (3 trilogies), c’est aussi un cadeau tout trouvé pour les fois suivantes !

A un ado de 13 ans, j’offrirais :

miss charity

Miss Charity de Marie-Aude Murail et Philippe Dumas à l’école des loisirs (25,20€).

Parce que Marie-Aude Murail (oui, c’est un argument qui se suffit à lui-même). Et ne vous inquiétez pas pour l’épaisseur du livre, il est richement illustré. Pour l’Angleterre victorienne, pour le personnage de femme libre, inspiré de Beatrix Potter.

A un ado de 14 ans, j’offrirais :

combat d'hiver

Le combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat chez Gallimard Jeunesse (15,50€ ou 6,70€ en poche).

J’en parle en détails ici.

A un ado de 15 ans, j’offrirais :

fiancés de l(hiver Dabos

Les fiancés de l’hiver, le premier volume de la passe-miroir de Christelle Dabos chez Gallimard Jeunesse (18€).

Mon dernier gros, énorme coup de coeur en roman ado. J’en parle en détails ici.

A un ado de 16 ans, j’offrirais :

le choix frappier

Le choix de Désirée et Alain Frappier chez La ville brûle (15€).

Dans cette BD, en partie autobiographique, Désirée Frappier parle du désir (ou non) d’enfant, de l’IVG si difficilement obtenu et qui reste à défendre, de contraception, de la France dans les années 70 et aujourd’hui, du MLAC, du fait de vivre quand on n’a pas été désirée… Une BD riche, engagée, très dure parfois, nécessaire je pense. Et qui s’adresse autant aux (grands) ados qu’aux adultes.

Voilà pour cette année !

Vous pouvez trouver d’autres idées de cadeaux dans mes sélections de 2012 et 2013 ! Et bien sûr dans les autres livres du blog, qui sont répertoriés par âge, ici pour les enfantslà pour les ados. Je vous conseille également le webzine de La Mare aux mots, le pavé de la mare.

Quant à moi, j’essaye de revenir bientôt sur le blog, mais la fin d’année s’annonce bien chargée, mes enfants sont malades et je suis crevée, donc je ne vous garantis pas de revenir avant 2016 ! Mais je pense à vous et il y a plein de choses que j’ai envie de vous raconter !

10 albums que j’aime

J’ai été taguée sur Facebook par Gabriel de la Mare aux mots. Il fallait que je cite 10 albums jeunesse qui m’ont particulièrement plu ou marqué. Je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups et en faire un article !

Cette liste n’est qu’une des possibilités. Parce que des albums que j’adore, des albums qui m’ont marqué, il y en a beaucoup plus que 10. Mais cette liste me plait parce qu’elle est un peu de moi, alors j’ai décidé de la partager.

Je commence avec 5 livres de mon enfance. Parce que pour moi, ce sont eux les plus marquants, finalement. Parce que je les ai tous retrouvés, chez ma mère ou chez ma grand-mère, et que je compte tous les lire au magicien.

10 albums que j'aime

(oui, cet exemplaire est tout pourri, mais c’est le mien !)

Parce qu’il est dédicacé par ma grand-mère : “juin 87, Laura a 1 an. C’est une “grande” la princesse, Mamette”. Parce que oui, je fais partie des enfants qui ont eu la chance de baigner dans les livres dès la naissance, ou presque.

Parce qu’il est drôle, et tellement loin des livres niais sur la propreté.

La série “petite princesse” de Tony Ross est toujours en cours, et c’est souvent drôle et bien vu. J’ai un faible pour Je veux gagner.

10 albums que j'aime

Parce que c’est à mes yeux la base de la littérature jeunesse.

Et parce qu’un des brigands a pour arme un soufflet qui lance du poivre.

Pour les couleurs, pour les tours en forme de chapeau.

J’aurais pu choisir le géant de Zéralda du même auteur, aussi.

10 albums que j'aime

Parce que ce livre me faisait pleurer, quand j’étais petite. Dans la même série, j’ai également un faible pour la tasse cassée et Noël chez Ernest et Céléstine.

10 albums que j'aime

Et les autres albums du père castor que me lisait ma grand-mère. J’en parlais ici.

10 albums que j'aime

Parce que Mimi Cracra est un surnom qui m’est resté longtemps.

Mais il y a aussi les albums d’aujourd’hui.

10 albums que j'aime

Pour les illustrations tellement riches et originales (et parfois un peu flippantes) d’Emmanuelle Houdart. Pour le côté tellement rassurant du texte.

Parce que c’est le premier livre que j’ai lu au magicien, le jour de ses 1 mois.

10 albums que j'aime

Pour l’univers décalé, des histoires qu’on ne pourrait pas trouver chez d’autres auteurs. Dans celui-ci, l’écureuil est bien embêté : la lune est tombée sur sa maison, et si on le suspecte de l’avoir volé, on le mettra en prison. Il doit s’en débarasser.

Pour la beauté et l’humour des illustrations. Chlop a parlé d’un autre titre de cette série ici.

10 albums que j'aime

Parce qu’il fallait au moins un album d’Ilya Green dans cette liste.

Et au moins un album antisexiste.

J’en parle ici et .

10 albums que j'aime

Pour la beauté des illustrations. Pour l’histoire qui évoque dans un même album l’abandon, la différence, l’exclusion, l’amitié, l’importance d’être accompagné, d’avoir un nom.

10 albums que j'aime

Parce qu’il fallait au moins un album de Vaugelade dans la sélection.

Parce que j’adore ce conte, si malin.

Mais 10 albums, c’est vraiment trop peu. J’aurais aimé citer aussi des albums de Komako Sakai, Gilles Bachelet, Kitty Crowther, Philippe Corentin, Alain Le Saux, Olivier Tallec, Joelle Jolivet, Benjamin Chaud…

Et vous ? Ca me ferait vraiment très plaisir que vous fassiez cette liste de 10 albums, en commentaire ou sur votre blog !

Edit de novembre 2015 : je rajoute ici les listes que j’avais eu en commentaire :

Vladimir :

Dans moi (kitty crowther).
Max et les maximonstres (Maurice Sendak).
La souris et le voleur (Jihad Darwiche et Christian Voltz).
Le déjeuner de la petite ogresse (Anaïs Vaugelade).
Le beau vers dodu (Nancy Van Laan et Marisabina Russo).
Strongboy (Ilya Green).
Léo (José Aruego et Robert Kraus).
La chasse à l’ours (Michael Rosen et Helen Oxenbury).
Le roi qui n’avait rien (Alex Cousseau et Charles Dutertre).
Le petit Chaperon Rouge ou la petite fille aux habits de fer blanc (Jean-Jacques Fdida et Régis Lejonc).

Rosalie :

-Tout un monde, l’imagier de chez Thierry Magnier. Parce qu’il cassait avec intelligence et talent les codes des imagiers et que chaque lecteur y voit l’image qu’il veut.
-Le monsieur, la dame et quelque chose dans le ventre. Aakeson/Eriksson chez Pastel. Pour son humour et sa finesse.
-La vague de Suzy Lee pour les illustrations et le mouvement qui s’en dégage.
-La petite casserole d’Anatole d’Isabelle Carrier chez Bilboquet, pour la sensibilité.
-Le prince tisserand de Nora Aceval et Laureen Topalian aux éditions du sorbier. Un conte oriental qui bouscule les clichés sexistes.
-Joé le lapin rêvé de Malika Doray (je suis assez fan de Malika Doray)
-L’histoire de Clara de Vincent Cuvellier chez Gallimard. Pour l’histoire, l’espoir, les voix.
-Une histoire à quatre voix d’Antony Browne parce que c’est un chef d’œuvre, je trouve.
-La revanche de Lili Prune de Ponti parce que.
-La grande question de W. Erlbruch parce que c’est nous qui avons la réponse 😉

Aude Leme :

1- Marlaguette (G. Muller) – Je le lis à mes trois enfants, et je finis les larmes aux yeux… “Et Marlaguette regardait souvent vers le fond des bois, avec son doux sourire, songeant à cette grande bête de loup qui, pour l’amour d’elle, avait accepté pendant des jours de mourir de faim…”
2- La naissance de Célestine (G. Vincent) – Un livre adorable, très émouvant, en écho aux questions que les enfants se posent souvent sur leur arrivée dans la famille.
3- Le prince bégayant (F. Place) – Une merveille, des mots qui chantent, de la poésie à chaque page. Même les petits, qui ne comprennent pas parfaitement le sens du texte, se laissent porter par la musicalité des mots.
4- Le vélo rose (J. Ashbé) – Quand le sourire revient sur le visage d’enfants qui ont connu un pays en guerre. Une merveille.
5- Un livre (H. Tullet) – Un livre d’une grande inventivité. Succès assuré de 2 à 102 ans !
6- Les trois brigands (T. Underer)
7- Otto (T. Underer) – Un album pour les plus grands, à partir de 6-7 ans. Les illustrations sont d’une grande puissance, et l’histoire très émouvante.
8- La vache orange (N. Hale) – Parce que ce livre a bercé mon enfance, et que l’illustratrice, Lucile Butel, qui nous a quittés il y a 2 ans, était une amie de mes parents. (je fonds aussi devant Le cheval bleu, La grande panthère noire, La vache Amélie, Le ballon rouge du petit chat gris…)
9- Nulle part partout (G. Dorémus) – Pour les plus grands, un livre sur le deuil, l’absence et la vie qui reprend. Des illustrations fortes. L’économie de mots n’empêche pas l’émotion.
10- La chasse à l’ours (M. Rosen) – Pour chanter, se faire peur, rire ! Les plus petits apprennent très vite à associer les onomatopées aux images, et participent à la lecture.

Les imagiers d’Anne Sol

Sur son blog, Apostille m’a demandé : “Aurais-tu dans tes notes un livre pour bébé avec des photos, de préférence des photos de personnes ?”

Bien sûr, la référence, c’est Beaucoup de beaux bébés, dont elle parle.

J’aime aussi beaucoup les imagiers d’Anne Sol, publiés aux éditions de la Bagnole (maison d’édition québécoise).

Le premier s’intitule c’est ma journée.

Les imagiers d'Anne Sol

C’est un livre cartonné dans lequel on suit, comme le titre l’indique, la journée d’une petite fille. Elle raconte, à la première personne, ce qu’elle fait. Le texte est rythmé par des repères temporels simples (“c’est le matin”, “à midi”, “puis”, “après”).

Sur la page de gauche, on voit la petite fille en pleine action. Sur la page de droite, un gros plan sur l’objet dont elle parle : chaussures, pantalon, canard du bain, doudou…

Les imagiers d'Anne Sol

Les imagiers accompagnant la journée du tout-petits, avec les différentes “étapes”, sont très nombreux, mais de tous ceux que je connais, c’est celui que je trouve le plus réussi, grace à sa simplicité et à la beauté et à la qualité des photos.

Si la journée décrite a lieu à la maison, il me semble qu’il peut aussi très bien correspondre au quotidien d’un enfant qui passe la journée à la crèche ou avec une nounou : on est ici centré sur la petite fille, seule représentée sur les photos, et les activités (jeux, repas, sieste) sont celles de tous les tout-petits. La mère et le père interviennent, mais pendant la soirée.

Et il va sans dire (mais ça va mieux en le disant) qu’un petit garçon retrouvera autant son quotidien qu’une petite fille dans ce livre.

Sur le même format, on trouve également “c’est les vacances”, avec la même petite fille (qui est, je pense, la fille de la photographe) et “c’est ma couleur” et “c’est le contraire”.

En un peu plus grand format, pas cartonné, du même auteur, j’ai craqué au salon de Montreuil sur “c’est à moi”

Les imagiers d'Anne Sol

(l’intérieur est bien plus réussi que la couverture)

Il se divise en 8 grandes parties : la famille, le bébé, le corps, la salle de bain, les vêtements, la chambre, la cuisine et le jardin. On y trouve des photos d’objets ou de lieux qui font partie du quotidien du tout-petit, mais aussi des portraits.

Ici, pas de phrase, un nom d’objet ou un verbe d’action quand on voit une personne : se laver, jouer au ballon, rire, s’habiller…

Les imagiers d'Anne Sol
Les imagiers d'Anne Sol
Les imagiers d'Anne Sol

J’adore le fait, dans les deux imagiers, que ce soient des photos d’artiste qui illustrent ces moments de la vie quotidienne. Une façon de montrer que cet univers du tout-petit est précieux.

J’aime aussi leur simplicité et la douceur du regard sur les différentes personnes prises en photo. En feuilletant ces livres, en voyant un petit garçon se laver les mains dans la cuisine ou une pile de journaux dans les toilettes, j’ai l’impression d’entrer chez des amis. Un univers vraiment chaleureux se dégage de ces livres.

Certaines photos sont reproduites en mosaïque au début et à la fin du livre. J’avais déjà remarqué que le magicien aimait beaucoup ce genre de pages (il y a un peu la même chose dans le livre des bruits).

Jusque là, il montrait les images pour qu’on nomme les objets. Et récemment, on s’est rendu compte qu’il était capable de retrouver “l’oeuf” ou “les carottes” !

(des yeux attentifs remarqueront que le bébé tête un biberon et que les couches sont jetables… je sais que ça ne correspond pas aux pratiques de certaines lectrices…).

Voilà, vous pouvez aussi lire l’avis de Gabriel sur les imagiers ou un entretien avec l’auteur sur la mare aux mots.

Demain, d’autres livres de photos pour les tout-petits, mais cette fois on part loin pour découvrir les familles du monde.

Challenge bleu : 10 et 11/20

Challenge bleu : 10 et 11/20