Islande

2600 km en 8 jours, des paysages grandioses, et l’envie de vous montrer un peu de tout ça !

On a loué une voiture, et pris la route circulaire. Et donc fait le tour du pays, ou presque. En s’arrêtant à tous les points de vue, quasiment.

J’ai adoré ce voyage. On est scotché en permanence. Tous les paysages sont grandioses. Et changent sans cesse, on ne voit jamais la même chose. On passe en 5 minutes d’une campagne plutôt paisible à un champ de lave où à des falaises sur la mer.

IMG_3166

Et on voit des icebergs !

Mais j’ai trouvé aussi ce pays rude. Et fatiguant. Si on n’a pas eu trop de pluie, on a eu du vent, beaucoup. A avoir du mal à tenir debout, parfois. Tout semble extrême dans ce pays. La nature, la météo. On est au bout du monde. Parfois, j’ai ressenti l’envie de souffler un peu, de me retrouver dans du confortable. Et il y en a peu.

Cette sensation a été peut être accentuée par la manière dont nous avons voyagé. L’Islande est un pays où tout est hors de prix. Hors de question donc de manger trop souvent au resto ou de s’arrêter prendre des cafés. On mangeait le soir à l’auberge de jeunesse, et le midi on pique-niquait… Le plus souvent dans la voiture, parce qu’il faisait trop froid pour manger dehors.

IMG_3004

Comme ma mère avait tout préparé, c’était quand même des pique-nique tout confort, avec café et chocolat à la fin !

(si certains s’interrogent sur le prix, par personne ça a couté environ 200 euros d’avion, 175 euros de location de voiture et 800 euros pour le reste, avec hébergement en auberge de jeunesse).

Un voyage purement nature, donc, qui changent de mes vacances en général plutôt culturelles ! (on n’a même pas visité une seule bibliothèque !).

Cette semaine, j’avais abandonné mon amoureux et mes enfants pour partir avec ma mère et mes deux frères. La dernière fois qu’on était parti en famille comme ça, tous les 4, c’était en 2004 ! Et c’était vraiment chouette de se retrouver. On était sur la même longueur d’onde. Avec un de mes frères on faisait les programmes des journées tandis que mon autre frère et ma mère géraient l’intendance.

On a écouté et chanté à tue-tête dans la voiture Renaud, Brassens, Tiken Jah Fakoly, Yves Jamait, Joe Dassin, Ferrat, Grand Corps Malade, Mika… (on a à cette occasion découvert le pire crime contre la musique, l’adaptation en français de No woman no cry par Joe Dassin…). Et puis les bêtises de mes frères qui ont passé la semaine à crier “Arthur ! Cuillère !” et “Pas changer assiette pour fromage” (la référence est ).

On a pris des photos débiles.

Bref, on est revenus avec l’envie de repartir tous les 4 !

Et puis comme il fallait se mettre dans l’ambiance, mes lectures des vacances !

(avec une préférence nette pour le second).

Martinique au jour le jour #2

Jour 4 :

On prend un bateau-taxi pour aller pique-niquer à l’ilet chevalier, sans l’amoureux et la puce qui sont restés à la maison.

Plage très agréable, sable blanc, et des dizaines de crabes qui ont creusé leur trou dans la forêt derrière la plage, ce qui passionne le magicien et l’occupe un bon moment !

Par contre, un peu déçu au niveau snorkeling, on décide d’aller voir s’il y a une plage de l’autre côté de l’île. Ce n’est pas le cas et on finit par faire le tour de l’île. La balade vaut vraiment le détour : on traverse des forêts de cactus, une cote beaucoup plus sauvage, c’est magnifique ! En revanche, le faire en tongues, avec un magicien qu’il faut souvent porter, c’était pas l’idée du siècle…

Au retour, mes frères décident d’aller visiter l’usine de rhum La Mauny, alors que je rentre à la maison. Ils ont beaucoup aimé voir une usine en fonctionnement, et trouvé cette visite plutôt complémentaire de la présentation plus “culturelle” de l’habitation Clément (et puis il y a encore une dégustation ^^).

Jour 5 :

On laisse les deux enfants à ma mère, et c’est parti pour une sortie en kayak, direction la baignoire de Joséphine ! Une sortie à la demie-journée qui nous a déjà bien fait chauffer les bras ! Au programme, balade entre des ilets, baignade, eau transparente, snorkeling… Vraiment très sympa comme sortie !

La baignoire de Joséphine, c’est un haut fond entre deux ilets. On a donc pied “au milieu de la mer. Les gens y venaient pour les négociations sensibles : ils étaient sûrs qu’il n’y aurait pas d’oreille qui traine. Pas de négociation pour nous, on en profite donc pour… boire du rhum et manger des accras !

(avec l’amoureux et avec mes deux frères !)

Jour 6 :

Ce jour là, on part juste tous les deux, avec les enfants. Une journée rien qu’entre nous, ça fait du bien, aussi ! Et alors que les autres ne rêvent que de plage, j’ai quand même envie d’aller découvrir un peu Fort-de-France.

D’Anse à l’âne, un bateau nous emmène à Fort-de-France. C’est pratique (on évite les bouchons et la galère pour se garer), mais surtout ça fait partie du plaisir de la journée, surtout pour le magicien !

Balades dans les rues, achats de souvenir, resto au dessus du marché… On passe une très bonne journée !

Et il se trouve que LE monument à visiter à Fort-de-France est… la bibliothèque !

Le bâtiment (pavillon de l’exposition universelle transporté et reconstruit à Fort-de-France) est magnifique. Victor Schœlcher (qui a joué un rôle central dans l’abolition de l’esclavage) a légué tous ses livres à la bibliothèque de Fort-de-France. Une salle, magnifique (mais où les photos sont interdites) conserve donc le fonds ancien. Mais c’est aussi la bibliothèque municipale de la ville, et pas seulement un lieu patrimonial. On a donc fait une petite pause lecture dans la section jeunesse, autant pour les gosses que pour moi !

P1090718

On a ensuite fait un petit tour à la librairie, histoire d’offrir au magicien un album bilingue français/créole d’un éditeur local.

Au retour, à nouveau le bateau, et une petite pause baignade bienvenue à l’Anse à l’âne. La plage est moins sauvage que les autres, mais l’eau est claire et les enfants sont ravis !

Martinique au jour le jour #1

Jour 1 :

On a commencé par… la proximité ! Nous logions à côté de Sainte-Luce, dans le Sud de l’île, et on pouvait aller à la plage à pieds ! Nous sommes donc allés plusieurs fois à Anse Corps de Garde et aux différentes plages entre Corps de Garde et Sainte-Luce. Ce ne sont pas forcément les plages les plus photogéniques (quoique), mais à Anse Corps-de-Garde, la plage est bien aménagée, on y découvre la piscine municipale (oui, directement dans la mer), il y a des douches, des sanitaires… Et les petites plages qui longent le chemin qui mène jusqu’à Sainte-Luce sont très charmantes, sous les arbres. On y a souvent été quasi seuls, et les touristes n’y sont pas nombreux.

P1090372

L’après-midi, direction Anse-Figuier, un de mes gros coup de coeur de vacances. Probablement parce nous l’avons découverte dans la belle lumière de fin d’après-midi.

 

Jour 2 : direction Anse Dufour et Anse Noire !

Et pour cela, on prend la route touristique. Et on fait des photos de touriste devant le rocher du Diamant !

On fait un petit tour au charmant marché de ce petit village. On en repart avec des fruits, du rhum (comme c’est original…) et de superbes boucles d’oreilles fabriquées avec des graines de l’île.

C’est l’occasion aussi de s’arrêter au Cap 110, mémorial de l’esclavage. Impressionnant, émouvant, important.

On admire les Anses d’Arlet.

Anse Dufour et Anse Noire, ce sont deux plages côte à côte, séparées seulement par un pic de roche, pourtant l’une a du sable blanc, l’autre du sable noir. Ce jour là, nous nous sommes installés à Anse Dufour.

Ces plages sont tout simplement magnifiques. A Anse Dufour, le sable est blanc, la plage est idéal pour faire du snorkeling (regarder les poissons avec masque et tuba quoi). Et on y a vu notre première tortue ! Mais la plage est bâtie (bar, restaurants), et il n’y a pas beaucoup d’ombre (on avait déjà cramé la veille, malgré l’écran total). J’ai encore préféré Anse Noire, plus sauvage (je vous en reparle un peu plus loin, histoire de faire durer le suspens).

En fin d’après-midi, petit tour à Sainte-Luce. Le village est plutôt mignon et la lumière superbe !

 

Jour 3 :

On a bien cramé les jours précédents, donc on se dit que ce jour là, on va éviter la plage. Nous voilà donc partis pour l’habitation Clément. C’est vraiment un lieu très riche : jardin botanique aux multiples espèces de palmier, ancienne usine de rhum, stockage des futs de rhum pour le vieillissement, visite d’une maison créole et espace d’exposition d’art contemporain, avec une expo d’Hervé Télémaque, artiste originaire d’Haïti. Et on finit (bien sûr) par une généreuse dégustation de rhum Clément (et quelques achats… hum hum…).

Seul défaut à cette visite : l’histoire de l’esclavage qui est quasiment complètement occultée. L’histoire de “la famille Clément” commence opportunément au XIXe siècle après l’abolition, et on ne trouve presque rien sur le sujet pendant la visite…

On rentre ensuite rapidement pour tenter de faire faire la sieste aux enfants, puis à nouveau plage à côté de la maison en fin d’aprèm !

 

Martinique

Mi-mars, un soir, ma mère m’appelle. Elle nous propose des vacances en famille pour mes 30 ans : et si nous partions tous ensemble 10 jours… en Martinique ?

Autant vous dire qu’on n’a pas hésité sur la réponse !

IMG_6892

Et quand on dit “en famille”, ce n’était pas à moitié puisque nous sommes partis à 11 : l’amoureux et les enfants, bien sûr, et puis ma mère, mon beau-père, mes deux frères, mes deux belles soeurs et une cousine !

Du coup c’était déplacement en convoi (3 voitures de loc’), grande tablée, pas de resto mais pique-nique et salade dans la glacière, bébé qui passe de bras en bras (et qui adore ça), sieste des enfants sautée un peu trop souvent…

On a eu un rythme beaucoup moins intensif que nous en avions l’habitude quand on voyageait en amoureux. On a surtout visité… les plages ! On était rentrés à 18h tous les jours (de toute façon, il fait nuit noire avant 19h), on a passé des aprèm “sieste” à la maison… Mais l’avantage du décalage horaire, c’est qu’on était levés à l’aube, et souvent partis à 8h !

Et on a pu constater encore une fois que les vacances font grandir les enfants. Le magicien, un peu trouillard les premiers jours, s’est peu à peu enhardi dans l’eau. Et la puce s’est métamorphosée. Elle qui commençait à peine à tenir debout se déplace désormais sans souci le long des meubles et a mis en place la technique du “petit gorille” (à quatre pattes mais sur les pieds jambes tendues et pas sur les genoux). Elle a A-DO-RE la plage, le sable, l’eau. Elle a décidé qu’elle était prête pour le sevrage (un peu plus tôt que ce que j’avais prévu, mais finalement ça me va bien !). Et depuis qu’on est rentré, elle dort la nuit ! (je touche du bois pour que ça continue).

La toute dernière tétée de la puce, sur la plage ! Et une piscine creusée dans le sable.

Moi ces vacances m’ont fait un bien fou. Profiter du soleil, bronzer, avoir bonne mine pour une fois. Pouvoir passer un peu le relai. Profiter de ma maman, de mes frères… Ca faisait longtemps qu’on n’était pas restés ensemble longtemps comme ça !

IMG_6895

J’ai adoré la Martinique. Mais j’ai conscience d’être restée un peu “en surface” : quand on voyage en groupe comme ça, difficile de vraiment rencontrer des gens, par exemple. On ne se sent pas sur une “île à touristes” (il n’y a pas que des blancs sur la plage, par exemple). Comme à la Réunion où j’ai eu la chance d’aller il y a quelques années, j’ai adoré le mélange de dépaysement total et de repères habituels (les administrations françaises, les produits qu’on trouve au supermarché, etc). J’ai trouvé les paysages magnifiques. C’est une île très construite (qui ne donne pas l’effet “on est seuls au monde” qu’on peut vivre au Seychelles par exemple) mais je crois que je préfère ça finalement. Les jardins, les fleurs sont magnifiques. Je suis tombée amoureuse des bougainvilliers.

Je vous montre ?

Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)

Etre encore, lundi, au soleil de Corfou, profiter à trois d’une plage déserte.

Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)
Petits bonheurs de la semaine (12 mai 2014)

Voir le magicien retrouver son papa.

Revoir une amie et sa fille, qui ont passé plusieurs mois à l’étranger. Constater avec plaisir que le magicien et Y. sont très heureux de se revoir.

Lire le dernier Marie-Aude Murail, mon auteur pour ados fétiche (je vous en parle dès que j’arrive à rattraper un peu mon retard de romans à chroniquer).

Emmener le magicien à une réunion de boulot, le voir sage comme une image (il a joué seul pendant 45 minutes avec sa petite voiture sans faire de bruit), et discuter littérature petite enfance avec des collègues particulièrement sympas et aussi motivées que moi.

Manger des hamburgers maison avec mon chéri et un ami.

Et le magicien ? Il adore les jeux de doigts et fait à la perfection “ainsi font font font”, “un petit pouce qui danse” ou “tapent, tapent petites mains”. Il faut absolument que je prenne le temps de le filmer !

Petits bonheurs de la semaine (5 mai 2014)

Une semaine de vacances = une semaine de sevrage internet. Malgré le wifi à l’hôtel, j’ai tenu le coup ! Mais je suis bien contente de me reconnecter et de vous retrouver !

Les petits bonheurs d’une semaine de vacances, donc… C’est, je trouve, difficile d’isoler quelques moments d’une semaine si agréable.

Mais parmi les choses que j’ai particulièrement appréciées :

– être en Grèce. Pour la plage et les beaux paysages, mais aussi pour le fait étrange de maîtriser un alphabet mais pas sa langue (je n’ai fait que du grec ancien, et j’ai beaucoup perdu depuis la fac), d’une culture à la fois familière et complètement étrangère… Je reparlerai sans doute de Corfou, mais je crois que suite à mes études, la Grèce sera toujours un lieu un peu à part pour moi.

– bouquiner sur un transat au soleil, pendant que le magicien fait sa sieste. La liste des romans dont j’ai envie de vous parler s’allonge !

– passer du temps entre mère, fille et petit-fils, juste tous les trois. Voir ma mère contente de s’occuper de mon fils, mon fils en admiration devant sa grand-mère (j’avoue avoir été parfois presque un peu jalouse), passer du temps à discuter avec ma maman.

– savourer le fait d’être en vacances “hors saison” et de pique-niquer seuls dans une petite crique…

– malgré une météo mitigée qui a limité le nombre de baignades (bon, ok, dans la mer j’ai pas réussi à aller plus haut que le genoux, et pourtant je suis du genre à penser qu’au delà de 20° c’est largement baignable), être au bord de la mer a suffi à mon bonheur.

– se balader dans les petites ruelles de Corfou, monter en haut d’une citadelle ou d’une montagne pour apprécier la vue, allumer des cierges dans des églises orthodoxes pleines de dévotion, regarder les bateaux…

Petits bonheurs de la semaine (5 mai 2014)

Et le magicien ? Il continue à découvrir plusieurs mots par jour. Cette semaine, ont fait leur apparition “crain” (train), bus, chaud et pas chaud, “foi” (froid), thé (pas de doute, c’est bien mon fils), pa’ti (parti), chat… Et du coup, quand il raconte sa journée au téléphone à son père, ça donne ça : “allo ? maman, mani, piouf, pa’ti, pat’, pa”, ce qui, traduit, donne : “allo, je suis avec maman et mamie. Je me suis baigné dans la piscine, plouf, et puis dans la mare on a vu une grenouille et elle est partie. Et ce soir, j’ai mangé des pâtes et des petits pois”.

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Un mini article de récit de vacances car, contrairement à d’habitude, je n’ai pris aucune photo (enfin si, plein, mais que des photos du magicien) et qu’on a rien fait d’autre que glandouille/plage.

Mais quand même deux ou trois petits “trucs” si vous partez en vacances dans le coin.

Le Cap Ferret, c’est un village situé sur la péninsule qui ferme le bassin d’Arcachon.

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais nous étions à l’écart du village, au Truc Vert (j’adore ce nom ! La première fois, j’ai cru que ma mère me faisait une blague ou disait “truc” parce qu’elle ne ne souvenait plus du vrai nom).

Nous sommes donc allés au camping du Truc Vert. Ce camping, on l’a découvert dans des conditions vraiment pourries, il y a 4 ans.

Ma mère et mon beau-père avaient loué une maison sur le bon coin pour une semaine au Cap Ferret, ils arrivaient le samedi et nous on les rejoignais le dimanche. Seulement, arrivés sur place ils se sont rendu compte que la maison n’existait pas. Une belle arnaque (et une belle somme perdue). Sur ce, leur voiture est tombée en panne. Il fallait donc qu’ils restent dans la région jusqu’à ce qu’elle soit réparée (plusieurs jours). La vraie poisse.

On a décidé quand même de ne pas annuler nos vacances (ils étaient coincés sur place de toute façon) et comme tous les logements étaient pleins ou hors de prix, ils se sont rabattu, sans grand enthousiasme, sur le camping. Ils ont acheté une tente et on les a rejoint le lendemain avec du materiel de camping récupéré à droite à gauche.

Et aussi surprenant que ça puisse paraître vu les conditions et notre manque d’enthousiasme pour le camping, on est tombé amoureux de cet endroit (et ma mère et mon beau père campent tous les étés depuis ce séjour).

Le camping en lui-même est un camping 4 étoiles, donc tout confort, mais sans grosses installations type piscine ou boite de nuit. On trouve sur place un petit casino, un loueur de vélos, il y a un bar/restaurant et un espace de jeux pour enfants (que le magicien a adoré). Il est situé dans une pinède, donc il y a pas mal d’ombre.

Réserver un emplacement à l’avance ne vaut pas forcément le coup (et c’est impossible du 15 juillet au 15 août) parce que si on arrive suffisamment tôt dans la journée, il y a toujours de la place, et que la réservation revient assez cher.

Même si c’est un immense camping, c’est très calme. Les groupes de jeunes surfeurs sont regroupés à part et dans le reste du camping c’est une ambiance très familiale. 90% des campeurs sont allemands ou hollandais (à tel point que j’ai été surprise quand la caissière du casino m’a parlé français!) et finalement on aime bien parce que les conversations des voisins sont beaucoup moins gênantes quand elles ne sont pas en français (on prête moins l’oreille involontairement). Les gamins passent en vélos et jouent dans les allées pendant la journée mais il n’y a aucun bruit à partir de 21h-21h30.

Mais ce qui rend le camping unique à mes yeux, c’est son emplacement. Il est situé face à une plage fantastique. Pourtant, je ne suis pas fan de plage (faire la crêpe sur une serviette, c’est seulement si j’ai un très très bon bouquin), mais au bord de l’océan, pour moi, c’est différent. Déjà, on monte la dune et les paysages sont magnifiques. Ensuite, même en plein été, si on s’éloigne des zones de baignades surveillées, on est quasi seuls. Mais surtout, il y a les rouleaux (en plus cette année on y est allés la semaine des grandes marées, yes !). La zone de baignade surveillée n’est pas très grande donc parfois c’est un peu l’embouteillage, mais elle est indispensable étant donné la force des vagues et des courants. Les jours les “pires”, la baignade ailleurs est interdite et les CRS surveillants de baignade font sortir les gens de l’eau.

Un petit truc pour les gens qui viennent en train pour accéder au Cap Ferret : plutôt que d’aller jusqu’à Bordeaux puis de prendre le car, ça vaut le coup d’aller en train jusqu’à Arcachon (il y a des TGV directs de Paris) puis de prendre le bateau jusqu’au Cap Ferret (ou une autre commune du bassin). La traversée dure 30 minutes, mais on a déjà l’impression d’être en vacances, il y a une superbe vue sur le bassin, la dune du Pyla et le personnel est vraiment adorable (ils ont même porté la poussette du magicien à ma place). Se méfier au retour par contre, en pleine saison les bateaux sont souvent complets en fin d’après-midi, donc il faut arriver en avance ! A trois avec le bébé, avec tous nos bagages, on a payé 17 euros pour la traversée. Mais il faut payer en plus pour les vélos.

Je conclus avec cette photo lors de notre seule sortie en amoureux, une vue du bassin et de la dune du Pyla depuis le Canon (où le bar-tabac fait aussi resto et contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, on s’y régale !).

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais ne faites pas comme nous, allez vous balader, le coin vaut le coup. Nous, c’est décidé, on y retourne l’année prochaine !

Chateaux de la Loire : jour 2, la route jusqu’à Chenonceau

Le deuxième jour, l’objectif principal, c’était le chateau de Chenonceau.

Mais on a décidé de prendre les petites routes pour y arriver. J’adore faire ce genre d’itinéraire où on visite en voiture, et où on s’arrête 5 minutes pour faire un tour à pied, aller voir un monument et prendre une photo. Même s’il faut avouer qu’avec un bébé, c’est plus compliqué, surtout en hiver. On passe de “on descend de voiture et on s’arrête 5 minutes pour prendre une photo” à “on détache le magicien, on lui met sa combinaison, on descend de voiture, on le porte pour pas avoir à sortir la poussette, on fait un petit tour, puis on lui enlève sa combinaison, on le rattache dans son siège, et c’est reparti !”.

On a donc d’abord pris la route de Blois :

Itinéraire 1

On a fait une petite pause à Saint-Dyé-sur-Loire, joli petit village au bord de la Loire. Il y a une voie le long de la Loire qui doit être très sympa à faire en vélo (même si là c’était pas trop la saison).

P1060126

P1060127

La route jusqu’à Blois est superbe, le long de la Loire. Et même si le centre-ville de Blois est sur la rive Nord, cela vaut le coup de passer par la rive sud : la vue sur la ville est superbe.

P1060140

On a ensuite pris la route du Sud.

Itinéraire 2

On a fait un premier détour par Fougère-sur-Bièvre pour admirer le chateau. Qui change de ce qu’on voit dans le reste de la région puisque c’est un chateau médiéval :

P1060145P1060147

P1060148

Il est ouvert à la visite, mais nous avons seulement fait le tour à l’extérieur. Le détour vaut le coup, à mes yeux !

Etape suivante, l’abbaye de Pontlevoy. C’est sur la route et ça vaut le coup de faire une petite pause, même si malheureusement l’abbaye est fermée hors saison.

P1060153P1060161

On a ensuite fait le détour par Bourré parce qu’il y a des visites à faire dans des maisons troglodytes et qu’on espérait appercevoir quelque chose depuis la route. Ce n’est pas vraiment le cas, donc si vous n’avez pas prévu de faire les visites, autant aller tout droit vers Montrichard. On a quelques occasions d’appercevoir des maisons troglodytes entre Montrichard et Chenonceau, et on en voit facilement ailleurs dans la région (à Amboise par exemple).

Montrichard est un très joli village et le chateau qui le domine est impressionnant :    P1060168

Ensuite, c’est l’arrivée à Chenonceau, dont je parlerai dans un prochain article puisque celui-ci est déjà plutôt long.

Chateaux de la Loire : jour 1, Orléans

Le premier jour, nous avons décidé de faire une pause à Orléans, que nous ne connaissions pas, avant d’aller à l’hotel à Beaugency. Le temps de récupérer la voiture de location, d’installer le siège auto, de charger la voiture, de faire la route et de se garer, nous sommes arrivés dans le centre ville d’Orléans vers 14h.

On a commencé par galérer pour trouver un resto qui servait encore à cette heure là, en semaine et en plein hiver, et nous avons fini dans un fast food, le memphis coffee, qui a l’avantage de servir à toute heure.

Une fois rassasiés, c’était parti pour un petit tour à pied dans le centre ville. Centre ville qui n’est pas très grand et qui se visite rapidement à pied. On y trouve une partie médiévale, autour de la Rue de Bourgogne, et une partie datant du XVIIIe-XIXe siècle, autour de la place du Martoi. Et bien sûr, la cathédrale.

Vous vous êtes peut être déjà rendus compte de mon goût pour les vieilles pierres. J’ai donc été séduite par la partie médiévale de la ville, d’autant plus qu’elle est majoritairement piétonne.

P1060066P1060067Un petit air de campagne en pleine ville

P1060053

La statue de Jeanne d’Arc sur la place du Martroi :

P1060055

A Orléans, Jeanne d’Arc est partout : on peut voir sa statue, visiter sa maison, mais aussi trouver des magasins ou des restaurants qui la mettent à l’honneur…

Nous avons aussi, bien sûr, visité la cathédrale. Dont malheureusement, une tour était recouverte par des bâches. Je n’ai donc pas de photos de la facade.

P1060051P1060071

P1060073.JPG

L’intérieur de la cathédrale vaut le coup d’oeil, j’ai en particulier apprécié le fait que les murs soient peints. Je sais que c’était quasiment systématiquement le cas au moyen-âge, mais que ces peintures ont presque toujours entièrement disparus. Ici, la cathédrale a été reconstruite à l’identique entre le XVIIe et le XIXe siècle, après les destructions par les huguenots. On voit donc ces motifs muraux :

P1060081.JPG

On trouve aussi, bien sûr, des vitraux en l’honneur de Jeanne d’Arc datant du XIXe siècle (ici Jeanne, bergère, au moment de l’apparition de Sainte Catherine, Sainte Marguerite et de l’archange Gabriel).

P1060085.JPG

Un seul regret pour cette visite, l’absence d’éclairage dans l’église. L’éclairage extérieur n’était pas suffisant ce jour gris de janvier, et certaines parties de l’église étaient vraiment trop sombres.

Nous avons ensuite quitté Orléans en direction de Beaugency, en faisant un petit détour par Cléry-Saint-André. En effet, Philippe Le Bel puis Louis XI y ont fait construire une basilique, où ce dernier est d’ailleurs enterré. Et je recommande de faire ce détour : c’est impressionnant de voir une église de cette dimension dans un aussi petit village !

P1060087.JPG

P1060089.JPG

Puis direction l’hotel, à Beaugency, où nous avons pris le temps de nous poser un peu, et de profiter de la chambre (pour le magicien, prendre un bain dans la grande baignoire de l’hotel, c’était un peu comme la piscine ).

(Je sais que la qualité des photos n’est pas terrible. Quand je compare mes photos à celles qu’on trouve sur d’autres blogs, j’ai un peu honte. Mais j’ai décidé de les publier quand même, en me disant que ça donne quand même une idée de ce qu’on peut voir et que ça peut aider ceux qui cherchent à organiser un séjour dans ce coin. Voire même, peut être, donner envie à certains ?)

Un grand week end pour visiter les chateaux de la Loire

Paul et moi, nous avions quelques jours de libre en commun avant que je reprenne le boulot. On a décidé d’en profiter pour prendre quelques jours de vacances. Et pour la première fois depuis mars dernier, nous sommes partis ailleurs que chez nos parents !

Nous nous sommes décidés au dernier moment pour un week end à visiter les chateaux de la Loire, parce que j’en avais envie depuis longtemps et qu’il y avait une offre intéressante sur internet.

L’hôtel

Nous avons donc passé 3 nuits à l’hotel l’écu de Bretagne à Beaugency, entre Orléans et Chambord, en chambre supérieure et avec la demi-pension. Et je n’ai que du bien à en dire : la chambre était grande et jolie, avec poutres apparentes, et ils nous fournissaient un lit de bébé.

P1060102

Notre chambre (avec le magicien dans son lit !)

Tout le personnel de l’hotel était adorable. Le buffet du matin était classique mais plutôt sympa (et il y avait des crêpes, ce qui suffit à faire mon bonheur). Pour le soir, la salle de restaurant était très classique, voire un peu vieillote, mais les repas étaient vraiment délicieux. Il y avait un menu spécial “demi-pension”, mais on nous proposait des plats supplémentaires selon les jours et on pouvait également choisir tous les plats de la carte pour un supplément raisonnable. Quelques exemples de plat : assiette de saumon fumé, velouté de lentilles corail avec un oeuf poché, cannelloni aux palourdes pour les entrées, noix de saint-jacques et mousseline de panais et foie gras, sanglier et ses trois purées, filet de turbeau et légumes oubliés en plat, soufflé de noisette sauce au chocolat en dessert. La salle de restaurant était très classique, voire un peu vieillote.

En plus, Beaugency est un très joli village médiéval, et il est plutôt bien situé pour visiter le chateaux.

La voiture

Dans cette région, c’est tout simplement indispensable d’avoir une voiture. Nous en avons donc loué une chez Europcar, le modèle le moins cher (une fiat 500). Et nous ne sommes pas vraiment enthousiastes. La première voiture qu’ils nous ont proposé n’a pas pu démarrer parce qu’il n’y avait pas de batterie. La seconde sentait un peu le vomi, on peut pas dire que ce soit vraiment agréable.

Le siège auto qu’ils nous ont loué était un siège auto premier prix, en assez bon état. Ils fournissent une housse à installer dessus (ça c’est plutôt bien). Il s’inclinait peu, et le magicien était presque assis. Ce qui allait plutôt bien quand il était réveillé, parce qu’à 5 mois il commence à se tenir un peu, mais il avait la tête qui tombait en avant lorsqu’il dormait et je pense qu’un bébé tout petit aurait vraiment été mal installé. Et puis ce siège était tellement encombrant que quand on l’installait à l’arrière, on ne pouvait pas rabattre correctement le siège passager avant, qui était donc complètement inutilisable.

On a crevé, et en appelant l’assistance, ils nous ont dit qu’on ne payerait pas si on allait dans un garage avec lequel ils avaient un contrat. On a donc fait plus de route pour en trouver un, et finalement on a du payer et on n’a pas été remboursé.

La prochaine fois, on passera par une autre entreprise.

Budget : 

Clairement, c’était des vacances plutôt chères et on s’est fait plaisir sur l’hotel, 3 étoiles. On aurait pu trouver moins cher. Si on a une voiture personnelle, on évite également les frais de location.

Les visites sont plutôt chères (compter entre 9 et 15 euros par personne pour visiter un chateau).

En revanche, on a fait des économies sur le reste : sandwich pour les repas de midi, pas de shopping, et moins de 10 euros de “souvenirs” (un livre, deux cartes postales).

Cela donne :

Hotel en demi-pension (3 nuits) : 417 euros

Location de voiture avec siège bébé pour 4 jours : 247 euros

Autoroute, parking et essence : 150 euros

Visites : compter 9 à 15 euros par chateau

Les chateaux de la Loire hors saison :

C’était génial !

Un ciel gris mais un temps doux.

Et des parkings au 3/4 vides, peu de groupe, des visites tranquilles. A Azay-le-Rideau, on était même seuls !

Et comme c’était juste après Noël, les chateaux étaient décorés pour l’occasion. C’était parfois (souvent) un peu kitsch, mais ça donnait une ambiance plutôt sympa :

P1060216

La grande galerie de Chenonceau

P1060193

La chapelle de Chenonceau

En revanche, des horaires de visites plus limités et des jardins moins fleuris.

Les chateaux de la Loire avec un bébé :

Ce voyage nous a montré encore une fois que le magicien est un bébé incroyablement cool et qui s’adapte à tout. Il n’a eu aucun souci pour dormir à l’hotel, a adoré le bain dans la grande baignoire, a mangé ses petits pots aussi bien dans son siège auto que pendant les visites, même si on ne pouvait pas les faire chauffer. Et il était ravi de passer ses journées dans sa poussette.

Finalement, partir à l’hotel ne demande pas plus d’organisation que de partir dans sa famille. La seule chose à prévoir en plus, c’est les petit pots parce que ce n’est pas possible de cuisiner sur place, et du liquide vaisselle, une éponge et un torchon pour laver les biberons.

J’ai trouvé ça indispensable d’avoir le même hotel pendant tout le séjour et de ne pas avoir à faire les bagages tous les jours. Et j’ai trouvé que la demi-pension, c’était très confortable (pouvoir l’emmener en pyjama au resto après le bain, sans avoir à l’habiller pour sortir en particulier).

Ah et un détail : une écharpe de portage ou un porte-bébé est indispensable pour visiter les chateaux de la Loire. Certains chateaux interdisent carrément qu’on y entre avec une poussette (Azay-le-Rideau, Villandry), et de toute façon, on passe son temps à monter ou descendre des escaliers, donc c’est pas pratique. J’avais oublié l’écharpe, et je m’en suis bien voulue !

P1060478

Les escaliers du chateau de Chambord

Par contre la poussette me parait utile pour se ballader dans les parcs des chateaux et dans les villes, parce qu’on marche quand même beaucoup, donc pour moi le mieux c’est d’avoir les deux. Beaucoup de grands chateaux ont des consignes gratuites à l’entrée où on doit pouvoir déposer la poussette.