Cadeaux de naissance

On cherche souvent des idées de cadeaux de naissance, moi c’est facile, j’offre toujours un livre ! (ou plusieurs…). Voilà une petite liste des livres que j’aime offrir. 

Et comme pour les livres incontournables à l’école maternelle, cet article est en écho à celui de Chloé du blog littérature enfantine. Parce que ça nous a plu de réfléchir à un thème commun, de voir qu’on avait des références en commun, mais qu’on faisait aussi des découvertes… Cette fois, il y a quelques livres en commun dans nos listes, mais aussi des découvertes. 

 

Les beaux livres pour les futurs parents : 

Ces livres là, je les offre parfois avant même la naissance, pendant la grossesse. Parce qu’ils plairont aux parents, mais seront aussi merveilleux à partager avec le bébé. 

maman grébanMaman d’Hélène Delforge et Quentin Gréban (Mijade, 2018)

Une galerie de portraits de mères, de toutes origines, avec chacune leur façon de materner. Des mères qui disent leur maternité, qui s’adressent à leur (futur) enfant. Qui disent le beau, qui disent le dur. Des illustrations à couper le souffle. 

C’est une livre qui parlera à toutes, qui montrera qu’on peut être touchées, même en temps qu’adultes, par un livre de littérature jeunesse. Un livre qu’on peut garder pour soi mais aussi proposer à des tout-petits, partager avec eux la beauté des illustrations, la poésie des textes, par petite touche. 

Chloé en parle ici

 

en t'attendant vastEn t’attendant d’Emilie Vast (MeMo, 2014)

“En t’attendant, j’ai vu la chenille devenir papillon. “

Une future mère observe les transformations de la nature autour d’elle. Elle les partagera avec son enfant quand il sera là. 

Les illustrations graphiques d’Emilie Vast sont superbes et j’aime l’idée d’évoquer avec le tout petit l’attente qui l’a précédé. 

 

 

heureux parents houdartLes heureux parents de Laeticia Bourget et Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Un album qui commence comme un conte de fée, avec la rencontre d’un prince et d’une princesse, mais qui se poursuit avec une quête pleine d’épreuves, la parentalité. On voit la grossesse, les bébés, les enfants qui grandissent puis finissent par quitter la maison parentale. Cet album se distingue clairement du reste de la sélection car il montre aussi la difficulté, le trivial, les couches et les enfants qui vomissent. Mais il est aussi plein de poésie. Et vous connaissez mon amour pour les illustrations d’Emmanuelle Houdart. J’ai offert cet album à mon amoureux quelques mois après la naissance de notre fils. Il m’a offert une reproduction d’une des illustrations pour la naissance de ma fille. Chloé en parle ici. D’Emmanuelle Houdart, Abris, même s’il n’est pas centré autour de la parentalité, fait aussi un merveilleux cadeau de naissance. Un merveilleux cadeau tout court, d’ailleurs, quelque soit l’âge de la vie. 

 

papa ilePapa île d’Emile Jadoul (Pastel, 2014)

Emile Jadoul a fait plusieurs très beaux albums sur la paternité. Dans Papa-île, un futur père s’inquiète du père qu’il sera, parce qu’il ne rentre pas dans les cases qu’il connait, le superpapa qui joue au foot et construit des cabanes. Mais il pourra être un papa île, un papa cabane, un papa aimant et présent. Un album plein de douceur. 

 

 

 

les mains de papa jadoulDu même auteur, j’adore aussi les mains de papa (Pastel, 2012). Des mains qui accompagne son bébé, posées sur le ventre de la maman pendant la grossesse, et plus tard, les mains du tout petit accrochées fort fort à ses doigts pour une première descente en toboggan. “Et soudain… un… deux… trois… sans les mains !”, le tout petit s’élance seul. 

Le texte est uniquement composé d’onomatopées. Il dit beaucoup avec une grande économie de moyens. C’est un livre autant à destination des parents qu’à celui des bébés à qui il plait beaucoup. J’en ai parlé plus longuement ici

 

 

J’essaye d’être raisonnable et de m’arrêter là, mais j’avais aussi envie de citer tout petit de Marie Sellier et Ilya Green (Casterman, 2018), plein de douceur. Un très beau jour de Marie-France Painset et Judith Gueyfier (Didier Jeunesse, 2020) dont les illustrations sont sublimes. Et si vous avez la chance de les trouver d’occasion, car ils sont épuisés, bien avant toi de Pascal et Mandana Sadat (Didier Jeunesse, 2010) et papa pas à pas de Philipp Waechter (Milan jeunesse, 2009) sont des petits bijoux. 

 

La musique :

Les livres CD font des cadeaux de naissance assez idéaux, je trouve : un beau livre et un CD à écouter avec eux, en les feuilletant ou pour s’endormir. Et des comptines, des jeux de doigts à découvrir et à chanter au tout petit (et avec lui quand il grandit un peu). On trouve certes énormément de comptines sur youtube, mais souvent avec des animations moches, des accompagnements musicaux pas terribles… Mon but c’est de proposer de belles choses, autant parce que les enfants méritent de la qualité, en musique comme en littérature, que pour éviter que les parents s’arrachent les cheveux à la millième écoute de la même chanson inécoutable.  

plus belles berceuses du mondeLes plus belles berceuses du monde, du mali au Japon (Didier Jeunesse, 2015). 

Cette collection de livres CD de comptines et de berceuses du monde de chez Didier Jeunesse est merveilleuse. Le travail de collectage des chansons est impressionnant. On a pour chaque chanson son texte, sa transposition en phonétique et une traduction, ainsi qu’une présentation de la comptine. Les illustrations du livre grand format sont magnifiques. Les plus belles berceuses du monde regroupe des chansons déjà publiées dans d’autres ouvrages de la collection et propose ainsi des berceuses de toutes origines. J’en parle ici. Mais je vous encourage vivement à aller regarder le reste de la collection si vous cherchez des berceuses d’une région du monde en particulier. 

Jazz sous la luneDans le même format que les berceuses du monde, deux livres de jazz ont également été publiés, les plus belles berceuses jazz (Didier jeunesse, 2012) puis jazz sous la lune (Didier Jeunesse, 2015). Les morceaux sont sélectionnés par Misja Fitzgerald-Michel et les livres sont illustrés par Ilya Green (du coup, inutile de vous dire que les illustrations sont des merveilles). J’en ai parlé ici. Ils ont bercé toute la première année de notre fille. Et pour finir de vous convaincre, je vous dirai juste qu’il m’est arrivé de les écouter alors que ma fille n’était pas là. Combien de livres CD pour enfants nous donnent réellement envie, à nous adulte, de les écouter ? 

berceuses et balladines jazzBerceuses et balladines jazz ( Didier Jeunesse, 2017)

S’il s’inscrit dans la lignée des précédent, en particulier parce qu’il est également illustré par Ilya Green, ici ce sont des reprises par Ceilin Poggi et Thierry Eliez. On les a beaucoup écoutées aussi. Le livre (un plus petit format, tout cartonné) ne propose pas les paroles des chansons, mais des poèmes de Murielle Szac qui en sont inspirés. Un petit bijou. J’ai vu qu’un deuxième opus venait de sortir, balladines et chansons doucesavec des reprises de chansons françaises, mais je n’ai pas (encore) eu l’occasion de l’écouter. 

 

Les titres précédents proposent donc des cd à écouter. Les suivants proposent de chanter et de faire des jeux de doigts avec les tout-petits. 

jeux chantés de mon bébéles jeux chantés de mon bébé (Didier Jeunesse, 2016) proposent des comptines et des jeux de doigts, avec à chaque fois une illustration, une explication des gestes mais aussi quelques mots sur l’origine de la comptine et son intérêt pour les tout-petits. Il est délicatement illustré par Martine Bourre. On peut aussi citer les premières comptines des p’tits lascars (Didier Jeunesse, 2013). J’en avais parlé ici. A ma connaissance les livres sont bien les mêmes, seuls les titres ont changé dans la nouvelle édition. 

 

je chante avec mon bébéje chante avec mon bébé d’Agnès Chaumié (enfance et musique, 2014) est une merveille de cadeau de naissance. 107 comptines, joliment illustrées, des classiques mais aussi des comptines étrangères, des moins connues et de belles découvertes. Des instrumentalisations simples mais belles. Des voix d’adultes et des voix d’enfants (certaines ont été enregistrées lors d’ateliers d’enfance et musique). Et pour les parents, de nombreuses explications, sur l’intérêt des différents types de comptines selon le stade de développement du tout-petit, sur l’histoire de chaque comptine, sur la façon de la chanter avec l’enfant… (tous les jeux de doigts sont expliqués). Je l’ai beaucoup écouté avec mon fils, de ses deux ans quasiment jusqu’à la fin de la maternelle, et je m’en sers souvent à la bibliothèque lors des accueils de tout-petits. 

 

y'a une pie dans l'poirierLa collection Pirouette (Didier Jeunesse) ne propose pas de CD, mais une mise en image de comptines célèbres. Les autrices et les auteurs ont souvent poursuivi la comptine en inventant de nouveaux couplets. La mise en image de ces comptines est une réussite. Et ces livres fascinent les enfants, dès les premiers mois et pendant longtemps. J’ai beaucoup hésité sur le titre à mettre en avant, j’ai choisi y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre, mais j’aurais pu en choisir bien d’autres : bateau sur l’eau, p’tit lapin plein d’poils, la famille tortue… Chloé en parle ici et

 

Les petits cartonnés : 

Des premiers livres qu’on peut lire dès la naissance et que le bébé manipulera rapidement. Le tout-carton est particulièrement rassurant pour les parents qui n’ont pas l’habitude de proposer des livres à des bébés. 

blanc sur noir hobanBlanc sur noir et Noir sur blanc de Tana Hoban (Kaléidoscope, 1994). 

Deux albums complémentaires, incontournables des petits albums pour bébés. Petit formats, ils sont facilement manipulables. Ils proposent des silhouettes (blanches sur noires ou noires sur blanches) d’objets du quotidien des bébés. Efficaces et beaux. Chloé en parle ici

 

 

pomme pomme pommePomme pomme pomme de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier, 2015). 

Parfois, on ouvre un album et on se dit immédiatement qu’il va nous devenir indispensable. Ca a été le cas pour celui-là, qui fait depuis partie de mes chouchous avec les bébés. Pour ses belles pommes brillantes qu’on a envie d’attraper et de croquer. Pour son rythme, pour sa richesse sous son apparente simplicité. Un bonheur. Chloé en parle ici

 

 

boite papas 2Il y en a 4, des boites des papas d’Alain Le Saux (école des loisirs, 2009-2011). Chacune regroupe quatre petits livres cartonnés qui mettent en scène avec beaucoup d’humour un petit garçon et son papa. Son papa qui lui semble si gigantesque. Son papa qui joue, s’occupe de la maison, dort (souvent), s’active. Ces petits coffrets aux couleurs vives, si amusants à vider, ces petits livres si amusant à manipuler, à lire jusqu’à les savoir par coeur… sont des indispensables chez nous. J’en parle ici

 

et le soir qd la nuit tombeet le matin

et le matin quand le jour se lève… et et le soir quand la nuit tombe… d’Anne Crausaz (MeMo, 2015) sont deux très jolis albums complémentaires. On y suit, la nuit, le sommeil des animaux diurnes et l’activité des animaux nocturnes. Et inversement la journée. On peut donc comparer les deux livres, page par page. Ou juste se laisser bercer par le texte d’Anne Crausaz et ses belles illustrations simples et graphiques. Comme dans tous ses livres, c’est une ode à la nature à la portée des tout-petits. 

 

petits amis de la nuitLes petits amis de la nuit d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2017)

Dans ce petit livre cartonné, un bébé se couche. C’est alors le défilé, sur fond noir, des doudous, peluches et autres jouets qui vont lui tenir compagnie. Aussi doux que beau, aussi beau que doux. 

Chloé en parle ici

 

Les beaux livres pour les bébés :

Quand on propose des livres aux bébés, on a tendance à se tourner vers les petits cartonnés que je vous ai montré plus haut. Parce que c’est rassurant, c’est solide. Mais je trouve ça dommage de leur proposer que ça. Alors qu’on peut aussi leur proposer des grands formats, des livres papier, dès tout petits. 

Tout va bien MerlinTout va bien Merlin ! d’Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Mais qui sont ces créatures fantastiques qui se cachent dans les affaires de Merlin ? Une sirène, un dragon, un drôle de diablotin… tous plein de bienveillance. Tout va bien, Merlin !

Cet album tient une place vraiment à part pour moi, parce que c’est l’album de mon fils. Celui qu’on lui a lu en boucle toute sa petite enfance. Je l’offre pour partager un peu de cet amour et de ces moments avec les gens que j’aime et leurs bébés. 
Mais au delà de cet attachement tout personnel, c’est un excellent album, aux illustrations marquantes. Un livre de coucou/caché, un livre plein de réassurance pour les tout petits. J’en parle ici et Chloé

 

2 petites mains et 2 petits pieds2 petites mains et 2 petits pieds de Mem Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse, 2018)

Un texte en forme de comptine. Des bébés de toutes origines qui jouent et grandissent ensemble. La douceur des illustrations d’Helen Oxenbury. La tendresse maternelle qui achève l’ouvrage. Une merveille. J’en parle ici et Chloé en parle

 

bonsoir luneBonsoir lune de Margaret Wise Brown et Clément Hurd (école des loisirs, 1983)

C’est le moment du coucher. C’est donc le moment de dire bonsoir à tout ce qui se trouve dans la chambre, de la brosse à la vache qui saute par dessus la lune sur le tableau. Un album parfait pour le rituel du soir. Publié pour la première fois en 1947, il n’a pas pris une ride. Chloé en parle ici

 

mon arbremon arbre d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2013)

Ca manquait un peu d’album d’Ilya Green, cette sélection, vous ne trouvez pas ? Non ? C’est pas grave, je vous en mets un en plus quand même. 

Un bébé sort de son cocon et part explorer le monde, accompagné d’un chat. Jusqu’à trouver “le plus beau des endroits”. Un album délicat, un album coloré, un album qui plaira autant aux bébés qu’à leurs parents. La rencontre entre le tout-petit et sa mère est d’une telle beauté… J’en parle ici et Chloé en parle

 

pas de loup ashbéPas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel, 2008)

“Pas de loup ? Tu as cherché partout ? Alors à pas de loup vers les histoires où tout se noue et se dénoue”. 

Des petites histoires d’une double page, avec un volet qui se soulève pour découvrir la chute. Un texte fait d’onomatopées proches du babil de l’enfant. Parce que “c’est un cadeau formidable que fait l’adulte à l’enfant quand il lui renvoie un écho de ses petits discours”. Ce livre, mon fils l’a “lu” à 16 mois, tellement fier d’en être capable alors qu’il ne parlait pas encore. 

 

bonne nuit tout le mondeBonne nuit tout le monde de Chris Haughton (Thierry Magnier, 2016). 

Le jour tombe, et tout le monde a sommeil. Mais Petit ours, lui, ne veut pas dormir, il veut encore jouer ! Alors qu’autour de lui tout le monde baille et s’endort. 

Je suis assez persuadée que chaque tout petit devrait avoir plusieurs Chris Haughton dans sa bibliothèque. Ils sont tous chouettes. Celui là est celui qui, à mes yeux, s’adresse le plus à des bébés. Il gagne en douceur ce qu’il perd en humour. Les couleurs sont magnifiques. 

 

portraits d'animauxPortraits d’animaux de Lucie Brunellière (Albin Michel Jeunesse, 2018)

Tigre, chat, ours, baleine, mais aussi hermine ou lémurien… De magnifiques portraits d’animaux pleine page, dans un livre géant (46×34 cm). Parce qu’on propose beaucoup aux bébés des livres qu’ils peuvent manipuler, mais que c’est aussi drôlement chouette de leur proposer des livres plus grands qu’eux. 

 

 

 

Et j’espère que les parents et les bébés de vos entourages profiteront autant de la lecture de ces livres que j’en ai profité avec mes enfants quand ils étaient bébés. 

Salon de Montreuil 2017

C’est un rituel, chaque année ou presque, je fais un *petit* compte rendu de mon tour au salon de Montreuil.

Cette année, j’y suis allée 3 fois : vendredi avec des amies, dimanche en famille et lundi pour la journée professionnelle. Repérage de nouveautés, (plein de) dédicaces, achats de cadeaux de Noël, visite de l’expo, spectacle, et intervention dans une table ronde, ça a été très riche !

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A Montreuil, il y a les livres qu’on découvre, qu’on achète. Mais aussi nos chouchous, ceux qu’on a lu cent fois, et qu’on emporte précieusement parce qu’on a repéré que les auteurs étaient présents.

Pour moi cette année c’était Ni poupées ni super héros de Claire Cantais, à la ville brûle que j’ai chroniqué en détails sur fille d’album. Dédicacé pour les enfants, pour les accompagner encore un peu plus dans leur liberté, le magicien, en ce moment, me demande souvent “hein on a le droit de faire ça quand on est un garçon ?”…

 

Pour le magicien, c’était la tribu qui pue d’Elise Gravel et de Magali Le Huche aux éditions les fourmis rouges (qui fait décidément de chouettes bouquins, et je ne dis pas seulement ça parce qu’ils éditent Emmanuelle Houdart ^^). C’est LE coup de coeur du moment à la maison et il est très fier d’avoir désormais Fanette dans son livre !

La tribu qui pue, c’est donc l’histoire d’une joyeuse troupe d’enfants très heureux de vivre entre eux, à poil, dans la nature. Mais la directrice de l’orphelinat est bien décidée à laver, habiller et faire rentrer dans les cases… C’est drôle, fin, super ! Une très bonne idée de cadeau de Noël !

 

Vous connaissez sans doute notre passion familiale pour Bulle et Bob ! La puce a choisi Bulle et Bob se déguisent “parce que c’est mon préféré !”. Ilya Green lui a décidé une magnifique Bulle, mais alors qu’elle lui rendait le livre, la puce s’est écrié “je veux Bob aussi !”.

Rien pour l’amoureux, mais depuis qu’il a eu sa propre dédicace de Oh non, Georges ! de Chris Haughton l’année dernière, il est comblé !

J’adore les dédicaces avec les enfants. J’adore la spontanéité avec laquelle ils parlent aux auteur·e·s (quand j’ai moi-même du mal à être à l’aise et à dire autre chose que “j’adore ce que vous faites !”).

Et puis il y a eu les achats…

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Oui, je sais, c’est franchement indécent… Mais cette année il y a beaucoup de cadeaux !

 

Celui-ci, à la recherche de la carotte bleue, les métiers de Sébastien Telleschi, c’est une découverte du magicien, qui commence à s’intéresser beaucoup aux livres jeux. Il a eu un coup de coeur sur le stand de little urban (qui a vraiment un catalogue super chouette, j’essayerai d’en reparler un peu ! En attendant, allez faire un tour sur leur site, d’autant plus intéressant qu’ils proposent de nombreux ateliers et activités en lien avec leurs albums). C’est bourré de détails et la carotte bleue n’est vraiment pas facile à trouver, ça va l’occuper un moment !

 

Un grand jour de rien de Béatrice Alemagna (Albin Michel Jeunesse) pour le magicien, parce que j’aime de plus en plus cette auteure, et qu’on a eu l’occasion de découvrir des originaux de cet album à l’exposition du salon, qui ont beaucoup intéressé le magicien. Dans cet album, un petit garçon se trouve coincé dans une maison de campagne, et n’a qu’une envie, jouer à tuer des martiens sur sa console. Jusqu’à ce qu’il se laisse emporter par toutes les possibilités que lui offrent l’extérieur. Les planches sont simplement magnifiques !

 

On aurait dit d’André Marois et Gérard Dubois (Seuil jeunesse), dédicacé par l’auteur (mais l’illustrateur n’était pas là malheureusement). Si ces illustrations rétro ne sont généralement pas ma tasse de thé, elles conviennent plutôt bien à cet album, qui est surtout un éloge de l’imagination des enfants, qui se laissent complètement embarquer dans leur histoire (non sans faire *quelques* dégâts dans la maison). La chute me fait beaucoup rire !

 

Le nouveau nid des petits marsus de Benjamin Chaud (Little Urban) fait partie d’une nouvelle série qui reprend en album jeunesse le célèbre héros de BD. C’est ultra mignon, plein de détails dans l’illustration comme toujours chez Benjamin Chaud. C’est le grand chouchou des enfants pour le moment, aussi bien du grand (5 ans) que de la petite (2 ans 1/2), parmi tous les livres rapportés du salon.

Et visiblement, les coussins avec les illustrations de Benjamin Chaud sont bien confortables pour faire une petite pause au milieu de la course du salon !

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L’ours qui ne rentrait plus dans son slip est un livre CD de Emilie Chazerand et Félix Rousseau de chez Benjamin média. J’en cherchais pour le magicien pour le “temps calme” de l’après-midi (quand sa soeur fait la sieste). Nous ne l’avons pas encore écouté mais les extraits que j’ai entendu, ce que j’ai vu en le feuilletant et le nom d’Emilie Chazerand dont j’ai adoré le dernier roman pour ados (la fourmi rouge chez Sarbacane) me font penser que ça va être très bien.

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J’ai déjà parlé un peu de ce documentaire pour préados et ados sur les règles par Elise Thiébaut et Mirion Malle chez la ville brûle ici. Je ne l’ai pas encore lu entièrement, mais j’ai apprécié les passages que j’ai lu et la diversité des représentations. Et j’en profite pour frimer avec mon nouveau tote bag avec lequel je me promène fièrement depuis quelques jours !

J’ai l’impression qu’on a beaucoup parlé de ce loup en slip de Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (Dargaud), mais si vous l’avez raté, il est hilarant ! Tout le monde dans la forêt est terrorisé par le loup (et tout un business s’organise, entre pièges à vendre et brigade anti-loup), mais il fait beaucoup moins peur avec son slip à rayures… On a cru qu’on ne réussirait jamais, avec Elise, à trouver le livre sur le salon, Dargaud n’ayant pas de stand, donc la dédicace est une grande victoire, merci à Sophie !

Chaque année, c’est mon rituel, je vais sur le stand de Minédition pour que l’éditeur me raconte une histoire, il a un don pour ça ! Et cette année, j’ai craqué pour trop grand, trop petit ! de Catherine Leblanc et Eve Tharlet, pour la puce qui a décidé qu’elle était grande et plus pikinote ! J’avais beaucoup aimé dans la même série est-ce que tu m’aimeras encore ? (sur l’amour inconditionnel des parents) et là voilà ! (sur l’arrivée d’une petite soeur) et là encore beaucoup de tendresse se dégage du dessin, alors je passe même sur la mère en tablier dans la cuisine.

Des fois, on a de la chance : on va voir la grande conteuse Catherine Zarcate (que vous pouvez par exemple découvrir ici), et on tombe aussi sur l’illustratrice du recueil, Irène Bonacina, qui nous fait un magnifique dessin ! Mes enfants sont ans doute un peu petits pour ce recueil, mais il contient un de mes contes préférés, le loukoum à la pistache.

Ce qui est chouette, au salon, c’est quand on découvre des albums qu’on ne pensait pas prendre, des illustratrices qu’on ne connaissait pas, en l’occurrence simplement parce qu’elle était à côté de Magali Le Huche en dédicace. Dans cet album, la retraite de Nénette (à l’école des loisirs), Claire Lebourg où elle invente une retraite libre à Nénette, orang-outang de la ménagerie du jardin des plantes qui y vit depuis 1972. La puce a été très marquée par sa visite à la ménagerie et a donc réclamé que ce livre soit pour elle, même s’il s’adresse à des plus grands.

Encore une découverte, cette fois grace au magicien qui s’est précipité sur ce livre-objet, le bout du bout de François David et Henri Galeron chez Motus (maison d’édition qui fait de la poésie et que je ne connaissais pas !). Un livre surréaliste, qui se déplie peu à peu, j’aime son côté un peu perché !

 

Et ensuite… les cadeaux !

Je n’ai malheureusement pas pu faire dédicacer Bergères Guerrières, de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais, par manque de temps (j’avoue que j’ai aussi du mal avec les méthode de Glénat puisqu’il faut acheter un album sur le stand pour avoir un ticket dédicace, ce que je trouve très nul). Je n’ai pas encore lu cette BD d’aventure en entier, mais j’ai beaucoup apprécié ce que j’en ai lu et ça a été un gros succès chez Sophie et ses filles. Je suis donc sûre que c’est un super cadeau pour ma cousine de 8 ans !
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Pour les neveux de Paul, presque 3 ans et 5 ans, loup gris et la mouche de Gilles Bizouerne (Didier Jeunesse). J’aime beaucoup cette série “loup gris” et je trouve que celui-ci est le meilleur. Loup gris avale une mouche. Malheur, il se met à bzzzzozoter ! Quand il croise une araignée, il se dit qu’il va l’avaler, et qu’elle mangera la mouche dans son ventre, et que son souci sera réglé. Mais ça ne va pas aussi bien se passer… C’est un régal à lire à haute voix, et un de mes derniers gros succès à l’heure du conte à la bibliothèque : enfants comme parents étaient écroulés de rire !

Pour mon neveu de 6 mois, un de mes chouchous, un des livres qu’on a lu en boucle avec nos enfants bébés : bon voyage bébé ! de Béatrice Alemagna (Helium). Je l’aime tellement que j’ai eu du mal à ne pas mettre toutes les pages ! Le coucher décrit comme un départ en voyage, avec une grande délicatesse et le talent de Béatrice Alemagna. Et en plus, on évite les stéréotypes !

Autre chouchou, autre cadeau dédicacé pour mon neveu, les mains de papa d’Emile Jadoul (pastel), mon préféré de cet auteur ! J’en avais parlé ici.

Vous connaissez mon amour pour Ilya Green. C’est un incontournable de nos cadeaux de naissance. Pour le petit dernier de la famille, nous avons donc craqué pour son dernier album chez Didier Jeunesse, les petits amis de la nuit, un joli défilé de doudous qui accompagnent le coucher d’un tout-petit. Le jeu de mat et brillant est discret mais réussi.

Et encore du Ilya Green, en livre CD cette fois, pour un grand bébé d’un an ! Elle illustre les chansons de Ceilin Poggi et Thierry Eliez, accompagnés non pas des traductions des chansons mais de poèmes de Murielle Szac. On n’y trouve pas seulement du jazz puisque les reprises vont de Barbara Streisand à Stevie Wonder en passant par les Beatles. L’amoureux les a vu en concert avec les enfants à la librairie du quartier et a aussi craqué pour nos enfants qui l’écoutent chaque soir au coucher depuis. Personnellement, j’aime particulièrement sa reprise de isn’t she lovely.

Enfin, ma belle-soeur m’a demandé un roman à Noël. Et vous savez que j’aime beaucoup faire lire des romans ados aux adultes, j’ai donc fait dédicacer pour elle un de mes gros coups de coeur de l’année, là où tombent les anges de Charlotte Bousquet (chez Gulfstream), donc j’ai parlé longuement ici.

 

Mais le salon du livre, ce ne sont pas que des achats ! Et j’ai la chance d’avoir un fils aussi motivé que moi pour en profiter ! Alors on est allés voir la lecture chantée par Pascal Parisot de son dernier livre disque, Superchat, les souffrances du gros Werther, illustré par Roland Garrigue, chez Didier Jeunesse. Werther le ver de terre est en train de se dessécher sur une terrasse, en plein soleil…Heureusement que superchat va venir à la rescousse ! C’est décalé et drôle. Un bon livre CD à offrir là encore !

superchat

Et puis vous aurez compris depuis le début de l’article que je suis fan d’Ilya Green, mais j’ai une tendresse particulière pour Bou et les 3 zours d’Elsa Valentin (à l’atelier du poisson soluble), un livre d’une inventivité incroyable. Alors pouvoir l’écouter lue par l’auteure à l’occasion de sa sortie en livre CD aux éditions trois petits points, c’était vraiment chouette ! et ça a été l’occasion d’écouter aussi un futur album à paraître en mars, Zette et Zotte à l’usine, affaire à suivre.

Et puis au salon de Montreuil, il y a une expo, cette année sur la représentation des enfants. L’occasion de retrouver certain·e·s illustrateur·trice·s que j’adore : Béatrice Alemagna (photos 1 et 2), Benjamin Chaud (photo 3), mais aussi d’en découvrir d’autres. Cette année, Annabelle Buxton (photo 4 et 5) et Audrey Celleja, dont j’avais déjà vu passer des albums, mais sans y prêter assez attention (photo 6 et 7) J’aurais aimer vous en montrer plus, mais les originaux sont, bien évidemment, sous verre, et c’est quasiment impossible de prendre une photo potable.

Bon, je vais arrêter mon article fleuve ici, mais vous n’en avez pas fini avec le salon ! Déjà parce que j’ai eu la chance d’intervenir lors d’une table ronde sur la diversité (ou plutôt le manque de diversité) dans la littérature jeunesse avec Diariatou Kebe de l’association Divéka/Diversité & kids, Penda Diouf, responsable d’une bibliothèque à Saint-Denis et Sophie Agié de légothèque, et que j’en parlerai en détails sur fille d’album et puis j’ai aussi repéré plein de nouveaux titres, en particulier sur la diversité. Si je ne ferai pas un article de blog (ça me prend trop de temps), j’essayerai d’ajouter un lien vers le fil twitter.

Un papa, une maman, deux chouettes livres !

Les figures des parents sont quasiment omniprésents dans les albums pour tout-petits. J’avais déjà présenté plusieurs de mes chouchous ici, mais j’en ai découvert deux nouveaux récemment. Deux livres cartonnés pour les tout-petits, pleins de tendresse et de douceur.

Le premier : une maman d’Alessandro Sanna chez Circonflexe.

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Le livre présente des mères et leur petits de différentes espèces animales. On trouve sur la première page la maman, toujours accompagnée du texte “une maman”, puis sur la page suivante la maman et son petit.

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Et sur chaque page, une déclaration d’amour inconditionnelle ou un geste tendre. Le tout avec des mots simples et sans jamais tomber dans la niaiserie.

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J’aime beaucoup les illustrations. Des couleurs chaudes. L’aquarelle qui donne un petit effet de flou au dessin. Je trouve qu’énormément de douceur et de tendresse s’en dégagent.

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Je trouve que ce livre est vraiment idéal pour un moment calin avec un tout-petit. Moi qui suis plutôt “stricte” dans ma lecture d’histoires (je lis le texte, point), celui-ci me donne envie, au fur et à mesure, de mettre en oeuvre ce qui y est illustré. Alors je plonge mon nez dans le cou du magicien, je le couvre de baisers, ou j’essaye de lui faire comprendre que pour prendre par la main il faut ouvrir les doigts…

Le deuxième : les mains de papa d’ Emile Jadoul à l’école des loisirs.

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Le livre s’ouvre sur des futurs parents et au centre de l’image les mains du papa posé sur le ventre de la maman : “toc toc toc”. Il se clot sur un calin à trois, environ un an plus tard :

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Entre les deux, ce sont les mains de papa qui ont accompagné bébé. D’ailleurs, on se place “à hauteur de bébé” et on ne voit pas le corps du papa en entier. Ces mains sont démesurées, comme il doit les voir.

Le trait de Jadoul est moins net que d’habitude, et comme pour le livre précédent, même si le style est très différent, je trouve que ce flou dans le dessin donne une impression supplémentaire de douceur et de tendresse. J’apprends ici qu’il a réalisé ce livre entièrement aux doigts, sans pinceau.

Le texte n’est composé que de quelques mots, le plus souvent des onomatopées.

Il ya les moments de calin, les moments de chahut :

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Il y a les moments d’exploration aussi : le toboggan, les bébés nageurs, la première descente en luge…

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J’aime l’idée des mains des parents qui accompagnent l’enfant tant qu’il en a besoin. Mais qui, le jour où il n’en a plus besoin, n’hésitent pas à le laisser partir :

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“Et soudain… un… deux… trois… sans les mains !”

Petit détail, j’ai apprécié que les couleurs des vêtements du bébé soient neutres afin qu’on puisse s’imaginer comme on le souhaite une fille ou un garçon.

Le magicien adore ces deux livres, que je lis très souvent (à tel point que je tarde un peu à les rendre à la bibliothèque, pas bien !). Comme ils sont cartonnés, il peut les manipuler, et commence à comprendre qu’on peut tourner les pages (pas encore qu’il faut le faire page par page et toujours dans le même sens pour qu’on puisse lire l’histoire). Bon, on a encore un peu de mal à lui faire comprendre que les livres de la bibliothèque, on ne les met pas à la bouche…

Edit d’octobre 2015 : en ce moment, on a ressorti les mains de papa qu’on lit beaucoup avec la puce, et le magicien est également ravi de le réécouter !

Lire aux tout-petits (quatrième partie) : idées de titres

Après pourquoi lire aux tout-petitscomment le faire et quelques conseils pour choisir des livres, voilà une petite bibliographie.

Sons, rythmes et rimes : 

Lier chansons, comptines ou “bruitages” à l’image, c’est un des meilleurs moyen d’aborder le livre avec le tout-petit.

Une poule sur un murUne poule sur un mur de Stefany Devaux, un de mes titres préférés de la collection Pirouette. Il réunit la comptine “une poule sur un mur” et la berceuse “l’était une petite poule grise”. J’ai choisi cet exemple, mais encore une fois toute la collection est à découvrir. On y trouve à la fois des berceuses (comme fais dodo Colas mon petit frère, aux illustrations très douces) ou des comptines beaucoup plus rythmées (comme la Totomobile). Relié.

c-est-la-p-tite-bete.jpgC’est la p’tite bête d’Antonin Louchard : C’est la p’tite bête qui monte, qui monte, qui monte… Mais qu’y a-t-il donc tout là-haut ? Un petit format cartonné (donc facilement manipulable par le tout-petit) qui reprend la célèbre comptine et joue sur les onomatopées. Ce livre a donné naissance à toute une série d’albums avec cette même “petite bête”, avec ou sans texte. Ce livre est publié dans la collection “Tête de Lard” chez Thierry Magnier, dans laquelle vous pouvez piocher pour les livres pour petits. Cartonné.

le-livre-des-bruits.jpgLe livre des bruits de Soledad Bravi : Voici le livre des bruits, de presque tous les bruits. Pour bien se rappeler que la trompette fait pouêt, que le pétard fait boum, que le loup fait oooouuuh et le hibou ouh ouh, que le rhume fait atchoum et les épinards beurk (et le lapin fait “tntntnstn”, et bin je suis nulle en bruit du lapin!). Des dessins drôles et colorés (avec de forts contrastes donc parfait pour les tout-petits). C’est rare de trouver autant d’humour dans ce type de livre. Comme il est assez épais et que chaque page est indépendante, il est sympa à laisser manipuler par un tout-petit qui peut sans problème aller et venir dans le livre, sauter des pages, revenir sur ses pages préférées… Il existe un jeu sur iPad et iPhone adapté de ce livre, mais je ne l’ai pas testé. Il fait partie des premiers livres que j’ai acheté pour le magicien. (du même auteur, voir aussi le livre des cris). Cartonné.

travaux-en-cours.jpgTravaux en cours de Taro Miura : L’auteure invite l’enfant sur un vrai chantier avec ses ouvriers, ses machines, ses panneaux d’interdiction d’entrer, son port du casque obligatoire, etc. Des silhouettes noires sur fond “papier craft”, des onomatopées et les bruits des différentes machines. Ce livre est malheureusement épuisé mais on le trouve encore facilement en bibliothèque ! Relié.

et-badaboum.jpgEt… badaboum de Sabine de Greef : L’oiseau tombe de la branche sur le chat qui fait miaou, qui tombe sur le chien qui fait wouf, qui tombe sur le mouton qui fait bêêê qui tombe sur la vache, qui fait meuh. Et la vache donne un grand coup de patte à la pyramide sur son dos et boum badaboum, tout le monde tombe par terre ! Un livre qui s’ouvre verticalement, les enfants qui s’amusent à deviner de quel animal il s’agit avant qu’on le voit entièrement… Cartonné.

Papa, maman, bébé

Beaucoup-de-beaux-bebes.jpgBeaucoup de beaux bébés de David Ellwand : un imagier de photos en noir et blanc. On s’intéresse surtout aux visages et aux expressions (bébé rit, bébé pleure, etc), mais aussi aux corps. Le livre se termine sur un miroir pour que les tout-petits découvrent leur propre image. Je suis à chaque fois impressionnée de voir à quel point ce livre “parle” aux bébés, en général ils sont complètement fascinés ! Relié ou cartonné.

mon papa browneMon papa et ma maman d’Anthony Browne : un tout-petit décrit ses parents. Plein d’humour et de comparaisons originales. Le motif de la robe de chambre à carreaux du papa et de la robe à fleur de la maman reviennent de pages en pages (et les tout-petits comprennent grâce à ce motif que c’est toujours le papa qui est représenté sous les trais d’un gorille ou d’un hippopotame par exemple, ce qui montre leur excellence en lecture de l’image). Cartonné ou relié.

boite des papasLa boite des papas d’Alain Le Saux dont j’avais déjà parlé ici. Ces livres d’Alain Le Saux qui présentent un fils et son père dans différentes situations de la vie courante sont réédités dans des petits coffret de 4 livres chacuns, plus facilement manipulables (et c’est drôle de les sortir de la boite et de les ranger !). Texte très simple, couleurs vives et toujours une dose d’humour. J’adoooore ! Ce sont les premiers livres que j’ai offert à mon demi-frère, et j’ai déjà prévu d’acheter une des boites (il y en a 4 différentes) pour le magicien. Cartonné.

des papas et des mamans ashbéDes papas et des mamans de Jeanne Ashbé dont j’avais déjà parlé ici. Un grand format, des illustrations pleines pages qui montrent des papas et des mamans très différents dans des scènes de la vie quotidienne. Ce livre se conclut sur l’importance de l’amour des gens qui entourent bébé. Les illustrations de Jeanne Ashbé, auteur de référence pour les tout-petits, sont un peu (trop) classiques à mon goût, mais ce livre est plein de tendresse et les situations parlent aux enfants. Relié.

le-papa-qui-avait-10-enfants.jpgLe papa qui avait 10 enfants de Bénédicte Guettier : il était une fois un papa qui avait dix enfants. Tous les jours il mettait 10 bols sur la table du petit déjeuner. Enfilait 10 tee-shirt, 10 pulls, 10 pantalons et 20 chaussettes… Mais en secret, il construisait un bateau pour partir dix mois tout seul, tranquille… pour au final tenir seulement 10 jours sans ses enfants ! (pour une fois que c’est le papa qui s’occupe seul de ses enfants, on en profite !). Un grand format, des illustrations toutes simples, et un livre pour dire à la fois l’amour porté à ses enfants et le besoin de décrocher, parfois. Relié.

sur-les-genoux-de-maman.jpgSur les genoux de maman d’Ann Herbert Scott : Michaël, sa poupée, son bateau, le bébé, aiment plus que tout se blottir contre maman, sous la couverture d’élan, et en avant, en arrière, en avant, en arrière… ils se balancent. Un album aux dessins très doux, parfait pour un moment calme et calin. Il aborde aussi la jalousie d’un ainé pour un petit frère, mais sur les genoux de maman, il y a de la place pour tous ! J’aime que les différences culturelles ne fassent que renforcer l’universalité du lien parent/enfant. Relié.

La vie quotidienne 

L’enfant aime retrouver dans les livres son univers. Et de nombreux parents cherchent des livres pour accompagner certains moment de la vie de leur enfant (moment du coucher, propreté, entrée à la crèche ou à l’école, arrivée d’un deuxième bébé dans la famille…). Je trouve cela très positif et très utile, mais beaucoup d’ouvrages sont alors à mes yeux trop descriptifs ou trop franchement illustratifs. Il ne faut pas oublier la forme pour ne garder que le fond. Il ne faut pas oublier non plus qu’un enfant est capable de trouver ce dont il a besoin dans des univers très différents. Je me souviens d’un accueil parent/enfant avec un petit garçon d’environ deux ans et sa maman enceinte du second. Sa maman essayait de lui lire un livre sur l’arrivée d’un autre bébé, lui s’en désintéressait et a passé presque toute la séance avec la petite boite jaune de Carter, et plus précisément sur une page où il y avait une petite boite jaune cachée dans une grande boite jaune (et qu’on pouvait voir par une petite trappe). Un moyen un peu plus détourné mais bien réel de l’aider à appréhender la grossesse de sa maman !

blanc sur noirNoir sur blanc et Blanc sur noir de Tana Hoban : des petits livres qui peuvent à première vue sembler austères aux parents mais qui sont parfaits comme premiers livres pour les bébés car les forts contrastes leur permettent de bien distingue les formes. Petits imagiers cartonnés, sans texte, ils présentent des objets familiers pour bébé (biberon, ours en peluche…) mais aussi des objets moins courants, pour permettre la découverte.

et-pit-et-pat-a-quatre-pattes.jpgEt pit et pat à quatre pattes de Jeanne Ashbé. Dans ce livre, on se place du point de vue du tout-petit, et l’univers familier de la maison prend une autre dimension ! Relié.

Tout-va-bien-Merlin.jpgTout va bien Merlin d’Emmanuelle Houdart. Merlin s’inquiète car d’étranges personnages se cachent dans ses endroits favoris, boivent son biberon ou jouent avec ses cubes. Juste le temps de tourner la page et le personnage apparaît en entier et révèle sa vraie nature. Mais les intrus ne sont que tendresse à partager. Un superbe album pour vaincre la peur de l’inconnu : les personnages ne sont que douceur et sont disposés à jouer avec le petit garçon. Les illustrations d’Emmanuelle Houdart peuvent être un peu déstabilisantes au départ, mais elle réussit à créer un très bel univers et on s’attache rapidement à son style (et les enfants y sont sensibles). L’album est construit avec beaucoup de soin (chaque personnage a sa couleur dominante), il y a toujours des détails amusants. Et j’adore la manière dont l’auteur mêle univers familier de l’enfant (pot, biberon, poussette) et créatures fantastiques. Bref, un de mes gros coup de coeur. C’est d’ailleurs le premier livre que j’ai lu à mon fils. Relié.

grosse-colere.jpg Grosse colère de Mireille d’Allancé : Robert est de très mauvaise humeur, et son papa l’a envoyé dans sa chambre. Alors Robert sent tout à coup monter une chose terrible : une énorme colère qui détruit tout sur son passage. Mais il prend aussi conscience que cette grosse colère ne dure pas. La mise en image de la colère est à mon avis très utile pour les enfants de 2-3 ans. Relié.

c-est-l-heure-du-bain-petit-lion.jpgC’est l’heure du bain, petit lion de Taro Gomi : C’est l’heure du bain pour le petit lion. Sa maman lui demande de se déshabiller. Une drôle d’idée, et pourtant, rien de plus facile pour le lionceau qui ôte crinière et fourrure… laissant apparaître un ours, puis un petit garçon. Taro Gomi est un auteur japonais très prolifique, qui a publié de très nombreux livres pour les tout-petits. C’est une valeur sûre ! Relié.

tetine-de-Nina.jpgLa tétine de Nina de Christine Naumann-Villemin : “Quand vas-tu enfin arrêter de sucer cette tétine ?”, demande Maman un peu énervée à Nina. “Jamais”, lui répond Nina. Elle veut l’emporter partout avec elle : au parc, à la piscine, au travail quand elle sera grande, et même à son mariage. Maman n’est pas trop d’accord. Et le loup, lui, qu’en pense-t-il ? Imiter Nina qui parle avec sa tétine dans la bouche est très drôle (à lire les dents serrées). Les dessins sont super sympa, et Nina est une petite fille qui a le sens de la répartie ! Dans la même série, un petit frère pour Nina sur l’arrivée d’un nouveau bébé (un peu moins réussi à mon sens, mais les enfants qui ont aimé le premier seront heureux de lire la “suite”). Relié.

au-lit-petit-monstre.jpgAu lit petit monstre de Mario Ramos : Quand papa décide de coucher son petit monstre il lui faut beaucoup de patience ! Entre le bisou à maman, le brossage des dents, le pipi, le verre d’eau…. Il est vraiment difficile de faire dormir un petit monstre! Relié.

papa.jpgPapa de Philippe Corentin : Au lit, on lit. Ensuite, on dort. Mais soudain, on entend un grand cri : papa ! Un livre où le monstre n’est pas forcément celui que l’on croit ! J’aime bien que ce ne soit pas systématiquement à la maman qu’on s’adresse en cas d’inquiétude. Parfait pour découvrir Philippe Corentin, que les enfants retrouveront avec plaisir un peu plus grand dans d’autres histoires. Il y a beaucoup d’autres livres sur les terreurs nocturnes, souvent pour les un peu plus grands. Je conseille en particulier il y a un cauchemard dans mon placard et Scritch scratch dip clapote. Relié.

tout-le-monde-y-va.jpgTout le monde y va d’Emile Jadoul : Le cow-boy, le papa, la princesse, l’indien, la sorcière et la maman… mais où vont-ils tous d’un pas si pressé ? Aux toilettes ! Un livre plein d’humour sur la propreté. On se place à hauteur d’enfant (on ne voit que les jambes des personnages). J’aime aussi beaucoup je veux mon p’tit pot de Tony Ross. Cartonné.

Bebes-chouettes.jpgBébés chouettes de Martin Waddell et Patrick Benson. 3 bébés chouettes attendent leur maman. Est-ce qu’elle va rentrer ? J’aurais pu mettre ce livre dans une autre catégorie, mais à mes yeux, c’est un bon exemple d’histoire qui permet d’aborder une problématique importante pour le tout-petit (la séparation avec la mère, l’idée qu’elle va revenir) de manière imagée et poétique. Ma maman, qui est institutrice en première année d’école maternelle, utilise souvent ce livre en début d’année, et c’est efficace pour rassurer les enfants et à mes yeux bien plus intéressant qu’une histoire de maman qui vient chercher son enfant à l’école, parce que ce livre contribue aussi à la découverte d’un univers différent (le nid de la chouette, la forêt…). Relié.

A force de rajouter des titres, de se dire “ah oui il faut absolument que je parle de celui-là”, je me suis étendue plus que prévu et j’ai donc décidé de couper cet article en deux. La suite très vite, donc.