Les indispensables de maternelle

Il y a peu, ma copine Chloé a fait un « top 20 des albums à avoir en maternelle ». Je l’attendais avec impatience parce que j’avais déjà vu ses top 20 des albums à avoir en crèche. Mais autant sur les sélections en crèche, j’aurais choisi quasiment les mêmes, autant pour les maternelles, je me suis rendu compte que ma liste serait très différente (sans du tout remettre en cause la qualité des albums qu’elle a choisis !). Quand je lui ai dit que je n’aurais pas du tout fait la même liste, elle m’a bien sûr demandé la mienne.

Et la voilà ! Bon, je vous le dis tout de suite, je n’ai pas réussi à me restreindre à 20. Je me suis accordé 25 titres.

Nous n’avons pas procédé exactement de la même façon. Elle propose essentiellement des nouveautés, des livres engagés, des coups de cœur. Si j’ai proposé quelques coups de cœur récents, j’ai réfléchi plus en terme de “classiques”, de livres que j’utilise déjà depuis un certain temps avec des classes, et dont je ne me lasse pas. De livres qu’à mes yeux les enfants devraient connaitre pour avoir une culture en littérature jeunesse aussi.  Je me suis demandé à un moment si ça valait le coup de citer les livres que tout le monde connait, mais je les ai mis, puisque ce sont bien des « indispensables ».

Nos listes sont aussi, je pense, le reflet de nos positionnements professionnels différents. Elle, lectrice, fait essentiellement de la lecture individuelle ou en petit groupe. Si à la bibliothèque on conseille les parents et les enfants, avec les enfants de maternelle on lit plutôt à des groupes plus importants, à des classes ou en heure du conte. C’est donc sur les livres que je lis aux classes que je m’appuie pour cette sélection. Ce qui suppose certains critères : des livres grands formats, sans trop de détails dans les illustrations, faciles et agréables à lire à haute voix.

Mais je ne suis pas enseignante. En tant que bibliothécaire, je fais uniquement des lectures « plaisir » et même si pour certains titres je peux avoir des pistes d’utilisation pédagogique en classe, ce n’est pas mon métier. Des enseignantes choisiraient donc peut être différemment…

 

Mais trève de blabla, voilà ma sélection. Classée par auteur, pour me simplifier la vie.

feu petit pierreAu feu, petit Pierre ! d’Adrien Albert (école des loisirs, 2014)

Un incendie ! Vite, Petit Pierre, aidé par Jars et Orang-Outang, vont affronter les flammes et sauver Mamie et Bubulle, son poisson rouge !

Soyons clairs : à cet âge là, un livre sur les pompiers, c’est toujours un succès. Et celui-ci apporte en plus une bonne dose de fantaisie et l’univers des jeux d’enfants.  (Chloé en parle ici).

 

bébé marchéBébé va au marché d’Atinuke et Angela Brooksbank (éditions des éléphants, 2017)

Une femme fait le marché, son bébé dans son dos. Bébé qui est si mignon qu’il se fait offrir par les marchands 6 bananes, puis 5 oranges, puis 4 biscuits… Et maman qui ne remarque rien !

Des illustrations colorées magnifiques, une narration en randonnée qui fonctionne très bien, la bouille de ce bébé tellement mignon… Et cette maman qui ne remarque rien de ce qui se passe dans son dos ! Pour les plus grands, c’est aussi un livre à compter.(Chloé en parle ici)

Et on peut retrouver ce bébé qui grandit dans bébé est bien caché puis dans Bintou la casse-cou, et c’est toujours autant de plaisir.

 

chat plus bête du mondeMon chat le plus bête du monde de Gilles Bachelet (Seuil, 2004)

Le chat de Gilles Bachelet adore se prendre pour un coussin, dormir sur la télé ou faire sa toilette. Il est aussi vraiment très très bête. Et ressemble drôlement à un éléphant.

Le décalage du texte et de l’image est particulièrement savoureux dans cet album, surtout quand on lit le texte avec un sérieux de ministre. Les enfants sont souvent décontenancés avant d’en rire tout autant que nous. A réserver plutôt aux grands cependant, justement pour pouvoir rire de ce décalage. (Chloé en parle ici).

On retrouve son chat dans deux autres albums (quand mon chat était petit et des nouvelles de mon chat). Parmi les autres livres de cet auteur génial, Xox et Oxo et le chevalier de Ventre-à-terre sont tout aussi géniaux. Et très riches à exploiter en classe, grâce aux nombreuses références, à l’art dans le premier et à la littérature jeunesse dans le second.

 

dinosauresDinosaures, dinosaures de Byron Barton (école des loisirs, 1990)

Il y a très longtemps vivaient les dinosaures. Des gros dinosaures  et des petits dinosaures. Des dinosaures avec de longs longs cous et de longues longues queues. Des dinosaures furieux et des dinosaures peureux…

Après les pompiers, je continue à surfer sans vergogne sur les intérêts des petits avec les dinosaures. Mais j’aurais pu vous citer quasiment tous les albums de cet auteur, particulièrement efficaces avec les petites sections. Des sujets porteurs (les dinosaures, les voitures, les engins de chantier…), des textes simples, des couleurs vives et franches et des dessins qui peuvent facilement servir de support à des activités d’art plastique. Citons en particulier ma voiture, mon bus, sur le chantier, et la petite poule rousse et la toute petite dame pour les premiers contes. Et notons que quand il y a des personnages humains, il est toujours attentifs aux représentations : personnages racisés, femmes mécaniciennes ou capitaines de bateau…

 

bain berkLe bain de Berk de Julien Béziat (école des loisirs, 2016)

L’enfant quitte la salle de bain quelques minutes et catastrophe, Berk, le doudou cracra, tombe dans l’eau. Berk se noie ! Les jouets de bain s’activent pour lui venir en aide… Berk, lui, essaye de parler, mais avec la bouche pleine d’eau…

Une aventure, une vraie, pleine de suspens, de danger et de solidarité entre jouets. Et la touche d’humour pipi caca qu’il faut pour en faire un énorme succès. (Chloé en parle ici).

Et ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas la seule aventure de Berk. Il affronte un monstre horrible dans le mange doudou. Et la nuit de Berk ouvre un champ d’aventure génial : une salle de classe la nuit. Avec plein de références à la littérature jeunesse à la hauteur des enfants de cet âge là. Parfait pour les instits ! On attend impatiemment le nouveau de la série, l’œil de Berk, qui sort bientôt.

 

monstres poilule monstre poilu d’Henriette Bichonnier et Pef (Gallimard 1991, réédité en recueil en 2017)

Le monstre poilu a capturé le roi (poils aux doigts). Celui-ci propose de lui livrer le premier enfant qu’il croise en échange de sa liberté (poils au nez). Manque de bol, il tombe sur sa propre fille. Heureusement, la petite Lucile est vive, intelligente, impertinente et réussira à se débarrasser du monstre. Et ce, même si ce ne sont pas des manières de princesses (poil aux fesses). A mon avis, c’est génial pour bosser les rimes et la phonologie avec des grandes sections. Et en plus c’est drôle.

 

pierre et la sorcièrePierre et la sorcière de Gilles Bizouerne et Roland Guarrigue (Didier Jeunesse, 2016)

Pierre est un galopin qui n’a peur de rien. Pas même de l’horrible sorcière qui vit dans la forêt. Et quand, hop zou et frrrout elle l’enferme dans un sac, il a toujours une ruse pour réussir à s’échapper.

Les livres de la collection à petits petons de chez Didier Jeunesse sont des merveilles de premiers contes. Ecrits par des conteurs, ils sont vraiment faits pour la lecture à voix haute, entre chansons, rythmes et répétitions. On y trouve aussi les grands motifs des contes (et dans celui-ci on pensera à Pierre et le loup, à Poule Rousse ou à Hansel et Gretel), pour commencer à familiariser les enfants avec mais aussi pour faire des mises en réseau d’albums. Je les aime tous d’amour et il a été très difficile pour moi de choisir, mais celui-là est particulièrement jubilatoire. Je l’ai prêté à l’enseignant de ma fille qui travaille sur les sorcières, il a voulu le garder (“pour apprendre les insultes de sorcières” dixit ma fille). (Chloé en parle ).

 

gorille browneUn gorille d’Anthony Browne (Kaléidoscope 2012)

Le livre à compter, c’est un incontournable de maternelle. Celui là commence de façon très classique : un gorille, deux orangs-outans, trois chimpanzés… Mais sera finalement bien plus riche, rappelant que nous sommes tous issus des grands singes, tous de la même famille. Les illustrations sont superbes, et les singes tellement expressifs. (Chloé en parle ici).

 

école marsusl’école des p’tits marsus de benjamin Chaud (Little Urban, 2017)

Comme chaque matin, les petits marsus se préparent pour aller à l’école. Sur le chemin, il faut faire attention en traversant. Après le bisou aux parents, on enchaine le cour de musique, la gym, la cantine…

Les enseignants de maternelle cherchent très souvent des albums sur la journée d’école. Celui-ci répondra à cette attente, tout en y apportant une bonne dose de fantaisie. Très proche du quotidien des enfants… mais dans la jungle d’Amérique du Sud ! A la cantine, on mange des mangues et des termites et forcément, le paresseux est “le meilleur professeur de dodo de toute la jungle”. Avec les illustrations pleines de détails et d’humour de Benjamin Chaud. Nul besoin de connaitre le marsupilami pour en profiter, les enfants adopteront très vite cette famille et pourront la retrouver dans d’autres aventures. (Chloé en parle ici).

 

plouf corentinPlouf ! de Philippe Corentin (école des loisirs, 1991)

Au fond d’un puit, un loup aperçoit un fromage. Il se penche pour l’attraper… et tombe dans le puit ! Comment va-t-il se sortir de là ?

Le format à la verticale du livre fonctionne particulièrement bien pour figurer la profondeur du puit. C’est une excellente première rencontre avec l’univers de l’auteur, aussi drôle qu’intelligent. Et qui met tellement bien en valeur l’importance du langage ! (Chloé en parle ).

On peut ensuite poursuivre avec Patatras, le roi et le roi, Zigomar n’aime pas les légumes, Pipioli la terreur, l’ogre, le loup et la petite fille, etc, etc. Questions idiotes est à mourir de rire avec les enfants : mais comment font les adultes pour poser des questions aussi bêtes ?

Grand classique des maternelles, vous trouverez facilement des ressources pour l’exploiter en classe.

 

princesse kevinPrincesse Kevin de Michael Escoffier et Roland Guarrigue (P’tit Glénat, 2018)

Kevin a décidé de se déguiser en princesse.

Vous me connaissez, je ne pouvais pas proposer de sélection sans un livre antisexiste. Vous savez aussi que j’en ai des dizaines sous le coude et que ça n’a pas été facile de choisir. Mais celui-là est un plaisir de lecture, il est drôle, les images sont expressives. Et la question des vêtements, des déguisements genrés est à mes yeux indispensable à aborder en maternelle. J’avais envie de narration, plutôt que d’un album manifeste. Mais vous en trouverez de nombreux autres ici.

 

pleine lune guilloppéPleine lune d’Antoine Guilloppé (Gautier-Languerreau, 2010)

Par une nuit de pleine lune, le loup ouvre les yeux, le renard sursaute…Tous les animaux sont intrigués par ce bruit étrange.

J’aime montrer aux enfants de nombreux types d’illustrations, sortir aussi de la forme classique de l’album. Les illustrations découpées de ce livre, qui ressemblent à de la dentelle, sont d’une beauté rare et laissent bouche bée. Les animaux de la forêt, mais aussi le travail du noir et blanc donnent plein de possibilités d’exploitation en maternelle. (et pour ceux qui s’inquiètent de sa fragilité, ces livres sont moins fragiles qu’ils en ont l’air et ne sont pas trop abimés). Et on peut aussi découvrir l’univers de la savane africaine, de la jungle, de la mer, du grand nord, du désert… (Chloé parle de plein soleil ici)

 

chut planChut, on a un plan ! de Chris Haughton (Thierry Magnier, 2014).

Tiens, un oiseau ! Le plus petit aimerait bien sympathiser, mais les grands sont bien décidés à l’attraper. Chut, on a un plan ! Mais chaque tentative pour l’attraper se solde par un échec… douloureux. N’y aurait-il pas une meilleure solution pour approcher l’oiseau ?

J’en parlais là.

Tous les livres de Chris Haughton sont des merveilles et pourraient figurer dans cette liste. Son premier, un peu perdu, est déjà devenu un classique de maternelle, en tout cas mes deux enfants ont travaillé dessus à l’école. Mais j’aime aussi beaucoup proposer celui-ci. Parce que c’est un bonheur à lire à voix haute, grâce à l’alternance des niveaux de voix (on chuchote, on crie…). Et j’aime particulièrement le jeu de couleurs, le camaïeu de bleus de la forêt sur lequel se détache nettement l’oiseau (orange, rose, violet vif).

 

joyeux abécédaireLe joyeux abécédaire de Maria Jalibert (Didier Jeunesse, 2016)

C’est un abécédaire pas comme les autres. Déjà, parce que Maria Jalibert a l’idée géniale d’illustrer ses livres de petits jouets en plastique. Et parce qu’on y croise des animaux assis sur une asperge, un caniche crâneur dans une calèche, un squelette avec un sèche-cheveux (mais sans savon), ou un taureau terrifiant regardant la télé. Un abécédaire, oui, mais surtout un univers de découvertes et d’humour. Le travail sur les petits jouets me semble particulièrement intéressant à exploiter en classe. Chloé en parle ici.

Et pour les plus jeunes, l’imagier Bric-à-brac et l’imagier couleurs (qui extrait certaines pages du précédent) sont aussi des merveilles.

 

tu nous emmènes kasanoTu nous emmènes ? de Yuichi Kasano (école des loisirs, 2015).

Le héros et son père ont construit un avion. Oui, rien que ça. Ils sont prêts à décoller… quand les animaux arrivent les uns après les autres avec cette question : “tu nous emmènes ?”. Pas de problème, il suffit d’un peu de bricolage ! (Chloé en parle ici).

Ah, les jeux d’accumulation des albums de Kasano, quel plaisir ! On entasse, on accumule, et ça marche ! Ils fonctionnent à tous les coups ! Même chose dans Bloub bloub bloub et A la sieste tout le monde !, incontournables en petite et en moyenne section.

 

presque toutPresque tout de Joelle Jolivet (Seuil, 2004)

Après un livre à compter et un abécédaire, il me fallait un imagier. Et je n’ai pas hésité une seconde. Celui-là est mon préféré. J’en avais d’ailleurs déjà parlé ici. Son grand format, la variété des thèmes présentés, la beauté des dessins… Un livre marquant. Et Zoo logique et Costumes sont tout aussi merveilleux.

 

Anton rabat-joieAnton et les rabat-joie d’Ole Konnecke (école des loisirs, 2013)

Personne ne veut jouer avec lui ? Tant pis, Anton s’allonge par terre, et il est mort. Complètement mort.

Un album à hauteur de jeu d’enfants, où on peut jouer à être mort. Parfaitement mort. Sur les petites jalousies, la gestion des conflits, sur l’imagination. Un album drôle, aussi. On retrouve Anton et ses copains dans plusieurs autres albums, mais celui-là reste mon préféré.

 

écureuil première neigeL’écureuil et la première neige de Sebastien Meschenmoser (Minédition, 2009)

L’écureuil et ses amis Ours et Hérisson ont décidé de ne pas hiberner tant qu’ils n’auront pas vu la première neige. Mais ils n’ont jamais vu la neige ! Comment savoir si elle n’est pas déjà là ? Tout ce qu’ils savent, c’est que la neige c’est blanc, froid et humide…

Cette série d’albums de Sebastien Meschenmoser est ma série d’albums préférés de toute la littérature jeunesse, je crois. Les dessins sont magnifiques, les animaux sont d’une expressivité incroyable, c’est drôle, décalé, loufoque, plein de détails… Celui-ci est celui que je trouve le plus accessible pour une lecture en groupe en maternelle, mais l’écureuil et la lune et l’écureuil et le printemps sont des bijoux aussi.

 

bateau zouglougloule bateau de Monsieur Zouglouglou de Coline Promeyrat et Stefany Devaux (Didier Jeunesse, 2000)

Monsieur Zouglouglou a fait un bateau d’une coquille de noix. Il est rejoint à bord par une souris, une rainette, un lapin… Mais le bateau va-t-il rester à flots avec autant de passagers ?

Je vous ai déjà parlé avec Pierre et la sorcière de la collection à petits petons. Je lis le premier plutôt aux grands, celui-ci est idéal pour les petits. Un album randonnée, avec une petite chanson qui revient comme un refrain, les animaux qui s’ajoutent… Jusqu’à la chute finale. Si on veut “mettre les livres en réseau”, ça vaut le coup de lire aussi la promenade de Monsieur Gumpy de John Bunrningham, malheureusement épuisé mais qu’on trouve encore en bibliothèque. Et dans la collection à petits petons, mes autres chouchous pour les petits sont quel radis, dis donc !, et vogue la petite souris, on y va, papa !, la moufle et roulé le loup. Aux moyens et aux grands, je lis le loup et la mésangePatouffèt’, la souris et le voleur, la cocotte qui tape-tip-tope, l’ogre Babborco…

 

chasse à l'oursla chasse à l’ours de Michael Rosen et Helen Oxenbury (Kaleidoscope, 2018 pour l’édition actuellement disponible)

“Nous allons à la chasse à l’ours. Nous allons en prendre un très gros. La vie est belle, nous n’avons peur de rien !”

Y’a-t-il encore besoin de présenter cet album ? Je n’en suis pas certaine mais je ne pouvais pas faire une liste d’indispensables sans en parler. La justesse du texte, les répétitions, l’accélération de la lecture à la fin… Un vrai plaisir ! Et très riche à exploiter en classe, ma fille en a fait une version géniale avec sa maitresse, l’année dernière, en moyenne section. (Chloé en parle ici).

 

heure bleuel’heure bleue d’Isabelle Simler (éditions courtes et longues, 2015)

“Le jour s’éloigne… bientôt la nuit… Entre les deux, elle passe… C’est l’heure bleue.” Et des animaux, des oiseaux, des fleurs bleues, il y en a !

Un album grand format aux illustrations merveilleuses, apaisantes. Isabelle Simler a le talent rare de rendre poétique la biologie, la science. Et les ailes des morphos bleus étincellent sur les ipomées. Un des rares albums que je peux lire autant à des enfants de crèche qu’à des CM2. (Chloé en parle ici).

En classe, ce travail sur les couleurs peut en inspirer d’autres, comme l’autrice le montre sur son site, avec les livres oranges, gris et violets d’élèves de primaire. Et parmi ses autres livres, Plume et la toile, entre l’album et le documentaire, sont géniaux aussi.

 

atchoumA-a-a-a-atchoum ! de Philip et Erin Stead (Kaléidoscope, 2011)

Amos McGee travaille au zoo. Tous les jours, il passe voir ses amis (l’éléphant, la tortue, le hibou, le rhinocéros et le manchot). Mais le jour où il tombe malade, ce sont eux qui lui rendent visite.

Un bonheur d’album aux illustrations rétro et un peu désuètes. Un décalage jubilatoire quand on voit les animaux du zoo dans l’appartement du gardien. Des beaux détails dans l’illustration. Un livre qui nous rappelle l’importance de prendre soin de ses amis, aussi. Bref, une perle. (Chloé en parle ici).

 

trois brigandsles trois brigands de Tomi Ungerer (école des loisirs, 1968)

Trois brigands qui dévalisent les voyageurs jusqu’à ce qu’ils tombent sur Tiffany, une petite fille dont ils décident de s’occuper.

Est-il encore nécessaire de présenter cet album ? Les habits noirs et les chapeaux noirs des brigands, la grande hache rouge, l’univers nocturne, les cheveux blonds de Tiffany qui se détachent…

Il sera d’ailleurs réédité en très grand format au moins de novembre, idéal pour la lecture à un groupe !

 

bou et les 3 zoursBou et les 3 zours d’Elsa Valentin et Ilya Green (Atelier du poisson soluble, 2008)

“L’était une fois une petite Bou qui livrait dans la forest avec sa maïe et son païe. Un jour elle partit caminer dans la forest pour groupir des flores.

– Petite Bou, ne t’élonge pas troppe, lui dirent sa maïe et son païe.

– Dakodak, respondit Bou.”

A partir de l’histoire archi-connue de Boucle d’or (vous la voyez, les instits, la mise en réseau ? ^^), Elsa Valentin crée une langue qui n’appartient qu’à cet album. Une langue fait de mots étranges, inventés. De mots valises qu’on aurait envie d’employer tous les jours (confordouillette, panitrouiller). Une langue qui fait appel à l’anglais, à l’espagnol, au créole, au latin… à l’argot, aux mots d’enfant… Une langue qui est autant un délice à lire qu’à écouter (je vous conseille quand même de vous entrainer un peu avant de le lire à voix haute). J’en parle longuement ici, mais je veux redire à quel point jouer sur la langue, et montrer aux enfants qu’on peut le faire, est à mes yeux un cadeau précieux à leur faire. Et en plus, il est illustré par Ilya Green. (Chloé en parle ici).

 

soupe caillouUne soupe au caillou d’Anaïs Vaugelade (école des loisirs, 2000)

Le loup propose à la poule de faire une soupe au caillou. Intriguée, elle accepte, mais elle ajouterait bien un peu de céleri. Chaque animal qui arrive ajoute un autre légume “pour donner du goût”.

Ce vieux loup fatigué, qui inspire d’abord la crainte, réussira ainsi à partager un repas convivial avec d’autres animaux. Un album sur les apparences qui sont parfois trompeuses, sur le partage. “Rien ni personne n’est jamais tout blanc ni tout noir, telle est la morale de cette histoire, racontée dans une langue à son image, aussi enjouée que profonde.” (source). Un album magnifique à proposer aux enfants. L’occasion de faire de la soupe en classe ! Et vous trouverez d’autres versions de ce conte : une version africaine, une version qui se passe en Chine

Si je cite seulement cet album de Vaugelade aujourd’hui, les merveilles sont nombreuses dans son oeuvre. Les livres de la famille Quichon sont des très chouette et Zuza est une héroïne géniale à proposer aux petits comme aux grands. Les fans de dinosaures et les autres trouveront leur bonheur avec l’ami du petit tyrannosaure. Mais mon autre chouchou avec les maternelles, c’est l’anniversaire de Monsieur Guillaume et ses coquillettes au jambon d’anniversaire. 

 

Et voilà ! 

Avec nos 2 listes, ça vous fait déjà une belle bibliothèque !

Salon de Montreuil 2017

C’est un rituel, chaque année ou presque, je fais un *petit* compte rendu de mon tour au salon de Montreuil.

Cette année, j’y suis allée 3 fois : vendredi avec des amies, dimanche en famille et lundi pour la journée professionnelle. Repérage de nouveautés, (plein de) dédicaces, achats de cadeaux de Noël, visite de l’expo, spectacle, et intervention dans une table ronde, ça a été très riche !

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A Montreuil, il y a les livres qu’on découvre, qu’on achète. Mais aussi nos chouchous, ceux qu’on a lu cent fois, et qu’on emporte précieusement parce qu’on a repéré que les auteurs étaient présents.

Pour moi cette année c’était Ni poupées ni super héros de Claire Cantais, à la ville brûle que j’ai chroniqué en détails sur fille d’album. Dédicacé pour les enfants, pour les accompagner encore un peu plus dans leur liberté, le magicien, en ce moment, me demande souvent “hein on a le droit de faire ça quand on est un garçon ?”…

 

Pour le magicien, c’était la tribu qui pue d’Elise Gravel et de Magali Le Huche aux éditions les fourmis rouges (qui fait décidément de chouettes bouquins, et je ne dis pas seulement ça parce qu’ils éditent Emmanuelle Houdart ^^). C’est LE coup de coeur du moment à la maison et il est très fier d’avoir désormais Fanette dans son livre !

La tribu qui pue, c’est donc l’histoire d’une joyeuse troupe d’enfants très heureux de vivre entre eux, à poil, dans la nature. Mais la directrice de l’orphelinat est bien décidée à laver, habiller et faire rentrer dans les cases… C’est drôle, fin, super ! Une très bonne idée de cadeau de Noël !

 

Vous connaissez sans doute notre passion familiale pour Bulle et Bob ! La puce a choisi Bulle et Bob se déguisent “parce que c’est mon préféré !”. Ilya Green lui a décidé une magnifique Bulle, mais alors qu’elle lui rendait le livre, la puce s’est écrié “je veux Bob aussi !”.

Rien pour l’amoureux, mais depuis qu’il a eu sa propre dédicace de Oh non, Georges ! de Chris Haughton l’année dernière, il est comblé !

J’adore les dédicaces avec les enfants. J’adore la spontanéité avec laquelle ils parlent aux auteur·e·s (quand j’ai moi-même du mal à être à l’aise et à dire autre chose que “j’adore ce que vous faites !”).

Et puis il y a eu les achats…

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Oui, je sais, c’est franchement indécent… Mais cette année il y a beaucoup de cadeaux !

 

Celui-ci, à la recherche de la carotte bleue, les métiers de Sébastien Telleschi, c’est une découverte du magicien, qui commence à s’intéresser beaucoup aux livres jeux. Il a eu un coup de coeur sur le stand de little urban (qui a vraiment un catalogue super chouette, j’essayerai d’en reparler un peu ! En attendant, allez faire un tour sur leur site, d’autant plus intéressant qu’ils proposent de nombreux ateliers et activités en lien avec leurs albums). C’est bourré de détails et la carotte bleue n’est vraiment pas facile à trouver, ça va l’occuper un moment !

 

Un grand jour de rien de Béatrice Alemagna (Albin Michel Jeunesse) pour le magicien, parce que j’aime de plus en plus cette auteure, et qu’on a eu l’occasion de découvrir des originaux de cet album à l’exposition du salon, qui ont beaucoup intéressé le magicien. Dans cet album, un petit garçon se trouve coincé dans une maison de campagne, et n’a qu’une envie, jouer à tuer des martiens sur sa console. Jusqu’à ce qu’il se laisse emporter par toutes les possibilités que lui offrent l’extérieur. Les planches sont simplement magnifiques !

 

On aurait dit d’André Marois et Gérard Dubois (Seuil jeunesse), dédicacé par l’auteur (mais l’illustrateur n’était pas là malheureusement). Si ces illustrations rétro ne sont généralement pas ma tasse de thé, elles conviennent plutôt bien à cet album, qui est surtout un éloge de l’imagination des enfants, qui se laissent complètement embarquer dans leur histoire (non sans faire *quelques* dégâts dans la maison). La chute me fait beaucoup rire !

 

Le nouveau nid des petits marsus de Benjamin Chaud (Little Urban) fait partie d’une nouvelle série qui reprend en album jeunesse le célèbre héros de BD. C’est ultra mignon, plein de détails dans l’illustration comme toujours chez Benjamin Chaud. C’est le grand chouchou des enfants pour le moment, aussi bien du grand (5 ans) que de la petite (2 ans 1/2), parmi tous les livres rapportés du salon.

Et visiblement, les coussins avec les illustrations de Benjamin Chaud sont bien confortables pour faire une petite pause au milieu de la course du salon !

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L’ours qui ne rentrait plus dans son slip est un livre CD de Emilie Chazerand et Félix Rousseau de chez Benjamin média. J’en cherchais pour le magicien pour le “temps calme” de l’après-midi (quand sa soeur fait la sieste). Nous ne l’avons pas encore écouté mais les extraits que j’ai entendu, ce que j’ai vu en le feuilletant et le nom d’Emilie Chazerand dont j’ai adoré le dernier roman pour ados (la fourmi rouge chez Sarbacane) me font penser que ça va être très bien.

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J’ai déjà parlé un peu de ce documentaire pour préados et ados sur les règles par Elise Thiébaut et Mirion Malle chez la ville brûle ici. Je ne l’ai pas encore lu entièrement, mais j’ai apprécié les passages que j’ai lu et la diversité des représentations. Et j’en profite pour frimer avec mon nouveau tote bag avec lequel je me promène fièrement depuis quelques jours !

J’ai l’impression qu’on a beaucoup parlé de ce loup en slip de Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (Dargaud), mais si vous l’avez raté, il est hilarant ! Tout le monde dans la forêt est terrorisé par le loup (et tout un business s’organise, entre pièges à vendre et brigade anti-loup), mais il fait beaucoup moins peur avec son slip à rayures… On a cru qu’on ne réussirait jamais, avec Elise, à trouver le livre sur le salon, Dargaud n’ayant pas de stand, donc la dédicace est une grande victoire, merci à Sophie !

Chaque année, c’est mon rituel, je vais sur le stand de Minédition pour que l’éditeur me raconte une histoire, il a un don pour ça ! Et cette année, j’ai craqué pour trop grand, trop petit ! de Catherine Leblanc et Eve Tharlet, pour la puce qui a décidé qu’elle était grande et plus pikinote ! J’avais beaucoup aimé dans la même série est-ce que tu m’aimeras encore ? (sur l’amour inconditionnel des parents) et là voilà ! (sur l’arrivée d’une petite soeur) et là encore beaucoup de tendresse se dégage du dessin, alors je passe même sur la mère en tablier dans la cuisine.

Des fois, on a de la chance : on va voir la grande conteuse Catherine Zarcate (que vous pouvez par exemple découvrir ici), et on tombe aussi sur l’illustratrice du recueil, Irène Bonacina, qui nous fait un magnifique dessin ! Mes enfants sont ans doute un peu petits pour ce recueil, mais il contient un de mes contes préférés, le loukoum à la pistache.

Ce qui est chouette, au salon, c’est quand on découvre des albums qu’on ne pensait pas prendre, des illustratrices qu’on ne connaissait pas, en l’occurrence simplement parce qu’elle était à côté de Magali Le Huche en dédicace. Dans cet album, la retraite de Nénette (à l’école des loisirs), Claire Lebourg où elle invente une retraite libre à Nénette, orang-outang de la ménagerie du jardin des plantes qui y vit depuis 1972. La puce a été très marquée par sa visite à la ménagerie et a donc réclamé que ce livre soit pour elle, même s’il s’adresse à des plus grands.

Encore une découverte, cette fois grace au magicien qui s’est précipité sur ce livre-objet, le bout du bout de François David et Henri Galeron chez Motus (maison d’édition qui fait de la poésie et que je ne connaissais pas !). Un livre surréaliste, qui se déplie peu à peu, j’aime son côté un peu perché !

 

Et ensuite… les cadeaux !

Je n’ai malheureusement pas pu faire dédicacer Bergères Guerrières, de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais, par manque de temps (j’avoue que j’ai aussi du mal avec les méthode de Glénat puisqu’il faut acheter un album sur le stand pour avoir un ticket dédicace, ce que je trouve très nul). Je n’ai pas encore lu cette BD d’aventure en entier, mais j’ai beaucoup apprécié ce que j’en ai lu et ça a été un gros succès chez Sophie et ses filles. Je suis donc sûre que c’est un super cadeau pour ma cousine de 8 ans !
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Pour les neveux de Paul, presque 3 ans et 5 ans, loup gris et la mouche de Gilles Bizouerne (Didier Jeunesse). J’aime beaucoup cette série “loup gris” et je trouve que celui-ci est le meilleur. Loup gris avale une mouche. Malheur, il se met à bzzzzozoter ! Quand il croise une araignée, il se dit qu’il va l’avaler, et qu’elle mangera la mouche dans son ventre, et que son souci sera réglé. Mais ça ne va pas aussi bien se passer… C’est un régal à lire à haute voix, et un de mes derniers gros succès à l’heure du conte à la bibliothèque : enfants comme parents étaient écroulés de rire !

Pour mon neveu de 6 mois, un de mes chouchous, un des livres qu’on a lu en boucle avec nos enfants bébés : bon voyage bébé ! de Béatrice Alemagna (Helium). Je l’aime tellement que j’ai eu du mal à ne pas mettre toutes les pages ! Le coucher décrit comme un départ en voyage, avec une grande délicatesse et le talent de Béatrice Alemagna. Et en plus, on évite les stéréotypes !

Autre chouchou, autre cadeau dédicacé pour mon neveu, les mains de papa d’Emile Jadoul (pastel), mon préféré de cet auteur ! J’en avais parlé ici.

Vous connaissez mon amour pour Ilya Green. C’est un incontournable de nos cadeaux de naissance. Pour le petit dernier de la famille, nous avons donc craqué pour son dernier album chez Didier Jeunesse, les petits amis de la nuit, un joli défilé de doudous qui accompagnent le coucher d’un tout-petit. Le jeu de mat et brillant est discret mais réussi.

Et encore du Ilya Green, en livre CD cette fois, pour un grand bébé d’un an ! Elle illustre les chansons de Ceilin Poggi et Thierry Eliez, accompagnés non pas des traductions des chansons mais de poèmes de Murielle Szac. On n’y trouve pas seulement du jazz puisque les reprises vont de Barbara Streisand à Stevie Wonder en passant par les Beatles. L’amoureux les a vu en concert avec les enfants à la librairie du quartier et a aussi craqué pour nos enfants qui l’écoutent chaque soir au coucher depuis. Personnellement, j’aime particulièrement sa reprise de isn’t she lovely.

Enfin, ma belle-soeur m’a demandé un roman à Noël. Et vous savez que j’aime beaucoup faire lire des romans ados aux adultes, j’ai donc fait dédicacer pour elle un de mes gros coups de coeur de l’année, là où tombent les anges de Charlotte Bousquet (chez Gulfstream), donc j’ai parlé longuement ici.

 

Mais le salon du livre, ce ne sont pas que des achats ! Et j’ai la chance d’avoir un fils aussi motivé que moi pour en profiter ! Alors on est allés voir la lecture chantée par Pascal Parisot de son dernier livre disque, Superchat, les souffrances du gros Werther, illustré par Roland Garrigue, chez Didier Jeunesse. Werther le ver de terre est en train de se dessécher sur une terrasse, en plein soleil…Heureusement que superchat va venir à la rescousse ! C’est décalé et drôle. Un bon livre CD à offrir là encore !

superchat

Et puis vous aurez compris depuis le début de l’article que je suis fan d’Ilya Green, mais j’ai une tendresse particulière pour Bou et les 3 zours d’Elsa Valentin (à l’atelier du poisson soluble), un livre d’une inventivité incroyable. Alors pouvoir l’écouter lue par l’auteure à l’occasion de sa sortie en livre CD aux éditions trois petits points, c’était vraiment chouette ! et ça a été l’occasion d’écouter aussi un futur album à paraître en mars, Zette et Zotte à l’usine, affaire à suivre.

Et puis au salon de Montreuil, il y a une expo, cette année sur la représentation des enfants. L’occasion de retrouver certain·e·s illustrateur·trice·s que j’adore : Béatrice Alemagna (photos 1 et 2), Benjamin Chaud (photo 3), mais aussi d’en découvrir d’autres. Cette année, Annabelle Buxton (photo 4 et 5) et Audrey Celleja, dont j’avais déjà vu passer des albums, mais sans y prêter assez attention (photo 6 et 7) J’aurais aimer vous en montrer plus, mais les originaux sont, bien évidemment, sous verre, et c’est quasiment impossible de prendre une photo potable.

Bon, je vais arrêter mon article fleuve ici, mais vous n’en avez pas fini avec le salon ! Déjà parce que j’ai eu la chance d’intervenir lors d’une table ronde sur la diversité (ou plutôt le manque de diversité) dans la littérature jeunesse avec Diariatou Kebe de l’association Divéka/Diversité & kids, Penda Diouf, responsable d’une bibliothèque à Saint-Denis et Sophie Agié de légothèque, et que j’en parlerai en détails sur fille d’album et puis j’ai aussi repéré plein de nouveaux titres, en particulier sur la diversité. Si je ne ferai pas un article de blog (ça me prend trop de temps), j’essayerai d’ajouter un lien vers le fil twitter.

Salon de Montreuil 2013

Petit bilan de ma virée au salon du livre de Montreuil, avant de vous parler demain du thème du salon, les héros dans la littérature jeunesse.

Cette année, je ne suis pas revenue les mains vides :

Salon de Montreuil 2013

(Pas de loup est en double parce qu’il y en a un pour le magicien et un autre pour son cousin, cadeau de Noël !).

Sans compter le dernier numéro de Citrouille ou les (nombreux) catalogues d’éditeurs !

Et j’ai demandé plein de superbes dédicaces :

Salon de Montreuil 2013

L’année dernière, j’avais fait dédicacer tous les livres pour le magicien, y compris ceux qui n’étaient pas de son âge (d’ailleurs, quelques mois plus tard, j’ai eu l’occasion de rediscuter avec Philippe-Henri Turin, l’illustrateur de Charles à l’école des dragons, qui m’a demandé si mon fils avait aimé le livre, et qui a été un peu surpris d’apprendre qu’il n’avait même pas un an !). Cette année, j’ai fait dédicacer pour le magicien les livres que je lui lisais en ce moment, et j’ai assumé de ME faire dédicacer des livres, en particulier Costumes de Joelle Jolivet (que je prêterai peut être un peu au magicien, quand même !). Et j’en ai aussi fait dédicacer un pour mon collègue préféré trop triste de rater Anaïs Vaugelade :

Salon de Montreuil 2013

Et voilà  Joelle Jolivet et Jeanne Asbhé (particulièrement sympa, et j’ai appris plein de chose sur le livre que j’ai fait dédicacé, “pas de loup”, dont je vous parle bientôt) :

Salon de Montreuil 2013Salon de Montreuil 2013

J’ai assité à un super défi déssiné entre Gilles Bachelet et Benjamin Chaud (je mets des liens vers leur page facebook parce qu’ils y publient régulièrement des dessins inédits et complètement géniaux). Le concept ? Une grande feuille blanche, un thème choisi (la traversée des Alpes par Hannibal), chaque dessinateur a au départ une moitié de la feuille pour dessiner son héros : l’éléphant-chat de Gilles Bachelet et Pomelo de Benjamin Chaud. Et puis toutes les 5 minutes, des contraintes supplémentaires (ajouter une étoile, un fruit ou un légume, un monstre…). Et enfin, passer du côté de l’autre et compléter son dessin. Gilles Bachelet a ainsi pu… tuer Pomelo en le faisant tomber d’une falaise !

Un moment génial, voir l’imagination de ces deux auteurs, leur complicité, découvrir le décor qui nait peu à peu… Le rendu est certes drôle, mais n’a rien à voir avec le fait de le voir naître en direct !

Salon de Montreuil 2013
Salon de Montreuil 2013

Les références sont bien sûr omniprésentes : Babar, Elmer, mais aussi Coco de Dorothée de Monfreid, le petit prince, un des monstres de Max et mes maximonstres…

Tout s’est quand même bien fini !

Salon de Montreuil 2013

J’ai croisé (trop vite malheureusement) Gabriel de la Mare aux Mots. J’ai croisé pas mal de bibliothécaires parisiennes.

J’ai visité l’expo sur les héros, et je vous en reparle demain sur le blog et sur celui des vendredis intellos.

J’ai trouvé drôlement bien les versions numériques des livres de la collection Mes premières découvertes chez Gallimard.

J’ai assisté à (un bout de) conférence sur la maière de parler d’art aux jeunes et sur le croisement entre l’art et les autres domaines, par des éditeurs de chez Palette, Dada ou Helium.

Et j’ai repéré plein de livres géniaux (cliquez sur la couverture pour voir l’image en entier). D’ailleurs souvent ce n’était pas des découvertes de hasard, mais des blogs qui m’ont donné envie d’aller voir ces livres de plus près. Merci à eux, donc.

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De haut en bas et de gauche à droite :

  • Livre d’activités de Pascale Estrellon, aux éditions Les grandes personnes. Les autres livres de Pascale Estrellon font envie aussi.
  • Le jardin des secrets de Marie-Hélène Lafont et Lucie Vandevelde, aux éditions Les minots, découvert sur le blog de Maman Baobab.
  •  Perdu ! de Brière-Haquet et Philipponneau aux éditions MeMo, découvert sur le blog de Chlop.
  • L’art des bébés aux éditions Palette découvert sur le blog de Mia.
  • Aujourd’hui on va… de Mies Van Hout chez Mineditions : parce que j’adore Aujourd’hui je suis, que je bave depuis quelques temps à la librairie devant Hier je t’ai  et que je ne connaissais pas celui-ci.
  • Est-ce que tu m’aimeras encore de Catherine Leblanc et Eve Tarlet chez Minedition. Parce que l’éditeur est juste génial et qu’il est vraiment très très doué pour donner envie de découvrir tous ses albums.
  • C’est ma couleur et c’est mes vacances d’Anne Sol aux éditions de la Bagnole. Parce qu’une lectrice de l’association Lire à Paris m’a fait découvrir c’est ma journée et que les autres de cette série sont tout aussi réussis : des imagiers sur la vie quotidienne des enfants… avec des photos magnifiques, ce qui est plutôt rare ! La mare aux mots en a justement parlé lundi. Du même auteur, j’ai acheté “c’est à moi” au magicien.
  • Bonhomme bonhomme de Galota, chez Thierry Magnier, un imagier qui trouve des visages dans ce qui nous entourre. Parce qu’un peu comme En ville de A à Z, ce livre nous permet de regarder notre environnement d’un oeil neuf.
  • L’homme qui dessinait des arbres de Frédérick Mansot, parce que les illustrations sont vraiment magnifiques.
  • Anna et le gorille d’Anthony Browne, parce qu’on ne l’a pas à la bibliothèque et qu’il faut réparer ça !
  • L’art de l’ailleurs Art et politique aux éditions Palette, parce qu’ils ont vraiment l’air passionnant pour les ados mais aussi pour les adultes.
  • L’écureuil et le printemps de Sebasien Meschensmoser chez Minedition, parce que je ne connaissais pas ce titre mais qu’il est aussi réussi que le reste de la série (j’ai d’ailleurs craqué sur le premier de la série, l’écureuil et la lune).

Et ce n’est qu’un minuscule aperçu de tout ce que j’ai vu, lu… J’ai aussi confié à mon collègue un livre à faire dédicacer par Emmanuelle Houdart, parce que je devais partir vite, vite pour aller récupérer le magicien chez la baby sitter ! Si vous voulez en voir plus, des photos du salon ici ou .

3 jours à la bibliothèque

J’ai donc repris le travail depuis presqu’un mois maintenant. Et j’ai eu envie de vous en parler un peu, parce que même si la plupart des gens ont l’impression de savoir ce qu’une bibliothécaire fait de ses journées, ce n’était pas forcément le cas. J’en ai pris conscience lors du premier remplacement que j’ai fait un été en bibliothèque. On a alors réduit les horaires d’ouverture à 2 jours par semaine pour faire du travail interne, et alors que j’en informais un lecteur, il m’a répondu “5 jours de week end par semaine, ça c’est du boulot de fonctionnaire”.

Alors d’une part, quand la bibliothèque est fermée, les bibliothécaires sont là quand même. Et non, malheureusement, je ne passe pas mes journées à lire en buvant du thé. J’ai des journées bien remplies. Comme le montre mon emploi du temps pendant mes 3 jours de boulot la semaine dernière, assez représentatifs de nos journées.

Jeudi : 

  • 9h30-11h : accueil des crèches

10 minutes pour installer l’espace (un tapis, une sélection de livre). Mes collègues ont été sympa, ils ont commencé cette préparation la veille au soir.
Pour chaque crèche, j’accueille 5 enfants pendant 20 minutes. Je fais des lectures individuelles et pour conclure la séance, on chante une chanson tous ensemble. J’accueille normalement 3 crèches, avec 10 minutes de “pause” pour réinstaller l’espace.
Ensuite on range.

  • 11h-12h puis 13h-14h : travail administratif.

Je remplis le tableau indiquant tous les groupes reçus à la bibliothèque dans le mois pour les services centraux. Je fais le tri dans mes nombreux mails, et je répartis entre mes collègues ceux auxquels il faut répondre.

  • 14h-15h : accueil de classe

c’est mon collègue qui reçoit une classe ce jour là, mais je prend du temps pour discuter avec l’insitutrice afin de lui proposer un nouveau projet, je lis un ou deux livres à des enfants et je m’occupe du prêt des documents.

  • 15-17h : service public.

Je suis au bureau des renseignements et des inscriptions. Je fais donc quelques recherches pour les usagers, et des renouvellements d’abonnement. Comme il n’y a pas grand monde à la bibliothèque à cette heure là, j’en profite pour préparer les achats du lendemain : chaque mois, on reçoit une liste de sélection de nouveautés jeunesse, sélection faite par des bibliothécaires du réseau qui ont pu les lire. Il faut ensuite choisir ceux que l’on va acheter. Donc je fais quelques recherches qui pourront nous aider à décider. Est-ce qu’on a déjà des livres de cet auteur ? sur ce sujet ? Est-ce qu’ils sont souvent empruntés ?

  • 17h-18h : je fais du “pilon” avec un collègue.

Cela consiste à enlever des livres des collections. Comme les murs de la bibliothèque ne sont pas extensibles, on enlève autant de livre qu’on en achète chaque année (il sont ensuite envoyés aux services centraux et, s’ils sont en bon état, donnés à des associations, s’ils sont en mauvais état, détruits). Il faut donc trouver ceux qui sont obsolètes, ceux qui ne sortent pas…

  • 18h-19h : préparation de la réunion d’équipe jeunesse du lendemain matin.

Je fais en particulier les prévisions budgétaires pour l’année.
Vendredi :

  • 9h30-11h : réunion d’équipe.

On fait le point sur les dernières semaines et sur notre nouvelle organisation depuis ma reprise, je présente le budget, on programme les animations du second semestre.

  • 11h-12h : acquisitions.

A partir de la liste proposée et des recherches de chacun, nous choisissons ensemble les livres à acheter ou non.

  • 13h-14h : préparation de l’accueil de classe

C’est un accueil “simple” qui ne demande pas de préparation en amont, mais cela demande parfois plus de temps ou d’anticipation.

  • 14h-15h : accueil d’une classe.

Il s’agit d’une classe de grande section de maternelle qui vient pour une sensibilisation aux illustrations. Je commence par leur présenter la bibliothèque et les encourager à s’inscrire. Puis je passe à l’animation proprement dite : je commence par leur montrer un livre sans texte (l’oeuf et la poule de Iela et Enzo Mari) pour leur montrer que parfois l’illustrations suffit à raconter l’histoire.

l'oeuf et la poule

(source des images : Electre)

Ensuite, je leur présente un livre sans leur lire le texte. A eux, à partir des illustrations, de deviner l’histoire. Ensuite seulement, je leur lis l’album pour comparer les deux versions. J’utilise ce jour là A-a-a-atchoum ! de Philip et Erin Stead, l’histoire adorable d’un gardien de zoo qui s’occupe avec soin des animaux. Le jour où il est malade, ce sont les animaux qui viennent chez lui et qui s’en occupent.

a-a-a-atchoum.jpg

Ils ont ensuite 20 minutes pour se promener librement dans la bibliothèque et pour choisir le livre qu’ils rapporteront à l’école. Puis je leur lis le super album de Gilles Bachelet, mon chat le plus bête du monde, pour leur montrer qu’il y a parfois un décalage entre le texte et l’image, et que c’est de ça que nait le comique.

mon chat le plus bête du monde

  • 15h-16h : je m’occupe des nouveautés reçues ce jour là.

Je les enregistre dans le catalogue informatique, j’ajoute les étiquettes nécessaires pour indiquer où le ranger… Et je prends une petite demi-heure pour parcourir certaines de ces nouveautés.

  • 16h-17h : compte-rendu de la réunion du matin

Comme cela, on garde une trace et cela permet au chef d’établissement, qui n’était pas présent, de valider les déicisions prises.

  • 17h-19h : service public.

Je suis au bureau des prêts et des retours. Il y a plus de monde qu’hier, mais j’essaye quand même de faire un peu de “veille documentaire” entre deux lecteurs. Dans notre jargon de bibliothécaire, ça veut dire se tenir au courant des dernières publications dans notre domaine, et d’essayer de chercher un peu ce qui vaut le coup d’être acheté.

Samedi : 

  • 9h30-11h : heure du conte.

On aménage l’espace et on installe notre sélection de livres.

Puis une heure de lecture devant 27 enfants et une bonne dizaine d’adultes. Même si je commence à avoir l’habitude, il y a toujours un peu de stress avant de commencer ! Surtout qu’on vient de mettre en place une heure du conte régulière, chaque mois, ce qui n’était pas le cas jusque là.

Pas de thème précis ce mois-ci, juste une sélection de livres qui nous ont plu. J’ai choisi :

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les trois boucs de Jean-Louis Le Craver et Rémi Saillard, l’histoire de trois boucs qui veulent aller dans la montagne, “là où l’herbe est belle et grasse”, mais qui doivent pour cela passer sur un pont de bois sous lequel vit un horrible troll. Parce que j’aime beaucoup la façon de raconter de Le Craver et que je cherchais un texte facile pour commencer l’heure du conte (celui-là est accessible dès 3-4 ans).

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Adieu chaussette de Benjamin Chaud. L’histoire d’un petit garçon qui a décidé d’abandonner Chaussette, son doudou, dans la forêt, parce qu’il ne le trouve plus très drôle. Mais qui va rapidement changer d’avis. Seul problème : chaussette a disparu ! Parce que c’est un album plein de tendresse, et que les illustrations sont vraiment chouettes !

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Neige de Grégoire Solotareff et Olga Lecaye. L’histoire d’un loup blanc abandonné par sa famille et qui grandit seul jusqu’à rencontrer un loup noir. Parce que c’est de saison et parce que les illustrations sont particulièrement belles.

  • 11h-13h : rangement et renseignement.
  • 14h-16h : service public.

Je suis au bureau des prêts et des retours. Le samedi après-midi, on a rarement le temps de faire autre chose !

  • 16h-18h : rangement et renseignement.

Je profite de quelques minutes de répit pendant mes heures de rangement et de renseignement pour préparer le planning du mois de mars (on accueille 4 classes par semaine, il faut les répartir sur l’année en fonction des choix d’activité et des disponibilités des instits et des disponibilités des bibliothécaires).

Bien sûr, ce n’est qu’une vision partielle de ce que l’on fait. Mais dans l’ensemble, c’était une chouette semaine.

Le salon du livre de Montreuil, édition 2012

Au début du mois de décembre (et oui, encore un article qui traine depuis un moment !), je suis allée au salon du livre jeunesse à Montreuil.

J’y suis même allée deux fois.

Une première fois en famille, avec le magicien et mon homme (qui a fait le mari parfait : il faisait la queue pour les dédicaces pendant que je me balladais entre les stands !).

Une seconde fois toute seule, pour assister à un bout de la journée professionnelle (pendant que mon mari toujours aussi parfait gardait le magicien).

Pour moi, ce genre de manifestation, c’est le bonheur, malgré le monde qui s’y presse. Je découvre des nouveaux titres. Je mets des visages sur des auteurs que j’aime. J’ai par exemple découvert qu’Ilya Green (dont je vous parlais il y a quelques jours) était aussi jolie que ses dessins. Que Benjamin Chaud a la même tête que son ourson. Que Pef a une tête de père noël Hippie (d’ailleurs, pour moi, voir l’auteur de “Rendez moi mes poux” c’est un peu comme voir le père Noël).

L’expo était superbe, malheureusement impossible de prendre des photos correctes.

Et je suis revenue avec des sacs bien pleins !

Des affiches de Rue du Monde pour décorer la bibliothèque :

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La future affiche du printemps des Poète et une illustration tirée de l’album Moi Ming de Clothilde Bernos et Nathalie Novi (super livre au passage)

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Mes achats (il y’avait en plus un livre pour mon petit frère, mais j’ai presque été raisonnable, non ?) :

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Et surtout, les dédicaces !

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Benjamin Chaud pour Coquillage et petit ours, Emmanuelle Houdart pour tout va bien Merlin et les heureux parents, Laeticia Bourget pour les heureux parents et Philippe-Henri Turin pour Charles à l’école des dragons.

dédicace Charles le dragon

Un gros plan du dessin de Philippe-Henri Turin, parce qu’il est juste magnifique, et que je n’en reviens toujours pas qu’on puisse faire ça en 10 minutes à l’encre de Chine tout en discutant. Philippe-Henri Turin est particulièrement sympa, et mon nouvel objectif c’est le de faire venir à la bibliothèque rencontrer des enfants.

Par contre j’ai trimballé dans mon sac Madame le lapin blanc pour rien, Gilles Bachelet (qui a reçu le prix “pépites” du salon) est resté inaccessible !

Bon, ok, j’avoue, c’était un article pour frimer en montrant mes super dédicaces !

Cadeaux de Noël de la naissance à 7 ans : offrez des livres !

J’avais déjà fait une sélection de livres à offrir pour les enfants de 6 mois à 5 ans l’année dernière. Voici celle de cette année, un peu moins en retard. De nouveaux titres donc, mais ceux de l’année dernière sont toujours aussi bien !

A un bébé de 6 mois j’offrirais :

tigre, ce petit tigre

Tigre, ce petit Tigre de Malika Doray (14,20 euros)

J’en parle longuement ici.

A un bébé d’un an, j’offrirais :

Tout va bien Merlin

Tout va bien Merlin d’Emmanuelle Houdart (13,20 euros)

J’en parle un peu ici.

Parce que c’est la découverte d’un univers complètement à part, avec des illustrations magnifique, et que le lien entre la découverte et l’univers familier de l’enfant est très réussi.

A un enfant de 2 ans, j’offrirais :

le bébé bonbon

le bébé bonbon de Claude Ponti (5,60 euros)

Parce que Claude Ponti. Et parce que Tromboline et Foulbazar (ces deux poussins adorables qu’on retrouve dans de nombreuses aventures). Si vous voulez des arguments plus intéressants, j’en parle un peu ici.

A un enfant de 3 ans, j’offrirais :

oh non, george

Oh non, Georges ! de Chris Haughton (14,20 euros)

Oui, je sais, j’avais déjà conseillé un livre du même auteur l’année dernière. Mais c’est vraiment génial ! J’en parle longuement ici.

A un enfant de 4 ans, j’offrirais :

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une chanson d’ours de Benjamin Chaud (15,20 euros)

Parce que l’histoire de ce papa ours à la recherche de son fils, qui finit par arriver à l’opéra de Paris est pleine d’humour, avec des illustrations remplies de détails qu’adorent les enfants de cet âge. On peut rester 30 minutes sur chaque page.

A un enfant de 5 ans, j’offrirais :

charles à l'école des dragons

Charles à l’école des Dragons d’Alex Cousseau et Philippe Henri Turin. Et comme ça à son anniversaire, je pourrais lui offrir la suite, “Charles, prisonnier du cyclope” !

19,90 euros (celui là est un peu cher mais c’est un très grand format)

Parce que les textes d’Alex Cousseau sont toujours superbes. Parce que les dessins sont superbes.

A un enfant de 6 ans, j’offrirais :

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Le maître des estampes de Thierry Dedieu (16,20 euros)

Parce que c’est un très bel ouvrage sur la création artistique et le travail, peu quantifiable, qui l’accompagne.

Un petit extrait de la critique de Ricochet : “Racontée à la manière d’un conte, l’histoire est une leçon de sagesse et de simplicité. Son égale n’existerait pas forcément en occident, tant elle est imprégnée d’une philosophie zen particulière. Ce qui n’empêche pas de s’en inspirer, au contraire. Sur des pages crème à fort grammage, Thierry Dedieu met en scène un cochon et un chien vêtus de kimonos, avec une économie de couleurs et de décors très signifiante. Comme pour appuyer le travail de son personnage de l’artiste, il offre aussi au lecteur un carnet d’études final rempli d’écureuils dessinés selon des techniques très différentes. Ce beau livre de contes traite de l’art de l’épure, du génie laborieux, du temps qui passe, de l’oeuvre en train de se faire.”

A un enfant de 7 ans, j’offrirais :

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Madame le lapin blanc de Gilles Bachelet (15 euros)

Je vous en parle très bientôt dans un nouvel article parce que j’ai trop à en dire pour que ça tienne ici.

Voilà pour les albums ! Très bientôt, une sélection de romans pour les 8-15 ans.