Cadeaux de naissance

On cherche souvent des idées de cadeaux de naissance, moi c’est facile, j’offre toujours un livre ! (ou plusieurs…). Voilà une petite liste des livres que j’aime offrir. 

Et comme pour les livres incontournables à l’école maternelle, cet article est en écho à celui de Chloé du blog littérature enfantine. Parce que ça nous a plu de réfléchir à un thème commun, de voir qu’on avait des références en commun, mais qu’on faisait aussi des découvertes… Cette fois, il y a quelques livres en commun dans nos listes, mais aussi des découvertes. 

 

Les beaux livres pour les futurs parents : 

Ces livres là, je les offre parfois avant même la naissance, pendant la grossesse. Parce qu’ils plairont aux parents, mais seront aussi merveilleux à partager avec le bébé. 

maman grébanMaman d’Hélène Delforge et Quentin Gréban (Mijade, 2018)

Une galerie de portraits de mères, de toutes origines, avec chacune leur façon de materner. Des mères qui disent leur maternité, qui s’adressent à leur (futur) enfant. Qui disent le beau, qui disent le dur. Des illustrations à couper le souffle. 

C’est une livre qui parlera à toutes, qui montrera qu’on peut être touchées, même en temps qu’adultes, par un livre de littérature jeunesse. Un livre qu’on peut garder pour soi mais aussi proposer à des tout-petits, partager avec eux la beauté des illustrations, la poésie des textes, par petite touche. 

Chloé en parle ici

 

en t'attendant vastEn t’attendant d’Emilie Vast (MeMo, 2014)

“En t’attendant, j’ai vu la chenille devenir papillon. “

Une future mère observe les transformations de la nature autour d’elle. Elle les partagera avec son enfant quand il sera là. 

Les illustrations graphiques d’Emilie Vast sont superbes et j’aime l’idée d’évoquer avec le tout petit l’attente qui l’a précédé. 

 

 

heureux parents houdartLes heureux parents de Laeticia Bourget et Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Un album qui commence comme un conte de fée, avec la rencontre d’un prince et d’une princesse, mais qui se poursuit avec une quête pleine d’épreuves, la parentalité. On voit la grossesse, les bébés, les enfants qui grandissent puis finissent par quitter la maison parentale. Cet album se distingue clairement du reste de la sélection car il montre aussi la difficulté, le trivial, les couches et les enfants qui vomissent. Mais il est aussi plein de poésie. Et vous connaissez mon amour pour les illustrations d’Emmanuelle Houdart. J’ai offert cet album à mon amoureux quelques mois après la naissance de notre fils. Il m’a offert une reproduction d’une des illustrations pour la naissance de ma fille. Chloé en parle ici. D’Emmanuelle Houdart, Abris, même s’il n’est pas centré autour de la parentalité, fait aussi un merveilleux cadeau de naissance. Un merveilleux cadeau tout court, d’ailleurs, quelque soit l’âge de la vie. 

 

papa ilePapa île d’Emile Jadoul (Pastel, 2014)

Emile Jadoul a fait plusieurs très beaux albums sur la paternité. Dans Papa-île, un futur père s’inquiète du père qu’il sera, parce qu’il ne rentre pas dans les cases qu’il connait, le superpapa qui joue au foot et construit des cabanes. Mais il pourra être un papa île, un papa cabane, un papa aimant et présent. Un album plein de douceur. 

 

 

 

les mains de papa jadoulDu même auteur, j’adore aussi les mains de papa (Pastel, 2012). Des mains qui accompagne son bébé, posées sur le ventre de la maman pendant la grossesse, et plus tard, les mains du tout petit accrochées fort fort à ses doigts pour une première descente en toboggan. “Et soudain… un… deux… trois… sans les mains !”, le tout petit s’élance seul. 

Le texte est uniquement composé d’onomatopées. Il dit beaucoup avec une grande économie de moyens. C’est un livre autant à destination des parents qu’à celui des bébés à qui il plait beaucoup. J’en ai parlé plus longuement ici

 

 

J’essaye d’être raisonnable et de m’arrêter là, mais j’avais aussi envie de citer tout petit de Marie Sellier et Ilya Green (Casterman, 2018), plein de douceur. Un très beau jour de Marie-France Painset et Judith Gueyfier (Didier Jeunesse, 2020) dont les illustrations sont sublimes. Et si vous avez la chance de les trouver d’occasion, car ils sont épuisés, bien avant toi de Pascal et Mandana Sadat (Didier Jeunesse, 2010) et papa pas à pas de Philipp Waechter (Milan jeunesse, 2009) sont des petits bijoux. 

 

La musique :

Les livres CD font des cadeaux de naissance assez idéaux, je trouve : un beau livre et un CD à écouter avec eux, en les feuilletant ou pour s’endormir. Et des comptines, des jeux de doigts à découvrir et à chanter au tout petit (et avec lui quand il grandit un peu). On trouve certes énormément de comptines sur youtube, mais souvent avec des animations moches, des accompagnements musicaux pas terribles… Mon but c’est de proposer de belles choses, autant parce que les enfants méritent de la qualité, en musique comme en littérature, que pour éviter que les parents s’arrachent les cheveux à la millième écoute de la même chanson inécoutable.  

plus belles berceuses du mondeLes plus belles berceuses du monde, du mali au Japon (Didier Jeunesse, 2015). 

Cette collection de livres CD de comptines et de berceuses du monde de chez Didier Jeunesse est merveilleuse. Le travail de collectage des chansons est impressionnant. On a pour chaque chanson son texte, sa transposition en phonétique et une traduction, ainsi qu’une présentation de la comptine. Les illustrations du livre grand format sont magnifiques. Les plus belles berceuses du monde regroupe des chansons déjà publiées dans d’autres ouvrages de la collection et propose ainsi des berceuses de toutes origines. J’en parle ici. Mais je vous encourage vivement à aller regarder le reste de la collection si vous cherchez des berceuses d’une région du monde en particulier. 

Jazz sous la luneDans le même format que les berceuses du monde, deux livres de jazz ont également été publiés, les plus belles berceuses jazz (Didier jeunesse, 2012) puis jazz sous la lune (Didier Jeunesse, 2015). Les morceaux sont sélectionnés par Misja Fitzgerald-Michel et les livres sont illustrés par Ilya Green (du coup, inutile de vous dire que les illustrations sont des merveilles). J’en ai parlé ici. Ils ont bercé toute la première année de notre fille. Et pour finir de vous convaincre, je vous dirai juste qu’il m’est arrivé de les écouter alors que ma fille n’était pas là. Combien de livres CD pour enfants nous donnent réellement envie, à nous adulte, de les écouter ? 

berceuses et balladines jazzBerceuses et balladines jazz ( Didier Jeunesse, 2017)

S’il s’inscrit dans la lignée des précédent, en particulier parce qu’il est également illustré par Ilya Green, ici ce sont des reprises par Ceilin Poggi et Thierry Eliez. On les a beaucoup écoutées aussi. Le livre (un plus petit format, tout cartonné) ne propose pas les paroles des chansons, mais des poèmes de Murielle Szac qui en sont inspirés. Un petit bijou. J’ai vu qu’un deuxième opus venait de sortir, balladines et chansons doucesavec des reprises de chansons françaises, mais je n’ai pas (encore) eu l’occasion de l’écouter. 

 

Les titres précédents proposent donc des cd à écouter. Les suivants proposent de chanter et de faire des jeux de doigts avec les tout-petits. 

jeux chantés de mon bébéles jeux chantés de mon bébé (Didier Jeunesse, 2016) proposent des comptines et des jeux de doigts, avec à chaque fois une illustration, une explication des gestes mais aussi quelques mots sur l’origine de la comptine et son intérêt pour les tout-petits. Il est délicatement illustré par Martine Bourre. On peut aussi citer les premières comptines des p’tits lascars (Didier Jeunesse, 2013). J’en avais parlé ici. A ma connaissance les livres sont bien les mêmes, seuls les titres ont changé dans la nouvelle édition. 

 

je chante avec mon bébéje chante avec mon bébé d’Agnès Chaumié (enfance et musique, 2014) est une merveille de cadeau de naissance. 107 comptines, joliment illustrées, des classiques mais aussi des comptines étrangères, des moins connues et de belles découvertes. Des instrumentalisations simples mais belles. Des voix d’adultes et des voix d’enfants (certaines ont été enregistrées lors d’ateliers d’enfance et musique). Et pour les parents, de nombreuses explications, sur l’intérêt des différents types de comptines selon le stade de développement du tout-petit, sur l’histoire de chaque comptine, sur la façon de la chanter avec l’enfant… (tous les jeux de doigts sont expliqués). Je l’ai beaucoup écouté avec mon fils, de ses deux ans quasiment jusqu’à la fin de la maternelle, et je m’en sers souvent à la bibliothèque lors des accueils de tout-petits. 

 

y'a une pie dans l'poirierLa collection Pirouette (Didier Jeunesse) ne propose pas de CD, mais une mise en image de comptines célèbres. Les autrices et les auteurs ont souvent poursuivi la comptine en inventant de nouveaux couplets. La mise en image de ces comptines est une réussite. Et ces livres fascinent les enfants, dès les premiers mois et pendant longtemps. J’ai beaucoup hésité sur le titre à mettre en avant, j’ai choisi y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre, mais j’aurais pu en choisir bien d’autres : bateau sur l’eau, p’tit lapin plein d’poils, la famille tortue… Chloé en parle ici et

 

Les petits cartonnés : 

Des premiers livres qu’on peut lire dès la naissance et que le bébé manipulera rapidement. Le tout-carton est particulièrement rassurant pour les parents qui n’ont pas l’habitude de proposer des livres à des bébés. 

blanc sur noir hobanBlanc sur noir et Noir sur blanc de Tana Hoban (Kaléidoscope, 1994). 

Deux albums complémentaires, incontournables des petits albums pour bébés. Petit formats, ils sont facilement manipulables. Ils proposent des silhouettes (blanches sur noires ou noires sur blanches) d’objets du quotidien des bébés. Efficaces et beaux. Chloé en parle ici

 

 

pomme pomme pommePomme pomme pomme de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier, 2015). 

Parfois, on ouvre un album et on se dit immédiatement qu’il va nous devenir indispensable. Ca a été le cas pour celui-là, qui fait depuis partie de mes chouchous avec les bébés. Pour ses belles pommes brillantes qu’on a envie d’attraper et de croquer. Pour son rythme, pour sa richesse sous son apparente simplicité. Un bonheur. Chloé en parle ici

 

 

boite papas 2Il y en a 4, des boites des papas d’Alain Le Saux (école des loisirs, 2009-2011). Chacune regroupe quatre petits livres cartonnés qui mettent en scène avec beaucoup d’humour un petit garçon et son papa. Son papa qui lui semble si gigantesque. Son papa qui joue, s’occupe de la maison, dort (souvent), s’active. Ces petits coffrets aux couleurs vives, si amusants à vider, ces petits livres si amusant à manipuler, à lire jusqu’à les savoir par coeur… sont des indispensables chez nous. J’en parle ici

 

et le soir qd la nuit tombeet le matin

et le matin quand le jour se lève… et et le soir quand la nuit tombe… d’Anne Crausaz (MeMo, 2015) sont deux très jolis albums complémentaires. On y suit, la nuit, le sommeil des animaux diurnes et l’activité des animaux nocturnes. Et inversement la journée. On peut donc comparer les deux livres, page par page. Ou juste se laisser bercer par le texte d’Anne Crausaz et ses belles illustrations simples et graphiques. Comme dans tous ses livres, c’est une ode à la nature à la portée des tout-petits. 

 

petits amis de la nuitLes petits amis de la nuit d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2017)

Dans ce petit livre cartonné, un bébé se couche. C’est alors le défilé, sur fond noir, des doudous, peluches et autres jouets qui vont lui tenir compagnie. Aussi doux que beau, aussi beau que doux. 

Chloé en parle ici

 

Les beaux livres pour les bébés :

Quand on propose des livres aux bébés, on a tendance à se tourner vers les petits cartonnés que je vous ai montré plus haut. Parce que c’est rassurant, c’est solide. Mais je trouve ça dommage de leur proposer que ça. Alors qu’on peut aussi leur proposer des grands formats, des livres papier, dès tout petits. 

Tout va bien MerlinTout va bien Merlin ! d’Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Mais qui sont ces créatures fantastiques qui se cachent dans les affaires de Merlin ? Une sirène, un dragon, un drôle de diablotin… tous plein de bienveillance. Tout va bien, Merlin !

Cet album tient une place vraiment à part pour moi, parce que c’est l’album de mon fils. Celui qu’on lui a lu en boucle toute sa petite enfance. Je l’offre pour partager un peu de cet amour et de ces moments avec les gens que j’aime et leurs bébés. 
Mais au delà de cet attachement tout personnel, c’est un excellent album, aux illustrations marquantes. Un livre de coucou/caché, un livre plein de réassurance pour les tout petits. J’en parle ici et Chloé

 

2 petites mains et 2 petits pieds2 petites mains et 2 petits pieds de Mem Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse, 2018)

Un texte en forme de comptine. Des bébés de toutes origines qui jouent et grandissent ensemble. La douceur des illustrations d’Helen Oxenbury. La tendresse maternelle qui achève l’ouvrage. Une merveille. J’en parle ici et Chloé en parle

 

bonsoir luneBonsoir lune de Margaret Wise Brown et Clément Hurd (école des loisirs, 1983)

C’est le moment du coucher. C’est donc le moment de dire bonsoir à tout ce qui se trouve dans la chambre, de la brosse à la vache qui saute par dessus la lune sur le tableau. Un album parfait pour le rituel du soir. Publié pour la première fois en 1947, il n’a pas pris une ride. Chloé en parle ici

 

mon arbremon arbre d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2013)

Ca manquait un peu d’album d’Ilya Green, cette sélection, vous ne trouvez pas ? Non ? C’est pas grave, je vous en mets un en plus quand même. 

Un bébé sort de son cocon et part explorer le monde, accompagné d’un chat. Jusqu’à trouver “le plus beau des endroits”. Un album délicat, un album coloré, un album qui plaira autant aux bébés qu’à leurs parents. La rencontre entre le tout-petit et sa mère est d’une telle beauté… J’en parle ici et Chloé en parle

 

pas de loup ashbéPas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel, 2008)

“Pas de loup ? Tu as cherché partout ? Alors à pas de loup vers les histoires où tout se noue et se dénoue”. 

Des petites histoires d’une double page, avec un volet qui se soulève pour découvrir la chute. Un texte fait d’onomatopées proches du babil de l’enfant. Parce que “c’est un cadeau formidable que fait l’adulte à l’enfant quand il lui renvoie un écho de ses petits discours”. Ce livre, mon fils l’a “lu” à 16 mois, tellement fier d’en être capable alors qu’il ne parlait pas encore. 

 

bonne nuit tout le mondeBonne nuit tout le monde de Chris Haughton (Thierry Magnier, 2016). 

Le jour tombe, et tout le monde a sommeil. Mais Petit ours, lui, ne veut pas dormir, il veut encore jouer ! Alors qu’autour de lui tout le monde baille et s’endort. 

Je suis assez persuadée que chaque tout petit devrait avoir plusieurs Chris Haughton dans sa bibliothèque. Ils sont tous chouettes. Celui là est celui qui, à mes yeux, s’adresse le plus à des bébés. Il gagne en douceur ce qu’il perd en humour. Les couleurs sont magnifiques. 

 

portraits d'animauxPortraits d’animaux de Lucie Brunellière (Albin Michel Jeunesse, 2018)

Tigre, chat, ours, baleine, mais aussi hermine ou lémurien… De magnifiques portraits d’animaux pleine page, dans un livre géant (46×34 cm). Parce qu’on propose beaucoup aux bébés des livres qu’ils peuvent manipuler, mais que c’est aussi drôlement chouette de leur proposer des livres plus grands qu’eux. 

 

 

 

Et j’espère que les parents et les bébés de vos entourages profiteront autant de la lecture de ces livres que j’en ai profité avec mes enfants quand ils étaient bébés. 

Mon dessin d’Emmanuelle Houdart

Vous connaissez probablement tous, maintenant, mon amour pour les livres d’Emmanuelle Houdart. J’ai parlé de plusieurs de ses albums (Abrisles heureux parents, et bien sûr Tout va bien, Merlin !) et le nom du blog vient d’un de ses albums.

Et vous savez aussi peut être que j’ai eu 30 ans récemment. L’amoureux m’a alors offert un cadeau extraordinaire. Un dessin personnalisé par Emmanuelle Houdart !

portrait Emmanuelle Houdart

Il y a un livre personnage dans son prochain album, une maîtresse d’école bienveillante (je suis archi jalouse, l’amoureux a vu les dessins !), mais celui-ci, elle l’a fait juste pour moi !

Alors, vous m’y retrouvez ?

En ce moment, nous lisons…

Depuis quelques temps, j’ai un compte instagram (la responsable de ma présence sur ce nouveau réseau social et de l’augmentation du temps que je passe sur internet se reconnaîtra ^^).

Une bonne partie des photos que j’y publie concerne la littérature jeunesse. Ce que j’achète, des détails d’illustration que j’aime bien, ce que je lis avec mes enfants…

Et j’ai envie d’y publier régulièrement une petite photo des livres qu’on lit le plus souvent en ce moment. Les coups de coeur de mes enfants, ceux qu’ils réclament encore. Ceux qu’on emprunte à la bibliothèque et qui ne font donc qu’un court (bon, parfois un peu trop long, hum) séjour chez nous.

Je n’ai le temps de parler sur ce blog que d’une toute petite partie des livres qu’on lit et qu’on aime.

Alors ça sera un moyen de les montrer, quand même !

Donc, en ce moment, avec la puce (9 mois 1/2), nous lisons :

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  • Y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre (collection Pirouette chez Didier Jeunesse) présenté ici sur le site de l’éditeur
  • et le matin quand le jour se lève et et le soir quand la nuit tombe d’Anne Crausaz (Memo) qui font partie de ma pile de livres que je veux absolument chroniquer
  • le livre des bruits de Soledad Bravi (école des loisirs) que j’ai présenté ici
  • imagier des jouets de François Delebecque (Les grandes personnes) présenté ici sur le site de l’éditeur

Et j’avais oublié pas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel) ! Pourtant, c’est un de nos favori, et le magicien aime aussi beaucoup l’écouter ou le lire à sa soeur ! J’en avais parlé avec l’enthousiasme qu’il mérite ici.

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Avec le magicien (3 ans 1/2), nous lisons :

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  • la grenouille à grande bouche de Francine Vidal et Elodie Nouhen (Didier jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici, en attendant la sortie de les deux grenouilles à grande bouche de Pierre Delye et Cécile Hudrisier. Le magicien était déjà un grand fan de la version en livre animé de casterman au point de répéter depuis des mois qu’il est une grenouille à grande bouche qui mange des mouches, il est content de découvrir une nouvelle version !
  • L’anniversaire de Monsieur Guillaume d’Anaïs Vaugelade (Gallimard Jeunesse) que j’ai présenté ici
  • Et vogue la petite souris de Coline Promeyrat, Martine Bourre et Elsa (Didier Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • Attention chantier (collection le monde animé chez Gallimard Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • le ver et le pou d’Elise Gravel (éditions Le Pommier), présenté sur la mare aux mots ici. On a reçu ces 2 livres en cadeau d’un abonnement à la petite salamandre et ils sont géniaux ! Le magicien les adore et l’amoureux rit encore devant le “comte Drapoula” à la 15e lecture.

Et puis aussi :

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Des livres d’Emmanuelle Houdart, forcément ! Que fais-tu, Fantine ? (Seuil Jeunesse) et les voyages merveilleux de Lilou la fée (collection Encore une fois chez Actes Sud Junior). Des livres jeux, plein d’éléments à retrouver. Un univers presque encore plus fou/loufoque/original que dans ses autres titres. On peut les lire comme des histoires ou les déguster page par page. Et s’ils plaisent déjà à mon 3 ans 1/2, c’est encore difficile pour lui de tout retrouver et je pense qu’ils peuvent aussi plaire à des enfants plus grands. Dommage que Lilou la fée n’existe pas (plus?) en grand format…

 

Et moi ? Quand la puce ne me le pique pas, je lis Mémoires d’une féministe iconoclaste d’Yvonne Knibiehler (collection Pluriel chez Hachette).

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Tout va bien, Merlin !

Ca fait bien trop longtemps que je n’ai pas parlé de livres pour enfants sur le blog ! Je reviens donc avec un album d’Emmanuelle Houdart (encore !).

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

J’ai envie de parler de ce livre depuis très longtemps, sans trop savoir par quel bout prendre les choses. Parce que ce n’est pas un album ordinaire à mes yeux.

C’est l’album avec lequel j’ai vraiment découvert Emmanuelle Houdart.

Avec lequel j’ai pris conscience que la bizarrerie n’effrayait pas les tout-petits, bien au contraire (par contre, les adultes, c’est parfois une autre histoire…).

C’est surtout LE livre du magicien.

C’est avec une phrase extraite de ce livre que je le calmais, avant même sa naissance.

C’est le premier album que je lui ai lu, le jour de ses un mois.

C’est le premier livre que je lui ai fait dédicacer.

Mais de quoi parle-t-il donc, ce livre ?

Merlin se demande qui a pris son biberon, qui joue avec ses cubes ou qui se repose dans son fauteuil. Dragon, licorne ou monstre, c’est tout un bestiaire fantastique qui a pris place dans l’univers quotidien du tout-petit. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces monstres ne sont pas menaçants, bien au contraire : ils sont tous disposés à s’occuper de Merlin et à jouer avec lui. C’est ce que souligne le texte, qui reprend comme un refrain “Tout va bien, Merlin !”.

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart
Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

Jeu de coucou/caché (au bout de quelques lectures, les enfants reconnaissent les personnages qu’ils vont découvrir à la page suivante), jeu sur la peur de l’inconnu, avec une issue toujours rassurante, ce livre est très riche pour des tout-petits.

Et Emmanuelle Houdart a la bonne idée de ne pas affadir son dessin parce qu’il s’adresse aux tout-petits. S’il est moins foisonnant que dans d’autres de ses titres (comme Abris), il reste d’une grande richesse (ah, les motifs des tissus !) et devient très lisible pour les tout-petits, grace à ses couleurs vives sur fond blanc.

Et ce livre a encore pris une place plus particulière dans notre vie grâce à mon amoureux. Certain(e)s d’entre vous le savent, pour Noël, il m’a fait la surprise de m’emmener chez Emmanuelle Houdart pour choisir une reproduction grand format d’un de ses dessins. Passée la surprise (il ne m’avait pas dit où on allait, autant vous dire que quand elle a ouvert la porte, je me suis retrouvée bouche ouverte sans savoir quoi dire !), j’ai rapidement eu l’impression de boire un thé chez une copine ! Elle a pris le temps de nous montrer ses dessins (y compris un de l’album qu’elle prépare avec Stéphane Servant), tous ses livres, de nous parler de sa manière de travailler… Elle m’a même offert deux albums ! (non, je ne les ai pas encore tous…).

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

Et Paul a craqué. Il m’a offert une magnifique reproduction de la licorne et ses bouquins. Et il a acheté un original : “tout va bien, Merlin, c’est un gentil monstre marin !” Parce que c’est cette phrase là qu’on chuchotait à mon ventre pendant la grossesse, qu’on utilisait pour calmer le magicien. Le dessin est au dessus de son lit. Il fait désormais partie du rituel du soir, dans son lit de grand : mon fils a la chance d’avoir un monstre marin extraordinaire qui veille sur lui.

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

Abris

J’ai un peu du mal à trouver le chemin du blog en ce moment, pour différentes raisons. Mais j’ai découvert hier Abris, le dernier album d’Emmanuelle Houdart, et j’ai eu très envie de vous en parler.

Abris d'Emmanuelle Houdart

On y découvre des abris, des endroits dont on a besoin, tout au long de sa vie, pour se ressourcer. Des endroits où se blottir, seul, d’autres où se serrer contre les gens qu’on aime.

L’auteure en dit (ici) : “C’est un livre que j’ai voulu construire comme une ressource en cas de coup de blues, un livre-abri.” Et c’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre. Il faut dire qu’en ce moment, j’ai justement besoin d’un cocon et j’ai trouvé dans ce livre ce dont j’avais besoin.

Il est plein de générosité. Il rappelle l’importance de s’entourrer des gens qu’on aime, mais aussi d’avoir son espace à soi. On y trouve une théière pleine, un chocolat viennois, des gateaux, mais aussi des livres, des héros protecteurs sortis de notre imaginaire…

Celles et ceux qui me connaissent où me lisent depuis un moment savent toute l’admiration que je porte au travail d’Emmanuelle Houdart. Ses illustrations m’interrogent, me questionnent, mais c’est la première fois (avec peut être Tout va bien, Merlin!) que je sors de la lecture d’un de ces albums avec une telle impression d’avoir repris des forces. Il me faudra du temps pour continuer à le découvrir (c’est d’ailleurs rare que je parle d’un livre aussi vite, je laisse d’habitude murir mes impressions), mais il m’a déjà fait beaucoup de bien.

Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart

En lisant ce que je raconte de ce livre, vous avez pu constater que c’est un album que j’avais acheté pour moi. Mais hier, je l’ai lu au magicien. Et il me l’a réclamé. Et re-réclamé. Et j’ai été impressionnée par la richesse des observations qu’il fait face à ces images, tant sur le sens global que sur des détails d’illustration.

Il faut dire que pour le magicien, ces illustrations sont familières. Le premier livre que je lui ai lu était un livre d’Emmanuelle Houdart, Tout va bien, Merlin ! (il faut absolument que je vous parle de cet album, en attendant allez voir ce qu’en dit Chlop). Et il aime et réclame souvent ses livres, mêmes ceux qui ne sont pas du tout pour les petits. Il adore les portraits de l’Argent par exemple. Mais je pense que c’est vraiment une illustratrice qui peut parler aux tout-petits, chose que j’ai constaté en voyant le succès de Tout va bien Merlin ! auprès des tout-petits, alors que les parents sont souvent beaucoup plus réticents !

En tout cas, moi je m’imagine tout à fait lire Abris à un bébé, et je pense qu’il peut vraiment toucher tous les âges, de la naissance à l’âge adulte.

Si vous voulez en voir plus, allez lire la belle chronique des livres et les enfants et découvrez les illustrations de l’album sur le site d’Emmanuelle Houdart. Et moi je vous en reparle (un peu) demain.

10 albums que j’aime

J’ai été taguée sur Facebook par Gabriel de la Mare aux mots. Il fallait que je cite 10 albums jeunesse qui m’ont particulièrement plu ou marqué. Je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups et en faire un article !

Cette liste n’est qu’une des possibilités. Parce que des albums que j’adore, des albums qui m’ont marqué, il y en a beaucoup plus que 10. Mais cette liste me plait parce qu’elle est un peu de moi, alors j’ai décidé de la partager.

Je commence avec 5 livres de mon enfance. Parce que pour moi, ce sont eux les plus marquants, finalement. Parce que je les ai tous retrouvés, chez ma mère ou chez ma grand-mère, et que je compte tous les lire au magicien.

10 albums que j'aime

(oui, cet exemplaire est tout pourri, mais c’est le mien !)

Parce qu’il est dédicacé par ma grand-mère : “juin 87, Laura a 1 an. C’est une “grande” la princesse, Mamette”. Parce que oui, je fais partie des enfants qui ont eu la chance de baigner dans les livres dès la naissance, ou presque.

Parce qu’il est drôle, et tellement loin des livres niais sur la propreté.

La série “petite princesse” de Tony Ross est toujours en cours, et c’est souvent drôle et bien vu. J’ai un faible pour Je veux gagner.

10 albums que j'aime

Parce que c’est à mes yeux la base de la littérature jeunesse.

Et parce qu’un des brigands a pour arme un soufflet qui lance du poivre.

Pour les couleurs, pour les tours en forme de chapeau.

J’aurais pu choisir le géant de Zéralda du même auteur, aussi.

10 albums que j'aime

Parce que ce livre me faisait pleurer, quand j’étais petite. Dans la même série, j’ai également un faible pour la tasse cassée et Noël chez Ernest et Céléstine.

10 albums que j'aime

Et les autres albums du père castor que me lisait ma grand-mère. J’en parlais ici.

10 albums que j'aime

Parce que Mimi Cracra est un surnom qui m’est resté longtemps.

Mais il y a aussi les albums d’aujourd’hui.

10 albums que j'aime

Pour les illustrations tellement riches et originales (et parfois un peu flippantes) d’Emmanuelle Houdart. Pour le côté tellement rassurant du texte.

Parce que c’est le premier livre que j’ai lu au magicien, le jour de ses 1 mois.

10 albums que j'aime

Pour l’univers décalé, des histoires qu’on ne pourrait pas trouver chez d’autres auteurs. Dans celui-ci, l’écureuil est bien embêté : la lune est tombée sur sa maison, et si on le suspecte de l’avoir volé, on le mettra en prison. Il doit s’en débarasser.

Pour la beauté et l’humour des illustrations. Chlop a parlé d’un autre titre de cette série ici.

10 albums que j'aime

Parce qu’il fallait au moins un album d’Ilya Green dans cette liste.

Et au moins un album antisexiste.

J’en parle ici et .

10 albums que j'aime

Pour la beauté des illustrations. Pour l’histoire qui évoque dans un même album l’abandon, la différence, l’exclusion, l’amitié, l’importance d’être accompagné, d’avoir un nom.

10 albums que j'aime

Parce qu’il fallait au moins un album de Vaugelade dans la sélection.

Parce que j’adore ce conte, si malin.

Mais 10 albums, c’est vraiment trop peu. J’aurais aimé citer aussi des albums de Komako Sakai, Gilles Bachelet, Kitty Crowther, Philippe Corentin, Alain Le Saux, Olivier Tallec, Joelle Jolivet, Benjamin Chaud…

Et vous ? Ca me ferait vraiment très plaisir que vous fassiez cette liste de 10 albums, en commentaire ou sur votre blog !

Edit de novembre 2015 : je rajoute ici les listes que j’avais eu en commentaire :

Vladimir :

Dans moi (kitty crowther).
Max et les maximonstres (Maurice Sendak).
La souris et le voleur (Jihad Darwiche et Christian Voltz).
Le déjeuner de la petite ogresse (Anaïs Vaugelade).
Le beau vers dodu (Nancy Van Laan et Marisabina Russo).
Strongboy (Ilya Green).
Léo (José Aruego et Robert Kraus).
La chasse à l’ours (Michael Rosen et Helen Oxenbury).
Le roi qui n’avait rien (Alex Cousseau et Charles Dutertre).
Le petit Chaperon Rouge ou la petite fille aux habits de fer blanc (Jean-Jacques Fdida et Régis Lejonc).

Rosalie :

-Tout un monde, l’imagier de chez Thierry Magnier. Parce qu’il cassait avec intelligence et talent les codes des imagiers et que chaque lecteur y voit l’image qu’il veut.
-Le monsieur, la dame et quelque chose dans le ventre. Aakeson/Eriksson chez Pastel. Pour son humour et sa finesse.
-La vague de Suzy Lee pour les illustrations et le mouvement qui s’en dégage.
-La petite casserole d’Anatole d’Isabelle Carrier chez Bilboquet, pour la sensibilité.
-Le prince tisserand de Nora Aceval et Laureen Topalian aux éditions du sorbier. Un conte oriental qui bouscule les clichés sexistes.
-Joé le lapin rêvé de Malika Doray (je suis assez fan de Malika Doray)
-L’histoire de Clara de Vincent Cuvellier chez Gallimard. Pour l’histoire, l’espoir, les voix.
-Une histoire à quatre voix d’Antony Browne parce que c’est un chef d’œuvre, je trouve.
-La revanche de Lili Prune de Ponti parce que.
-La grande question de W. Erlbruch parce que c’est nous qui avons la réponse 😉

Aude Leme :

1- Marlaguette (G. Muller) – Je le lis à mes trois enfants, et je finis les larmes aux yeux… “Et Marlaguette regardait souvent vers le fond des bois, avec son doux sourire, songeant à cette grande bête de loup qui, pour l’amour d’elle, avait accepté pendant des jours de mourir de faim…”
2- La naissance de Célestine (G. Vincent) – Un livre adorable, très émouvant, en écho aux questions que les enfants se posent souvent sur leur arrivée dans la famille.
3- Le prince bégayant (F. Place) – Une merveille, des mots qui chantent, de la poésie à chaque page. Même les petits, qui ne comprennent pas parfaitement le sens du texte, se laissent porter par la musicalité des mots.
4- Le vélo rose (J. Ashbé) – Quand le sourire revient sur le visage d’enfants qui ont connu un pays en guerre. Une merveille.
5- Un livre (H. Tullet) – Un livre d’une grande inventivité. Succès assuré de 2 à 102 ans !
6- Les trois brigands (T. Underer)
7- Otto (T. Underer) – Un album pour les plus grands, à partir de 6-7 ans. Les illustrations sont d’une grande puissance, et l’histoire très émouvante.
8- La vache orange (N. Hale) – Parce que ce livre a bercé mon enfance, et que l’illustratrice, Lucile Butel, qui nous a quittés il y a 2 ans, était une amie de mes parents. (je fonds aussi devant Le cheval bleu, La grande panthère noire, La vache Amélie, Le ballon rouge du petit chat gris…)
9- Nulle part partout (G. Dorémus) – Pour les plus grands, un livre sur le deuil, l’absence et la vie qui reprend. Des illustrations fortes. L’économie de mots n’empêche pas l’émotion.
10- La chasse à l’ours (M. Rosen) – Pour chanter, se faire peur, rire ! Les plus petits apprennent très vite à associer les onomatopées aux images, et participent à la lecture.

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

La semaine dernière, je donnais des idées de livres à offrir aux petits, voilà des idées de cadeaux pour les grands ! J’avoue que j’ai lu moins de choses pour ces tranches d’âge cette année… Mais j’ai quand même quelques coups de coeur à vous proposer. Et puis je me suis dit que c’était aussi l’occasion de déterrer de vieux articles ^^

J’ai essayer de varier entre albums, BD, documentaires, romans…

Et encore une fois, je vous renvoie aux idées de l’année dernière, comme ça vous aurez le choix.

A un enfant de 8 ans, j’offrirais : June et Léa de Sandrine Bonini et Sandra Desmazières (Le Baron perché, 16,30 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

Même si elles ont un an d’écart, tout le monde appelle June et Léa “les jumelles” : elles dorment dans la même chambre, partagent leurs rêves, s’habillent de la même manière… Mais quand l’aînée rentre en 6e, elle change et sa petite soeur se sent perdue…

Un très bel album sur les relations entre soeurs, l’entrée dans l’adolescence, le fait de trouver sa propre voie…

A un enfant de 9 ans, j’offrirais : l’imparfait du futur d’Emile Bravo (Dargaud, 11,99 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

Jules est sélectionné pour faire partie d’un voyage à bord d’un vaisseau interstellaire pour explorer Alpha du Centaure.

Parce que c’est le premier tome de ma série de BD jeunesse préférée. C’est vraiment drôle, et en même temps la vulgarisation scientifique est bien faite.

A un enfant de 10 ans, j’offrirais : Saltimbanques de Marie Desplechin et Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 21,90)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

Les portraits d’artistes de cirque à l’ancienne, avec femmes à barbe, homme-tronc et soeurs siamoises, et leur destin hors normes. Les textes sont superbes, et vous savez comme j’adore les dessins d’Emmanuelle Houdart (comme dans les heureux parents par exemple). Il faut noter que les mêmes auteurs viennent de sortir un nouvel album pour lequel je vais finir par craquer, l’argent, mais qui me parait destiné à des encore plus grands.

A un enfant de 11 ans, j’offrirais : Hier tu comprendras de Rebecca Stead (Nathan Jeunesse, 13,90 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado (à quel âge devient-on un ado ?) de 12 ans, j’offrirais : Papa Longues-Jambes de Jean Webster (Gallimard Jeunesse, 6,90 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado de 13 ans, j’offrirais : Tobie Lolness de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse, 24,90 pour le gros volume qui réunit les deux tomes, ou 7,90 euros pour chaque volume en poche)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado de 14 ans, j’offrirais : Frangine de Marion Brunet (Sarbacane, 14,90 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado de 15 ans, j’offrirais : le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (Glénat, 17,50 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado de 16 ans, j’offrirais : il était une fois les filles de Patrick Banon (Actes Sud junior, 15,50 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

A un ado de 17 ans, j’offrirais : Art et politique de Nicolas Martin et Eloi Rousseau (Edition Palette, 24 euros)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

Parce qu’au salon de Montreuil, j’ai entendu l’éditeur en parler et que ça m’a fait vraiment envie. Et parce qu’à cet âge là, analyser les rapports entre art, images et politique me semble indispensable. Je pourrais aussi leur proposer le premier numéro de Pulp, une revue d’analyse de l’image justement, également publié par Palette, qui en plus parle de la représentation du masculin et du féminin, et vous savez que c’est un sujet qui me parle.

A un ado de 18 ans, j’offrirais : un pays à l’aube de Dennis Lehane (Rivages, 10,64 euros pour l’édition de poche)

Noël : des idées de livres à offrir de 8 à 18 ans

J’en parle ici.

Voilà un gros paquet de cadeaux pour Noël. Et vous, vous avez prévu d’offrir des livres ? Lesquels ? Pour qui ?

Lire aux tout-petits (bonus) : mes lectures avec le magicien

Cela fait 2 ans maintenant que je m’occupe des moins de trois ans à la bibliothèque, que j’accueille des enfants de crèches pour des lectures, que je conseille des parents, que je me forme.

Je vous en ai parlé en long en large et en travers, de la lecture aux tout-petits, en expliquant  pourquoicommentsur quels critères choisir les livresquels livres lire (j’ai voulu en citer tellement que j’ai du faire un deuxième article), que c’était génial de les emmener à la bibliothèque

J’ai donc beaucoup lu aux enfants des autres. Et puis, comme m’a dit un de mes collègues, j’ai poussé la conscience professionnelle jusqu’à faire un enfant pour tester mes méthodes de lecture et mes livres.

Il était évident que j’allais lire des livres au magicien. La première fois que je l’ai laissé 1h avec son papa, c’était d’ailleurs pour aller acheter des livres. Il avait 15 jours. Je lui ai acheté un peu perdu et Oh non Georges de Chris Haughton, surtout pour faire plaisir à son père, parce que ce ne sont pas des livres adaptés aux bébés. Je lui ai surtout pris Tout va bien Merlin d’Emmanuelle Houdart et le livre des bruits de Soledad Bravi.

Au tout début, le magicien s’intéressait seulement à la lumière et aux gens. Il n’avait aucun intérêt pour les jouets ou les objets. Le jour de ses un mois, il a commencé à s’intéresser à un de ses hochets. Je me suis donc dis que s’il s’intéressait à un jouet, il pourrait commencer à s’intéresser à un livre. Le jour même, j’ai donc commencé à lui lire Tout va bien, Merlin!. Il s’y est intéressé pendant à peu près… deux pages ! Je n’ai donc pas insisté, mais je lui ai reproposé dans les jours qui ont suivi, et au bout de 15 jours à peu près, il écoutait l’histoire en entier. (Quand je parle d’écouter l’histoire, c’est probablement un grand mot, mais il ne râlait pas, ne s’agitait pas, et ne regardait pas visiblement ailleurs).

Je lui ai alors proposé des livres différents. Parmi nos achats, Tout va bien Merlin, le livre des bruits, mais aussi  la p’tite bête d’Antonin Louchard et une des  boite de papa” d’Alain le Saux. Et on nous a offert les chouettes Blanc sur noir et Qui sont-ils ? de Tana Hoban. Mais j’ai aussi emprunté pas mal de livres à la bibliothèque. Celui qui a eu le plus de succès est Tigre, ce petit tigre de Malika Doray.

Le magicien a commencé à marquer vraiment son intérêt pour les livres vers 3-4 mois : sourires, battement de jambes, volonté de toucher, d’attraper le livre… Mais je pense qu’il était intéressant de commencer à lui lire plus tôt, et qu’il a ainsi pu s’habituer au livre et apprendre à les apprécier petit à petit.

Au départ, je considérais la lecture comme un moment calin, un moment calme. Je pensais d’ailleurs introduire très vite l’histoire du soir dans le “rituel du coucher”. Mais la lecture n’est pas pour lui un moment calme, c’est un moment de stimulation. Finalement, le fait qu’on lui raconte quelque chose, qu’on lui montre des couleurs… c’est comme un moment de jeu, il adore mais ça ne l’aide pas du tout à s’apaiser pour dormir. Du coup, je lis dans la journée, et au moment du coucher, je lui chante plutôt des berceuses.
Toujours dans la même optique de moment calin, je prenais le magicien dans mes bras. Mais je me suis rendue compte que ce n’était pas le plus approprié pour lui. Parce que quand je lui lis une histoire, il a besoin de bouger. J’ai enfin vraiment compris la phrase “le tout petit lit avec son corps, il peut bouger les pieds, les mains, babiller, sourire, ouvrir grand les yeux, tirer la langue…” qui figure dans notre “guide d’accueil du tout-petit à la bibliothèque”. Parce que ce sont exactement les réactions du magicien… J’ai donc pris l’habitude de m’allonger à côté de lui pour lui lire les histoires, plutôt que de le prendre dans mes bras. On est tout les deux allongés sur le dos, et je tiens le livre au dessus de nous. Il a pris l’habitude de toucher voire d’attraper le livre, et souvent il tient un côté du livre et je tiens l’autre. Depuis quelques temps, on s’allonge aussi parfois sur le ventre avec le livre ouvert devant nous.
Nous voilà par exemple tous les deux, à la bibliothèque (oui oui, je suis couchée par terre à la bibliothèque).

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Parce que j’ai pris l’habitude de le faire venir aux moments de lecture parents/bébés qu’on organise à la bibliothèque. Avant que je reprenne le boulot, j’y allais en tant que maman accompagnatrice, et ça m’a fait beaucoup amusé de passer “de l’autre côté de la barrière”. C’était un bon moyen de lui faire rencontrer d’autres bébés (le magicien adore voir d’autres bébés, et toutes les occasions sont bonnes pour l’ammener à des endroits où il peut en rencontrer, puisqu’il ne va pas en collectivité), de passer un moment agréable tous les deux, et pour moi de voir des collègues.
Un de mes meilleurs moments de lecture avec lui, c’est à un de ces accueils. Il avait 4 mois 1/2. Je lui ai lu ma voiture de Byron Barton, un livre grand format (enfin, plus grand que ceux que je lui lis d’habitude) et avec des illustrations très colorées. Il a ADORE ! Il battait des bras et des pieds, poussait des cris de joie, éclatait de rire… Un vrai bonheur !

ma voiture barton

Depuis que j’ai repris le travail, Paul vient à ces accueils avec le magicien. J’aime bien qu’ils viennent me voir au travail, même si ce n’est pas toujours facile à gérer parce qu’il ne faut pas que j’oublie que je suis là pour bosser ! La dernière fois, le magicien s’est cogné et s’est mis à pleurer, j’avoue que j’ai eu du mal à pas me précipiter pour le prendre dans mes bras ! Mais son papa était là et tout à fait capable de le consoler. Je laisse donc Paul faire l’essentiel des lectures, même si je ne résiste pas à aller lui faire un petit bisou de temps en temps !
Et comme ça, mes collègues et moi, on a un exemple sous le coude : regardez, c’est possible de sensibiliser un bébé au livre, même très jeune, et un bébé peut vraiment prendre du plaisir en écoutant la lecture !

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Paul et le magicien lisent Blop d’Hervé Tullet lors d’une séance à la bibliothèque.

Depuis quelques semaines, le magicien ne se contente plus d’écouter les histoires en regardant les livres. Il les attrape, les manipule, les tourne dans tous les sens, commence à tourner les pages… On est passé à une nouvelle étape de la découverte ! Il ne comprend pas encore que s’agripper à une page interrompt la lecture. Mais je le laisse manipuler autant que possible. Si cela coupe la lecture, ce n’est pas grave, on la reprendra plus tard (ou pas).
Comme avec les jouets, il porte aussi beaucoup les livres à la bouche (autant pour découvrir l’objet que parce qu’il a besoin de machouiller). Je sais que c’est important pour la découverte du livre, mais j’avoue que ça me fait mal au coeur de ne rien faire alors qu’il les abime. Du coup, on a fait un compromis ^^ On ne machouille pas les livres de la bibliothèque pour ne pas les abimer (et parce que je vois où il traînent, soyons clair, un livre de bibliothèque, c’est crade !). Du coup s’il veut les manipuler je surveille et en général je lui donne sa tétine pour ne pas qu’il soit tenté de les mettre à la bouche. Pour les livres de la maison, il peut, mais j’essaye de ne lui en laisser que deux vraiment à disposition, qu’il peut machouiller autant qu’il veut, et je protège plus les autres.

Je ne lui laisse que des cartonnés, le papier c’est trop risqué. Par contre, on lui laisse souvent des vieilles revues ou des pubs à manipuler, déchirer, etc. Et je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, parce que j’ai peur qu’il prenne l’habitude de déchirer, et qu’il sera pendant un moment encore pas capable de comprendre qu’on peut déchirer un vieux magazine mais pas un livre. En même temps, il s’éclate tellement à déchirer… On verra bien !

Voilà, ce n’est que le début des aventures livresques du magicien ! Je vous raconterai la suite, promis. Et en attendant, j’ai repéré plein de livres jeunesse dont j’ai envie de vous parler, j’essaye de faire ça très vite !

(PS : eh oui, j’ai tendance à décrypter chaque geste du magicien concernant le livre. Cet article est déjà long mais j’aurais pu sans difficulté en écrire le double ou le triple. Il faut dire que l’année dernière, j’ai eu une formation à “l’observation des situations de lecture des tout-petits” où il fallait noter mentalement chaque réaction de l’enfant pendant la lecture et l’écrire et l’analyser à la fin de la séance. Ca fait désormais pleinement partie de notre pratique professionnelle, et c’est super intéressant parce que justement ça permet de voir comment un enfant évolue par rapport au livre. Et donc j’ai aussi tendance à analyser aussi les situations de lecture avec le magicien. D’ailleurs, ses réactions à la bibliothèque sont notées et analysées comme celles des autres enfants, ce qui me fait beaucoup rire quand je relis les compte-rendus !).

Le salon du livre de Montreuil, édition 2012

Au début du mois de décembre (et oui, encore un article qui traine depuis un moment !), je suis allée au salon du livre jeunesse à Montreuil.

J’y suis même allée deux fois.

Une première fois en famille, avec le magicien et mon homme (qui a fait le mari parfait : il faisait la queue pour les dédicaces pendant que je me balladais entre les stands !).

Une seconde fois toute seule, pour assister à un bout de la journée professionnelle (pendant que mon mari toujours aussi parfait gardait le magicien).

Pour moi, ce genre de manifestation, c’est le bonheur, malgré le monde qui s’y presse. Je découvre des nouveaux titres. Je mets des visages sur des auteurs que j’aime. J’ai par exemple découvert qu’Ilya Green (dont je vous parlais il y a quelques jours) était aussi jolie que ses dessins. Que Benjamin Chaud a la même tête que son ourson. Que Pef a une tête de père noël Hippie (d’ailleurs, pour moi, voir l’auteur de “Rendez moi mes poux” c’est un peu comme voir le père Noël).

L’expo était superbe, malheureusement impossible de prendre des photos correctes.

Et je suis revenue avec des sacs bien pleins !

Des affiches de Rue du Monde pour décorer la bibliothèque :

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La future affiche du printemps des Poète et une illustration tirée de l’album Moi Ming de Clothilde Bernos et Nathalie Novi (super livre au passage)

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Mes achats (il y’avait en plus un livre pour mon petit frère, mais j’ai presque été raisonnable, non ?) :

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Et surtout, les dédicaces !

dédicaces montreuil

Benjamin Chaud pour Coquillage et petit ours, Emmanuelle Houdart pour tout va bien Merlin et les heureux parents, Laeticia Bourget pour les heureux parents et Philippe-Henri Turin pour Charles à l’école des dragons.

dédicace Charles le dragon

Un gros plan du dessin de Philippe-Henri Turin, parce qu’il est juste magnifique, et que je n’en reviens toujours pas qu’on puisse faire ça en 10 minutes à l’encre de Chine tout en discutant. Philippe-Henri Turin est particulièrement sympa, et mon nouvel objectif c’est le de faire venir à la bibliothèque rencontrer des enfants.

Par contre j’ai trimballé dans mon sac Madame le lapin blanc pour rien, Gilles Bachelet (qui a reçu le prix “pépites” du salon) est resté inaccessible !

Bon, ok, j’avoue, c’était un article pour frimer en montrant mes super dédicaces !