Rue des Quatre-Vents

Au début, j’avais prévu juste un poste instagram, mais en le faisant, je me suis rendu compte que j’avais envie de vous parler de ce livre un peu plus en détails…

J’ai reçu récemment, donc, Rue des Quatre-Vents, au fil des migrations de Jessie Magana et Magali Attiogbé (éditions des éléphants, 2018).

rue des 4 vents

Je connaissais déjà Jessie Magana parce qu’elle a écrit les mots indispensables pour parler du sexisme chez Syros et parce qu’elle travaillait sur la collection Français d’ailleurs (chez Autrement jeunesse, réédité depuis chez Casterman) qui, comme le titre de la collection l’indique, raconte des histoires de migrations. L’illustratrice, Magali Attiogbé, est racisée. Et les éditions des éléphants font un chouette boulot sur les représentations et la lutte contre les stéréotypes. J’avais donc un a priori favorable sur ce bouquin, qui a été confirmé!

Ce livre met donc en scène la même rue entre 1890 et 2018, dans de grandes illustrations, avec le texte sur un rabat (seul petit défaut du livre : la scène décrite par le texte est parfois derrière le rabat…). Et le texte raconte l’histoire de ses habitants, et des différentes vagues de migrations qui ont façonné notre société, des juifs fuyant les pogroms au début du siècle aux migrants syriens, soudanais ou érythréens aujourd’hui.

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On y voit donc, en creux, toute l’histoire du XXe siècle et du début du XXIe : la colonisation française, les deux guerres mondiales et la guerre d’Algérie, le génocide arménien, la dictature de Pinochet au Chili ou les boat people vietnamiens.

 

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les tirailleurs sénégalais de la 1e guerre mondiale

On y voit aussi la “petite histoire” : les histoires d’amour vues d’un mauvais oeil par les parents, les enfants qui grandissent, la victoire à la coupe du monde de 1998 et les cours de théâtre à la MJC.

 

On y voit aussi l’évolution de l’architecture, des vêtements des habitants, des objets de consommation, des véhicules :

 

 

Le détail des pubs affichées sur les murs…

 

 

Les difficultés en France ne sont pas ignorées. Des insultes racistes aux bidonvilles dans lesquels les migrants vivent.

 

Le livre s’achève sur 2018 avec Najib, réfugié afghan, qui espérait gagner l’Angleterre. “Il espère qu’il pourra rester dans ce quartier. Il aime bien cette rue, ses habitants qui commencent à le connaître. Il se voit bien, ici.”

Le livre s’achève sur un texte militant, rappelant notre devoir d’accueil :

” Hier comme aujourd’hui, on part parce qu’on est trop pauvre et que l’on cherche une vie meilleure ; parce que la guerre menace notre vie ; parce que l’on est persécuté pour ses croyances, ses convictions politiques, son orientation sexuelle (…). Toutes ces raisons se mêlent souvent, faisant de la situation de chaque personne exilée une histoire très complexe. (…) Parmi toutes celles et tous ceux qui sont venus, depuis la fin du XIXe siècle, certains sont repartis, d’autres se sont installés, se sont mélangés, ont appris la langue et les coutumes de ce nouveau pays, tout en l’enrichissant des leurs. Ce voyage à travers le temps, dans la rue des Quatre-Vents, nous en donne un aperçu. Il nous montre qu’il est possible, encore, d’accueillir”.

Alors certes, ce n’est pas le livre parfait (j’ai trouvé le passage sur 1998 un peu appuyé, j’ai parfois été gênée par certaines tournures de phrases), mais c’est un support de découverte très riche et aussi un excellent support d’échanges.

Avec le magicien, on a passé plus de 30 minutes sur les trois premières pages ! Pas question de tout aborder d’un coup, nous nous sommes laissés guider par ses remarques et ses questions. On a essayé, aussi, de re-situer dans le temps parce que ce n’est pas évident à 6 ans (là ton arrière-grand-mère était petite fille, là c’est quand je suis née). Le livre s’adresse à des un peu plus grands, mais c’est un de ces livres dont on explore de nouveaux aspects à chaque lecture, et qui nous accompagnera plusieurs années.

Le handicap

Cet article et ceux à venir sont une adaptation de matinées de présentation et d’analyse d’albums à destination des professionnelles de crèche que nous organisons régulièrement avec des collègues. Elles sont thématiques, et nous en avons consacré une aux diversités, et une autre aux représentations des filles et des garçons, des hommes et des femmes dans les albums pour les tout-petits. J’ai commencé le compte-rendu de la première avec deux articles publiés sur Fille d’Album, rôle du père, rôle de la mère et diversité des familles.

Après avoir parlé de la diversité au sein des familles, nous avons parlé de diversité humaine, et tout d’abord de handicap, à partir de deux albums.

On n’est pas si différents, de Sandra Kollender et Claire Cantais (la ville brûle, 2015).

pas si différents

Ce livre n’est pas un album narratif. Il fait partie d’une collection de livres militants de la maison d’édition La ville brûle, “jamais trop tôt” qui a pour objectif de lutter contre les stéréotypes.

Il commence par cette introduction à destination des adultes :

“La publicité pour une célèbre pâte à tartiner chocolat-noisettes dit et répète qu’il faut beaucoup d’énergie pour être un enfant. C’est vrai. Et c’est vrai pour tous les enfants, même ceux que l’on ne voit jamais à la télé.

Qu’il soit né porteur d’un handicap ou qu’il le soit devenu, que son handicap soit physique ou mental, visible ou non, qu’il roule, boite, tâtonne, signe, tourne en rond ou culmine à 60 cm, rien n’interdit à un enfant de manger des tartines chocolatées, de rire, d’être heureux, d’être amoureux, de faire des bêtises, de râler… et surtout d’avoir des amis.

Au fil de ces pages, ni peur ni pitié, pas de bons ou de mauvais sentiments non plus, juste des enfants qui finalement ne sont pas si différents les uns des autres, et qui peuvent apprendre à se connaître pour mieux vivre ensemble.”

On y trouve tous les types de handicap : physiques, mentaux, sensoriels, etc. Le handicap est présenté comme un “truc en plus” et le livre met en avant le positif. Et montre que les enfants handicapés sont, comme tous les autres, des enfants qui vivent des joies, des bonheurs et ont des envies et des goûts bien affirmés. Et il y a beaucoup d’humour !

Cependant, le handicap n’est pas édulcoré, en particulier dans les illustrations. Il s’agit bien de montrer des enfants qu’on voit rarement de façon réaliste dans les albums pour enfants. L’illustratrice, Claire Cantais, a passé du temps dans un lieu d’accueil pour enfants handicapés pour trouver les bonnes postures et positions. Elle propose donc des portraits très réalistes dans un décor fait de collages.

J’en ai parlé en détail (et mis des extraits) ici.

Regarde en haut, de Jin Ho Jung (Rue du Monde, 2015)

regarde en haut

Une petite fille en fauteuil roulant après un accident de voiture se retrouve sur son balcon et regarde en bas, dans la rue, les gens qui continuent à passer sans lui prêter attention. Jusqu’à ce qu’un petit garçon la remarque…

Les illustrations en noir et blanc de ce livre sont aussi assez atypiques : le cadre est absolument fixe, le décor est répété à l’identique sur toutes les pages : arbres et pavés. L’auteur nous place au plus près de l’enfant, juste au-dessus d’elle, et nous fait voir ce qu’elle voit : une vue en plongée, de sa fenêtre, sur le monde qui s’agite en bas et ne soupçonne même pas sa présence. Elle, elle regarde souvent en bas, c’est une enfant solitaire, malgré elle. Nous, nous observons les 2 : l’enfant, et les gens. La vie sociale est en bas.

L’auteur nous demande d’aller vers l’autre, l’invisible ou le différent, et d’inventer notre moyen d’entrer en contact, selon notre personnalité. Et, au minimum, de tourner, ou lever la tête vers cet autre. La suite viendra sûrement, chacun trouvant sa façon d’entrer en contact.

Et quand ce contact se fait, la petite fille sourit puis la couleur apparaît, à la dernière page, par petites taches. Les arbres sont en fleurs. Comme un printemps ?

A découvrir aussi ici.

 

Je reviens vite avec la suite !

Du bruit dans l’art

Aujourd’hui, je vous parle d’un de mes imagiers chouchous : du bruit dans l’art d’Andy Guérif et Edouard Manceau (éditions Palette, 2014).

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Cet album a un principe tout simple : associer à une œuvre d’art (peinture, sculpture, photo, gravure…) à un son, une onomatopée. IMG_2278

Les imagiers de bruits marchent très bien avec les tout-petits. Chez nous, on a lu environ un million de fois le livre des bruits de Soledad Bravi. Notre exemplaire part en lambeaux  à force d’être manipulé. Alors je suis ravie de pouvoir proposer autre chose. Et je trouve ce livre beaucoup plus riche, malgré son principe très simple.

 

J’aime l’humour qui s’en dégage, une certaine impertinence aussi. Introduire l’art dans la vie des enfants, mais sans révérence obligée, dans un rapport amusé et amusant avec ces images.

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les petits touchent quasi systématiquement la page de droite : est-ce qu’elle est vraiment déchirée ? 

Les œuvres sont très variées, et proposent un sacré voyage à travers l’art occidental, du XIVe siècle à nos jours : certaines œuvres ont moins de 10 ans, les éditions Palette accordant une place importante à l’art contemporain. On y trouve des peintures, des sculptures, de la gravure, de la photo…  Seul défaut, à mes yeux : tous les artistes dont on découvre les œuvres sont des hommes. Pas une seule femme.IMG_2279

J’ai beaucoup lu ce livre à mes enfants ces derniers temps. Et il fait partie de ces livres qui peuvent plaire à des enfants d’âge différent. La puce, bientôt deux ans, savoure les bruits,. Au bout de quelques lectures, elle les anticipe et se marre.

Le magicien, lui, a une perception différente. Il se confronte d’avantage aux œuvres, s’étonne d’une locomotive qui sort de la cheminée (Magritte) ou demande pourquoi la scie est plus grande que les immeubles.

Bref, une belle entrée, ludique, dans le monde de l’art.

Salon de Montreuil 2016

Je vous parle un peu de ma visite et de mes découvertes de l’année au salon de Montreuil ? J’y ai passé presque deux journées complètes cette année. La première entre adultes, avec Elise du Bar à petits pots (que j’ai rencontrée au salon l’année dernière et qui est devenue une amie, ce salon c’est chouette pour ça aussi!) et @Lscw. Et la deuxième avec le magicien que j’emmenais pour la première fois au salon (je ne compte pas la fois où il avait 6 mois!).

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Au salon de Montreuil, je suis un peu comme l’accro du shopping dans un grand magasin de vêtements. Je cours partout, et même si avant je me promets d’être raisonnable, ça ne marche jamais et les achats s’accumulent ! Et si je compare avec les éditions précédentes, je me rends compte que c’est de pire en pire ! Voici donc une partie (!) de mon butin :

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(manquent les cadeaux, pas très nombreux cette année, la petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier que le magicien s’est empressé d’emporter à l’école et c’est qui le petit ?, un livre de photos de Corinne Dreyfuss aussi intéressant que beau).

Deux journées assez différentes. La première entre adultes passionnées, ce qui est VRAIMENT chouette puisqu’on a pu se faire découvrir mutuellement nos chouchous. Et qu’avec Elise, on avait programmé… exactement les mêmes dédicaces ! Et puis Elise a le chic pour entamer la conversation avec tout le monde, du coup on a discuté avec des gens super sympas, c’était vraiment cool !

La deuxième devait, initialement, n’être qu’un saut au salon, avec le magicien, pour voir Nathalie Tual chanter Bulle et Bob se déguisent. En tant que grands fans depuis des années, on ne pouvait pas rater ça !

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On a adoré le spectacle, chanté en choeur et frappé dans les mains, et j’ai même été sacrément émue (oui la mère qui a les larmes aux yeux pendant la chanson sur le papi qui est parti, c’est moi ! mais j’étais pas la seule d’abord).

Je voulais ensuite proposer au magicien de se faire dédicacer un livre pour voir l’auteur dessiner, puisque cette année, pour la première fois, il semblait s’intéresser aux dédicaces des livres que j’avais rapporté. Il a donc choisi la petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier, parce qu’ils travaillent sur ce conte à l’école et qu’il était content d’en découvrir une nouvelle version. Je pensais qu’ensuite il en aurait marre. Et j’ai été surprise de voir que pas du tout. Qu’il en demandait encore, et encore, et encore, qu’on a visité l’expo, fait faire plein de dédicaces, lu des livres et des livres et des livres… (il faut dire que je disais oui dès qu’il voulait un livre, en gros, donc il en a profité!).

On me posait la question des enfants au salon. J’étais franchement négative avant, sauf dans un but précis comme un spectacle, je le suis un peu moins du coup. Mais il faut quand même dire qu’il y a beaucoup beaucoup de monde, du bruit, qu’on piétine, qu’on attend beaucoup pour les dédicaces et que c’est dur pour un enfant. Il était vraiment crevé à la fin. Et moi j’ai du me consacrer à lui à 100%. Lui lire des histoires pendant les files d’attentes, ne pas râler quand, alors que c’est notre tour pour une dédicace, il décide que c’est le moment d’aller aux toilettes et que non non non il ne peut pas attendre. Ce que j’ai fait de bon coeur, mais j’aurais été très frustrée si ça avait été ma seule visite au salon.

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Cette année, les deux fois, j’ai privilégié les dédicaces. Beaucoup plus que les années précédentes. Je n’ai pas pu assister à des conférences, rencontres ou à la journée professionnelle. Ca a été un Montreuil beaucoup moins “pro” et beaucoup plus familial que les années précédentes (tout le monde a eu sa dédicace, même Paul !). Et c’était chouette aussi.

L’exposition de l’année s’intitulait la règle et le jeu et mettait en avant des albums atypiques, jouant sur l’objet livre “deux plans qui forment un coin dans lequel on peut s’installer” (Marion Bataille). Les livres qui se déplient de Warja Lavater, qui a “codé” les contes de fées. Les pop up hors du commun de Marion Bataille (ABC3D et Numéro). La délicatesse du Voyage d’hiver d’Anne Brouillard où on suit un train. Le livre jeu prendre et donner de Lucie Félix (cadeau de Noël idéal pour un enfant de 2-3 ans, au passage). On pouvait manipuler les livres, ce qui donnait un caractère vraiment interactif à l’expo qui a beaucoup plu au magicien. Personnellement, j’y ai retrouvé beaucoup de livres que je connaissais et j’ai regretté que certains livres fragiles soient vraiment abimés le dimanche, ce qui gâchait un peu la manipulation. Mais j’ai fait une superbe découverte. Dont je vous parlerai demain. Parce que comme d’habitude j’ai été trop bavarde donc je ferai un 2e article sur mes découvertes, mes coups de coeur, mes dédicaces et mes achats !

Des livres à offrir aux petits à Noël

Ca commence à devenir un rituel. C’est la 5e fois que je propose quelques idées de livres à offrir à Noël. Ce qui est pas mal, car du coup, pour chaque âge, ça commence à faire un certain nombre d’idées ! Alors vous pouvez retrouver les épisodes précédents : 2011, 2012 (0-7 ans et et 8-15 ans), 2014 (0-7 ans et 8-18 ans) et 2015 (0-7 ans et 8-16 ans).

Et je rappelle que si je donne des âges, ils restent très indicatifs, c’est ce que je conseillerais sans connaître l’enfant, ses goûts, son rapport au livre… Par exemple, je lis aussi bien Heure bleue, que je conseille ici à trois ans, qu’à des bébés ou des enfants de 6 ans !

à 6 mois : Blanc sur noir  ou Noir sur blanc de Tana Hoban (école des loisirs)

LES incontournables des premiers livres à proposer aux bébés que j’avais déjà cités ici. Des imagiers sans textes, tout-cartonnés, aux images contrastées qui attirent le regard. La puce les a adoré, ainsi que Qui sont-ils? qui propose, là encore en noir sur blanc, des images d’animaux.

 

à 1 ans : Pomme Pomme Pomme de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier)

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à 2 ans : un des livres des saisons de Rotraut Susanne Berner, ou le livre de la nuit dans la même collection (La Joie de Lire)

Ces albums, grands imagiers cartonnés, sans texte, présentent pour chaque saisons des scènes pleines de détails à commenter. On retrouve les décors d’un livre à l’autre, alors on peut comparer. On retrouve les personnages d’une page à l’autre, on les suit dans des petites aventures du quotidien. Et on y trouve tous les éléments qui marchent à tous les coups avec les petits : le train, le camion poubelle, le chantier… J’aime bien en avoir deux ou trois pour pouvoir les ouvrir à la même page et comparer (vive la bibliothèque pour ça !). Il existe également un recueil, le livre des 4 saisons, qui regroupe les quatre premiers livres.

 

à 3 ans : Heure bleue d’Isabelle Simler (éditions courtes et longues)

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Mon gros coup de coeur ! Les illustrations sont à tomber par terre et le texte est un bonheur. Je vous en reparlerai très vite bientôt dès que je trouverai le temps de le faire. L’auteure vient à la bibliothèque où je travaille, alors j’ai prévu de vous parler, ici aussi, de ses livres ! En attendant, allez voir le très bel article de Chlop pour en savoir plus !

 

à 4 ans : la folie des grandeurs de Kathrin Scärer (minedition)

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La couverture a suffi pour me faire craquer, s’il vous en faut plus, j’en parle ici !

 

à 5 ans : Blaise et le château d’Anne Hiversère de Claude Ponti (école des loisirs)

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Vous allez me dire “Ponti, c’est pas très original” et vous n’aurez sans doute pas tort, mais cet album est un tel régal de gourmandise, d’inventivité, de clins d’oeil… qu’il en est incontournable. Chez nous, il régale autant les enfants (le magicien s’est pris pour un poussin masqué pendant plusieurs semaines) que les adultes.

 

à 6 ans : la bergère qui mangeait ses moutons d’Alexis Lecaye et Nadja (école des loisirs)

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Une “première lecture” très drôle, bien illustrée, où le loup vient faire un tour, bien sûr !

 

à 7 ans : la grande forêt d’Anne Brouillard (école des loisirs)

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Anne Brouillard nous offre un livre à la frontière entre l’album, la BD et le roman et crée un univers poétique, magnifique dans lequel on plonge avec délice. Sur le site de l’éditeur.

J’essaye de vous proposer une suite, pour les plus grands, très vite, mais j’avoue que si je déborde d’idées pour les ados, j’ai plus de mal pour les 8-11 ans, je vais donc fouiller un peu à la bibliothèque !

 

Lectures d’été

Récemment (enfin presque), sur instagram, @annelefevre me demandait une liste de livre à lire sur la plage. J’étais un peu embêtée. Déjà parce que 90% de mes lectures sont des romans pour ados et même si je milite pour en faire lire aussi aux adultes, je ne les conseille pas de la même manière. Et puis parce que j’ai très très peu lu cette année, et que j’ai donc peu de livres “validés” à conseiller.

En revanche, j’ai… quelques envies de lecture pour moi.

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Comment ça c’est trop pour 15 jours de vacances en famille ?

Alors j’ai décidé de faire un article mélangeant conseils à partir de mes lectures mais aussi à partir de mes envies ! Allons-y par genre.

Littérature générale

J’aime beaucoup, en ce moment, ce que fait la collection X’ de chez Sarbacane. C’est une collection pour (grands) ados, mais j’y pioche souvent aussi dans mes conseils pour les adultes. J’ai eu récemment un gros coup de coeur pour Dysfonctionnelle d’Axl Cendres. C’est à la fois complètement loufoque et réaliste. A la fois hilarant et triste. A la fois léger et grave. Doux-amer. Sans que l’un l’emporte sur l’autre. Et sans jamais que ça paraisse fabriqué. (oui, je m’autocite. C’est pour avoir une chance de publier cet article avant de partir).

J’ai adoré le premier roman que j’ai lu de Marion Brunet aussi, Frangine. J’avais adoré la délicatesse de son écriture et sa manière d’aborder avec tact un sujet d’actualité sensible. Et pour les vacances j’ai craqué pour son dernier, dans le désordre. L’histoire d’une bande de jeunes gens engagés, entre manifs et vie en squat. Une histoire d’engagement et une histoire d’amour. Là encore, on retrouve une actualité brulante, je trouve.

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Et toujours dans les “envies” dans cette collection, je ne vous ai pas encore parlé des petites reines de Clémentine Beauvais, mais j’ai beaucoup aimé, et j’attends avec impatience son roman qui sort fin août, songe à la douceur, écrit uniquement en vers.

Fantasy

Que celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu se réjouissent, ils vont découvrir un bijou. La série la passe-miroir de Christelle Dabos.

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J’ai lu le tome 2 récemment, et comme pour le tome 1, j’ai été emportée, j’ai vibré, je l’ai dévoré et j’attends avec la plus grande impatience le tome 3.

Je l’ai fait lire à des ados, à des adultes, à des gens qui n’aiment pas la fantasy… Tous l’ont adoré. Lancez-vous sans crainte !!

Je l’ai découvert dans un article de télérama, parce qu’il avait gagné le concours du Premier Roman Jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL. Du coup, j’ai prévu de lire cet été le gagnant de l’édition suivante, les mystères de larispem de Lucie Pierrat-Pajot, dont l’ambiance rétro-futuriste m’attire beaucoup.

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Science-fiction

J’en lis peu. Je peux cependant vous conseiller deux livres dans des univers très différents.

Silo de Hugh Howey. ““Dans un futur postapocalyptique indeterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’athmosphère y est désormais irrespirable”. J’ai prévu de lire le tome 3 cet été, n’hésitez pas à vous lancer dans cette trilogie très prenante. Si vous aimez les pavés (chaque tome fait au moins 600 pages).

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, dont la lecture m’a beaucoup marqué. Deux savants ont mis au point un traitement qui décuple l’intelligence, ils le testent sur une souris, Algernon. Devant le succès, ils décident d’appliquer leur découverte sur Charlie Gordon, handicapé mental. L’opération ne va pas le rendre subitement intelligent, mais va lui permettre de progresser, d’apprendre très rapidement. Et il va écrire son journal.

Policier

Bizarrement, rien de prévu dans ce genre là, alors que j’en ai lu énormément à une époque. Sans doute parce que mon père n’est plus là pour m’en conseiller. Mais je sais que si j’ai envie de polar prenant et vite lu, je pioche chez Michael Connelly. Et si j’ai envie de quelque chose de plus profond/riche, je pioche chez Dennis Lehane. Actuellement, j’ai très envie de relire un dernier verre avant la guerre et le reste de la série où enquêtent Kenzie et Gennaro, que j’ai lu ado.

Essai

Là, c’est le côté féministe qui ressort !

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés : “Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d’un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette « Femme sauvage », afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l’éden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie.”

C’est un cadeau qui m’a beaucoup touché, et le fait qu’elle raconte et analyse de nombreux contes m’attire énormément. Je ne suis pas certaine d’adhérer à tout, mais j’ai hâte de m’y plonger.

Les mots des mères du XVIIe siècle à nos jours d’Yvonne Knibiehler et Martine Sagaert, je l’ai bien sûr acheté en pensant à Maternités Féministes. J’aime l’idée qu’on s’intéresse à ce que les femmes ont écrit sur la maternité et qu’elles s’intéressent à l’époque contemporaine et pas seulement à l’histoire. Je sens que ce livre va beaucoup m’enrichir.

Bonne lecture ! Moi si j’arrive à en lire 3 je serai déjà contente !!!

Les boîtes des papas d’Alain Le Saux

J’ai du mal à trouver vraiment le chemin du blog en ce moment. Déjà parce que je manque de temps, mais aussi parce que j’ai plein d’idées, mais des bribes, des bouts d’articles, rien de complet, rien qui ne me donne envie de le publier.

Alors je me suis dit que j’allais revenir aux bases, avec des albums pour les tout-petits dont je ne comprends pas pourquoi je ne vous en ai pas parlé plus tôt : les boîtes des papas d’Alain Le Saux. Ce sont des livres cultes chez nous. De ceux qu’on aime tellement qu’on achète toute la série, de ceux qu’on offre en cadeau de naissance, de ceux qu’on lit en boucle, et que le grand frère montre à sa petite soeur. A une période, le magicien les réclamait avant de se coucher et dormait avec. Il les sortait tous des boîtes et on le retrouvait enseveli sous les livres !

Ce sont des incontournables pour moi au boulot aussi : j’en sors toujours deux ou trois quand on fait un accueil pour les tout-petits à la bibliothèque.

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Il y a donc 4 boîtes, composées de 4 livres chacune. Ces livres ont d’abord été publiés en grand format, si vous en avez gardez les précieusement, ils ne sont plus disponibles comme ça. Mais je suis aussi conquise par le petit format : ils sont ainsi facilement manipulables par les tout-petits. Et la boîte fait partie du plaisir ! A l’âge du vider/remplir, sortir de la boite, ouvrir le livre, refermer le livre, le remettre dans la boîte fait partie du plaisir et de la découverte de l’objet-livre. D’ailleurs, on voit bien sur la photo que les boîtes ont vécu !

Et dans chaque livre, un père et son fils dans des actes et des jeux de la vie quotidienne. Des dessins simples, très lisibles, aux couleurs vives, chaque boîte ayant sa couleur. Et dans chaque livre, la même structure grammaticale qui se répète au fil des pages (groupes nominaux avec complément du noms dans un, verbes pronominaux dans un autre…), ce qui crée une unité, un rythme agréable à la lecture, et aide peu à peu les enfants à structurer la langue.

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Si la plupart des images montrent le père et son fils dans une situation de jeu, la variété des situations, les quelques cas qui montrent le père faire des tâches ménagères évitent de tomber dans le sexisme et la caricature.

Tout est montré du point de vue du fils : c’est lui le narrateur, et on voit son père, immense, à travers ses yeux. Cette exagération est à la fois drôle et je pense assez juste, par rapport au fait que tout paraît surdimensionné aux enfants petits.

 

J’aime ces livres entre autres parce que l’auteur y intègre une bonne dose d’humour. Après quelques heures à la plage, “papa est rouge”. Et la succession de certaines scène prend tout son sens…

 

Et visiblement, Alain Le Saux trouve qu’être père, c’est très fatigant ! (mais il se fait peut être des illusions sur la possibilité de dormir quand on est parent…)

Mais son fils est là pour le rappeler à l’ordre !

En un mot, un indispensable de notre bibliothèque, et je suis sûre que vos petits seront conquis aussi !

En ce moment, nous lisons…

Après celui de février, un nouveau “en ce moment, nous lisons…”. L’idée est de faire une mini présentation des livres du moment (et de mettre sur le blog une partie de ce que je publie sur mon compte instagram.

 

Donc, en ce moment, avec la puce (13 mois), nous lisons :

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  • C’est la p’tite bête… d’Antonin Louchard (Thierry Magnier), grand classique de la petite enfance que j’avais déjà présenté rapidement ici
  • Une histoire qui… de Gilles Bachelet (Seuil jeunesse). J’aime beaucoup Gilles Bachelet quand il écrit pour les plus grands, je n’ai pas été déçue par sa première incursion dans la petite enfance ! Le texte coule tout seul, il y a de l’humour, c’est un plaisir.
  • En t’attendant… d’Emilie Vast (MeMo), un bijou de délicatesse sur l’attente d’un enfant, les transformations, le bonheur du partage… Pour moi c’est un cadeau idéal pour une future maman, mais il plait aussi aux enfants, chez nous il réjouit autant la puce que le magicien !

Jusque là, la puce prêtait peu d’attention aux livres (contrairement au magicien qui a adoré ça dès sa naissance). Depuis peu, elle s’y intéresse beaucoup, m’apporte c’est la p’tite bête avec un grand sourire… Vous imaginez que je suis RA-VIE ! Et puis on commence aussi l’histoire du soir avec les deux enfants et c’est un chouette moment, même si on prend soin de laisser sa liberté de mouvement à la puce, qui est loin de rester concentrée aussi longtemps que son frère !

 

Avec le magicien (bientôt 4 ans), nous lisons :

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  • Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron (Hong Fei), un bijou de délicatesse sur ce qu’on a dans la tête et dans le coeur.
  • En t’attendant… d’Emilie Vast (MeMo)
  • le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc (La Pastèque). C’est le magicien qui l’a choisi après l’heure du conte à la bibliothèque où il l’a découvert. Et j’étais contente qu’on le rapporte à la maison parce que c’est un livre dont il faut s’imprégner, qui crée une ambiance pleine de douceur…
  • La folie des grandeurs de Kathrin Scharer (Minedition) dont j’ai parlé ici
  • Mille secrets de poussins de Claude Ponti (Ecole des Loisirs). Est-il utile de présenter Claude Ponti ? Depuis qu’on lit cet album, le magicien va tous les jours à l’école dans un “bus de poussins”, conduit par Blaise le poussin masqué, bien sûr !
  • Mon amour d’Astrid Desbordes et Pauline Martin (Albin Michel Jeunesse), parce que ça fait du bien de se dire que notre amour est inconditionnel. Et pour découvrir trois superbes albums sur la maternité, lisez cet article!
  • Petite salamandre : le magicien est abonné à cette revue depuis Noël et elle est vraiment très chouette !

 

Et moi ? Je me remets enfin à lire. J’ai dévoré le tome 2 de la passe miroir de Christelle Dabos (j’ai parlé du 1er tome ici) et j’ai envie de le faire lire à tout le monde !

En ce moment, nous lisons…

Depuis quelques temps, j’ai un compte instagram (la responsable de ma présence sur ce nouveau réseau social et de l’augmentation du temps que je passe sur internet se reconnaîtra ^^).

Une bonne partie des photos que j’y publie concerne la littérature jeunesse. Ce que j’achète, des détails d’illustration que j’aime bien, ce que je lis avec mes enfants…

Et j’ai envie d’y publier régulièrement une petite photo des livres qu’on lit le plus souvent en ce moment. Les coups de coeur de mes enfants, ceux qu’ils réclament encore. Ceux qu’on emprunte à la bibliothèque et qui ne font donc qu’un court (bon, parfois un peu trop long, hum) séjour chez nous.

Je n’ai le temps de parler sur ce blog que d’une toute petite partie des livres qu’on lit et qu’on aime.

Alors ça sera un moyen de les montrer, quand même !

Donc, en ce moment, avec la puce (9 mois 1/2), nous lisons :

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  • Y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre (collection Pirouette chez Didier Jeunesse) présenté ici sur le site de l’éditeur
  • et le matin quand le jour se lève et et le soir quand la nuit tombe d’Anne Crausaz (Memo) qui font partie de ma pile de livres que je veux absolument chroniquer
  • le livre des bruits de Soledad Bravi (école des loisirs) que j’ai présenté ici
  • imagier des jouets de François Delebecque (Les grandes personnes) présenté ici sur le site de l’éditeur

Et j’avais oublié pas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel) ! Pourtant, c’est un de nos favori, et le magicien aime aussi beaucoup l’écouter ou le lire à sa soeur ! J’en avais parlé avec l’enthousiasme qu’il mérite ici.

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Avec le magicien (3 ans 1/2), nous lisons :

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  • la grenouille à grande bouche de Francine Vidal et Elodie Nouhen (Didier jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici, en attendant la sortie de les deux grenouilles à grande bouche de Pierre Delye et Cécile Hudrisier. Le magicien était déjà un grand fan de la version en livre animé de casterman au point de répéter depuis des mois qu’il est une grenouille à grande bouche qui mange des mouches, il est content de découvrir une nouvelle version !
  • L’anniversaire de Monsieur Guillaume d’Anaïs Vaugelade (Gallimard Jeunesse) que j’ai présenté ici
  • Et vogue la petite souris de Coline Promeyrat, Martine Bourre et Elsa (Didier Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • Attention chantier (collection le monde animé chez Gallimard Jeunesse), présenté sur le site de l’éditeur ici
  • le ver et le pou d’Elise Gravel (éditions Le Pommier), présenté sur la mare aux mots ici. On a reçu ces 2 livres en cadeau d’un abonnement à la petite salamandre et ils sont géniaux ! Le magicien les adore et l’amoureux rit encore devant le “comte Drapoula” à la 15e lecture.

Et puis aussi :

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Des livres d’Emmanuelle Houdart, forcément ! Que fais-tu, Fantine ? (Seuil Jeunesse) et les voyages merveilleux de Lilou la fée (collection Encore une fois chez Actes Sud Junior). Des livres jeux, plein d’éléments à retrouver. Un univers presque encore plus fou/loufoque/original que dans ses autres titres. On peut les lire comme des histoires ou les déguster page par page. Et s’ils plaisent déjà à mon 3 ans 1/2, c’est encore difficile pour lui de tout retrouver et je pense qu’ils peuvent aussi plaire à des enfants plus grands. Dommage que Lilou la fée n’existe pas (plus?) en grand format…

 

Et moi ? Quand la puce ne me le pique pas, je lis Mémoires d’une féministe iconoclaste d’Yvonne Knibiehler (collection Pluriel chez Hachette).

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Mes découvertes du salon de Montreuil

Après mon article sur ma visite du salon, voici un article sur mes coups de coeurs et mes envies. J’en avais repéré certains sur des blogs et j’ai enfin eu l’occasion de les feuilleter. D’autres sont de vraies découvertes et coups de coeur.

J’en avais déjà montré certains sur twitter, mais j’avais envie de les réunir ici.

 

  1. Une hirondelle d’Anouk Boisrobert et Louis Rigaud (Helium), ou deux crevettes ou trois fourmis, chez Helium. Parce que ce sont des livres de coloriage absolument magnifiques, à tel point qu’ils méritent d’être exposés avant même d’être coloriés ! A découvrir ici.
  2. Une cuisine du monde pour les bébés d’Anne Kerloc’h, Judith Gueyfier et Zau (Rue du monde), les recettes font envie, et les illustrations sont sublime. A découvrir ici.
  3. Image extraite du précédent
  4. Petits d’Alain Serres et Julia Chausson (Rue du Monde). J’adore les gravures de Julia Chausson et cet album (qui date de 2009) est plein de tendresse.
  5. U4 de Florence Hinckel, Vincent Villeminot, Carole Trébor et Yves Grevet (Syros). 4 tomes à lire dans l’ordre que l’on veut, 4 héros adolescents qui se donnent RDV à Paris, après une épidémie, 4 très bons auteurs…Voilà la série ado que j’ai envie de découvrir en ce moment !
  6. Cinq minutes et des sablés de Stephane Servant et Irène Bonacina (Didier jeunesse). Une vieille dame reçoit la visite de la mort. Elle est d’accord pour partir, mais avant, on peut bien prendre 5 minutes, le temps de faire des sablés ! J’aime la plume de Stephane Servant (plus accessible ici qu’elle ne l’est généralement), l’histoire rappelle un peu Bonjour Madame la mort, les illustrations apportent de la légèreté.  A découvrir ici.
  7. Le plouf de Guillaume Olive et He Zhihong (éditions des éléphants). De plus en plus d’animaux fuient après un bruit effrayant (vraiment ?) entendu par le lapin. Un album à accumulation aux illustrations très mignonnes, qui plaira beaucoup aux petits. A découvrir ici.
  8. Cité Babel de Pascale Hédelin et Gaëlle Duhazé (éditions des éléphants). Dans cet immeuble vivent une famille juive, une famille chrétienne, une famille musulmane. Au rez-de-chaussée, l’épicier est athée.  Un livre sur la pratique quotidienne des religions, sur les coutumes et les fêtes… Un éloge du vivre-ensemble et de l’ouverture aux autres. Je trouve ça juste indispensable actuellement (et pas que pour les enfants d’ailleurs). Je n’ai pas eu l’occasion de le lire encore, mais s’il est à la hauteur de ses promesses, c’est pour moi l’indispensable de ce salon. A découvrir ici.
  9. Léon, le collectionneur de collection de Jessica Lisse (L’initiale). De l’humour, des illustrations très chouettes et une invitation à découvrir le monde. A découvrir ici
  10. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? de Tim Warnes et Tracey Corderoy (Mijade). Parce que “pourquoi ?” est, comme je l’expliquais ici, le mot préféré du magicien, et que ce livre m’a fait rire. Dans la même série, on trouve Non ! et Encore ! qui sont sympas aussi !
  11. Les derniers romans de la collection EXPRIM’ (Sarbacane) me font décidément de l’oeil en ce moment ! (et c’est sans compter le nouveau Marion Brunet qui vient de paraître). J’ai entendu énormément de bien des petites reines de Clémentine Beauvais (si vous ne lisez pas son blog, il faut vite réparer ça !). Et j’ai craqué au salon pour Dysfonctionnelle d’Axl Cendres et c’est un gros coup de coeur. Je vous en parle très vite (en attendant, un bel article ici), mais disons qu’au bout de deux chapitres, j’avais déjà ri et eu les larmes aux yeux.
  12. Devine : à quoi on joue ? de Claire Dé (Les grandes personnes). Un cartonné pour tout-petits. Claire Dé est une artiste qui prend les tout-petits au sérieux. Elle leur propose de vrais livres d’art. Ici, une variation autour de 10 doigts qui jouent, se déguisent, se cachent au milieu d’objets. Quelques images ici.
  13. Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron (Hong Fei Cultures). Un bel album sur la vie intérieur, avec de superbes illustrations. A découvrir ici et .
  14. Quel bazar ! de Christian Voltz (Rouergue). Du bazar, des objets de la vie quotidienne qui s’accumulent, des onomatopées, et un forme qui se dégage finalement… Il doit être très sympa à lire à des petits celui-là ! A découvrir ici.
  15. Maman renard d’Amandine Momenceau (l’Agrume). Une maman renard a perdu ses petits et les cherche dans la neige. Beaucoup de douceur et des superbes découpes. A découvrir ici.

Et Elise a aussi fait plein de chouettes découvertes, elle vous en parle ici !