Mon dessin d’Emmanuelle Houdart

Vous connaissez probablement tous, maintenant, mon amour pour les livres d’Emmanuelle Houdart. J’ai parlé de plusieurs de ses albums (Abrisles heureux parents, et bien sûr Tout va bien, Merlin !) et le nom du blog vient d’un de ses albums.

Et vous savez aussi peut être que j’ai eu 30 ans récemment. L’amoureux m’a alors offert un cadeau extraordinaire. Un dessin personnalisé par Emmanuelle Houdart !

portrait Emmanuelle Houdart

Il y a un livre personnage dans son prochain album, une maîtresse d’école bienveillante (je suis archi jalouse, l’amoureux a vu les dessins !), mais celui-ci, elle l’a fait juste pour moi !

Alors, vous m’y retrouvez ?

L’allaitement, la puce et moi

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps savent que je n’ai pas allaité le magicien. Et ça nous a très bien convenu, à tous les trois.

Pourtant, j’ai eu envie d’allaiter ma fille.

Et j’ai mis du temps à comprendre pourquoi. Mais je crois que j’étais tellement proche de mon fils que j’avais peur de ne pas laisser assez de place à cette petite puce qui allait arriver, et que j’avais envie de quelque chose que je ne partagerais qu’avec elle.

Et puis avec une grossesse un peu difficile, j’avais envie de sentir que mon corps était quand même bon à quelque chose, et que s’il n’avait pas pu la porter dans de bonnes conditions (même si ça a sans doute été plus difficile pour moi que pour elle…) il allait pouvoir la nourrir.

Depuis ma première grossesse, j’avais vu des amies allaiter. J’ai lu des choses sur l’allaitement, assisté à un cours sur l’allaitement avec ma sage-femme et discuté avec des amies qui avaient allaité. Je me sentais donc plutôt en confiance, même si je savais que ça allait être compliqué.

La puce a pris le sein bien volontiers peu après sa naissance.

Le début de l’allaitement n’a pas été évident. J’avais déjà expérimenté les crevasses avec le magicien, elles ont fait leur apparition avec la puce au bout de 12 heures. Puis la montée de lait qui compliquait les choses. J’ai fait attention à la position, mais je savais aussi, cette fois, que dans certains cas même avec un bébé dans la bonne position, on a des crevasses et il faut attendre en serrant les dents que ça passe. C’est ce qui s’est passé pour moi, cette fois j’avais vraiment envie d’allaiter donc la douleur ne m’a pas fait renoncer. Je me suis accrochée et au bout de 15 jours ce n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Et puis il y a eu ce moment, 3 jours après sa naissance. En pleine montée de lait, la puce n’arrivait pas à prendre le sein correctement, s’énervait, moi j’avais mal. Je l’ai alors prise dans mes bras pour lui expliquer que c’était difficile pour elle comme pour moi, qu’on débutait toutes les deux mais qu’on allait y arriver ensemble. Elle a ensuite pris le sein sans problème. Et j’ai senti une énorme bouffée d’amour, de celle qui font dire qu’on va y arriver ensemble pour l’allaitement, et pour la vie aussi. C’est à ce moment là que je me suis vraiment sentie mère de cet adorable bébé.

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Une semaine après la sortie de la maternité, les choses commençaient à se mettre en place. Je me sentais en confiance. Jusqu’à une pesée à la PMI, et le verdict “la puce n’a pas pris de poids depuis la sortie de la maternité”. Il a donc fallu la faire peser tous les jours, pour voir comment ça évoluait. Et si j’ai eu quelques conseils de bon sens, et que la puer de la PMI a toujours été encourageante, il a fallu faire avec le fait que les gens sont souvent mal formés à l’allaitement et qu’on a conseillé tout et son contraire : tirer mon lait/non ça sert à rien, donner des compléments à la fin d’une tétée/en plus d’une tétée, proposer souvent/espacer les tétées… Jusqu’au moment où j’en ai eu marre : j’ai profité de 4 jours sans pesées grâce à un pont et décidé de tout envoyer balader et de faire comme je le sentais “si dans 4 jours, elle a pris du poids on continue comme ça, sinon, on passe au biberon”. Et la puce a pris presqu’un kilo en une semaine !

L’allaitement était bien en place, et ça a été vraiment du bonheur jusqu’à ma reprise du travail. Elle tétait à la demande, efficacement et rapidement donc je n’avais pas l’impression de faire que ça, les tétées étaient des moments juste pour nous deux, la vie était douce. J’adorais la voir téter.

J’étais fière que mon corps produise de quoi la nourrir, aussi, je crois. D’avoir quelque chose que j’étais la seule à pouvoir lui offrir.

Et puis en septembre, j’ai repris le travail. Je n’avais pas envie de la sevrer aussi vite, donc j’avais prévu de passer à l’allaitement mixte, en tirant mon lait une fois par jour au boulot pour maintenir la lactation et en complétant avec du lait maternisé si besoin. Ca me semblait simple. Je ne savais même pas qu’un bébé allaité pouvait trouver difficile de passer au biberon. Et puis… à partir du jour où j’ai repris le travail, la puce n’a jamais accepté un biberon. Même si ça durait des heures. L’amoureux a tout essayé. La puce hurlait. Je culpabilisais. On jetait le lait que je tirais. Je faisais des allers-retours en courant du boulot pour lui donner à manger. Elle rattrapait la nuit en tétant souvent, j’étais épuisée. Alors on a cessé de lutter et décidé de faire avec. On l’a diversifié plus vite que prévu, on a rajouté des laitages pour qu’elle ait quelque chose dans le ventre. Je rentrais le midi pour lui donner à manger. Et le reste de la journée, elle se débrouillait sans.

Les tétées étaient toujours de chouettes moments entre elle et moi. Des moments qu’on attendait toutes les deux avec impatience. Des moments câlins, des moments de pause. J’ai adoré la voir grandir au sein. Voir la manière dont elle cherchait le sein quand je l’installais pour une tétée. Voir qu’elle savait précisément ce dont elle avait envie.

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Mais c’était contraignant, j’avais le sentiment de courir en permanence. J’étais épuisée. Alors en janvier, on a décidé de la sevrer la nuit et de supprimer la tétée du midi. J’ai conservé trois tétées par jour (le soir au coucher, en fin de nuit et le matin juste avant de partir au boulot). Plus vraiment un allaitement à la demande, mais un allaitement qui nous convient, qui me laisse davantage de liberté.

Depuis quelques jours, la puce boit des biberons. Qu’elle a accepté avec enthousiasme, du jour au lendemain. On a attendu qu’elle soit prête et c’était chouette comme ça.

J’ai désormais l’impression de n’avoir plus que le positif de l’allaitement. Les tétées sympas, le câlin avant le coucher, le bonheur des retrouvailles avant le boulot. De conserver avec bonheur ce lien entre nous deux, et rien qu’entre nous deux.

Alors je compte en profiter encore quelques mois, avant de commencer à la sevrer en douceur. Parce que je ne me vois pas allaiter un bambin. Parce que j’ai envie de retrouver une liberté complète, de pouvoir boire un thé glacé, un verre d’alcool sans compter le nombre d’heures d’ici la prochaine tétée. Envie de la laisser, peut être, quelques jours à ses grands parents pour des vacances en amoureux.

Et garder un bon souvenir de cette belle histoire, dont je n’aurais pas pensé qu’elle durerait aussi longtemps, moi qui disais au départ que je serais contente de l’allaiter jusqu’à Noël !

Sur le fil

En ce moment, je vis sur le fil.
A l’équilibre entre une vie de famille heureuse et un cauchemar de cris, d’épuisement et de contraintes.
Un pas de côté, un engrenage qui se grippe, et je risque de tomber.
Et j’ai des enfants petits. Autant dire que les engrenages se grippent facilement. Un bébé enrhumé qui se réveille du coup toute les heures la nuit, un grand qui fait une crise en se roulant par terre à un moment où il faut partir. Un énième repas qui se passe mal. Le passage en une seconde d’un moment calme au “double enfer des bichons” (l’expression est de ma belle-sœur qui a des enfants à peu près du même âge…).
Alors dire que je vis sur le fil, quelque part, c’est un peu faux.
Je suis plutôt violemment ballotée d’un côté à l’autre de ce fil.
Et la fatigue augmente la rudesse de ces changements.
j’ai l’habitude des changements d’humeur, de passer de périodes un peu euphoriques à des périodes plus difficiles. De vivre des périodes où tout me semble insurmontable, où je suis triste, sans raison particulière, où tout me semble une épreuve. Ma grand-mère résume cela par “on est fragile dans la famille”. A l’adolescence, j’avais l’impression que je ne sortirais jamais de ces phases. Depuis, j’ai appris à mieux me connaitre, à savoir que ce n’était que passager, que mon moral allait remonter. Que je n’avais pas besoin de lutter ou de m’épuiser, que les choses allaient peu à peu aller mieux. Mon entourage s’est habitué aussi, même si c’est souvent encore difficile pour l’amoureux, qui ne fonctionne pas du tout comme moi.
Alors j’essaye de relativiser.
C’est parfois difficile en ce moment.
La fatigue complique les choses. Et si j’avais appris à appréhender ces moments, à les sentir arriver, je peux maintenant basculer de l’un à l’autre en une minute.
Alors au creux de la vague, j’ai parfois l’impression que ça n’ira jamais mieux. Il y a 15 jours, j’ai écris un texto à l’amoureux où je lui disais qu’avoir eu un deuxième enfant était une énorme erreur. Et j’ai commencé un article ici (que je n’ai heureusement pas publié) où j’expliquais que j’aimais ma fille de tout mon cœur, que je ne pouvais plus imaginer notre vie sans elle, mais que je n’étais pas capable de m’occuper de deux enfants.
Et puis…
Et puis c’est passé. L’amoureux m’a aidé, et le lendemain, je me suis levée, j’ai recommencé une nouvelle journée. En serrant les dents. Et peu à peu j’ai desserré les dents et trouvé des moments dont je pouvais profiter.
Et la semaine dernière, j’ai passé 2 jours parfait avec les enfants. Oh je me suis parfois agacée, énervée, j’ai peut être crié un peu, mais j’ai profité des moments avec eux, du spectacle auquel je les ai emmené, de la joie du magicien dans le métro avec une copine, de l’histoire que je lui ai lu, du “bateau sur l’eau” avec la puce. J’étais contente de les regarder, contente d’être avec eux. Et les jours où je bossais, j’étais tellement heureuse de les retrouver le soir.
Aujourd’hui, je suis repassée du mauvais côté du fil. Et j’ai hurlé de toute mes forces sur le magicien, qui a répondu en tentant de crier plus fort que moi. J’ai crié à en avoir la tête qui tourne. Puis j’ai pleuré. Je m’accroche pour trouver une solution pour repasser de l’autre côté. Et j’espère que je vais y arriver rapidement.
Et que ces moments de basculement ne sont dus qu’aux difficultés normales d’une mère de deux jeunes enfants, et pas à quelque chose de plus difficile à réparer.
J’y consacre toute mon énergie. Et sans doute plus d’énergie que j’en ai. J’ai du faire des croix sur des choses que je trouvais importantes, je ne suis plus capable de prendre une décision ni d’anticiper quoi que ce soit, même des choses qui paraissent anodines (prendre un billet de train, prévoir une sortie). C’est souvent frustrant, ça me met parfois en colère. Mais c’est important. Et je n’ai pas vraiment le choix.
Et j’espère que très vite, je retrouverai de manière beaucoup plus durable le bon côté du fil et que je trouverai, à nouveau, que la vie est douce.
Edit du 6 mars : j’ai publié cet article un jour difficile. Il est sans doute plus sombre que ce que je vis. Les bons moments, le positif, l’emportent sur le reste, et mes craquages durent rarement plus d’une journée. Dès le lendemain, d’ailleurs, j’ai retrouvé l’énergie et la bonne humeur nécessaire. On est allés au théâtre avec le magicien et des copines à lui, on a mangé chez nos voisins/copains et on a même réussi à manger entre adultes pendants que les enfants jouaient tranquillement dans la chambre. La puce s’est mise debout toute seule dans son lit pour la première fois. Le magicien a vu la neige pour la première fois, et on a attrapé des flocons en tendant un parapluie ouvert par la fenêtre. Et c’était chouette.

Quitter 2015 pour 2016

Les articles des bilan de l’année passée et de bonnes résolutions pour l’année à venir fleurissent sur les blogs en ce moment, voilà ma version !

Je ne suis pas très douée pour les vœux, encore moins en ligne. Mais j’espère que chacun d’entre vous vivra une année 2016 pleine de bons moments, de rires, de légèreté. Et que chacun d’entre vous sera entouré comme il le mérite.

Et j’espère aussi que vous viendrez de temps en temps dans ce petit coin d’internet pour discuter un peu avec moi, c’est très important à mes yeux !

 

Mon bilan de 2015 sera égoïste. Ce qui s’est passé autour de nous en 2015, et les réactions politiques, me poussent à des réactions très contradictoires. L’envie de faire quelque chose, d’une part, pour dire que je ne suis pas d’accord avec la façon dont on traite les migrants, avec les atrocités que les politiques sont en train de nous pondre après les attentats, même si ça n’a pas aboutit à grand chose de concret pour le moment. Et l’envie de me recentrer encore un peu plus sur ma famille, sur mes proches, de fermer les yeux et de me boucher très fort les oreilles.

J’avais quand même envie de vous raconter une histoire de Noël. L’année dernière, une maman et ses trois filles (dont un bébé de 3 mois) passaient Noël dans un squat sans eau ni électricité ni chauffage, le papa ayant été arrêté la veille pour être expulsé. Cette année, une famille à nouveau réunie, logée au chaud et en sécurité, même si leur situation est toujours précaire, a fêté Noël avec nous. Les trois filles ont ouvert leurs cadeaux avec des cris de joie, après un repas de fête (nuggets maison/pâtes/glace !). Ma puce portait une robe que cette famille lui avait offert. Le magicien était ravi d’avoir avec lui ses trois nouvelles cousines. Et moi de voir la famille de cœur s’agrandir (on était quand même 19 en tout !). Et cette histoire (pour laquelle je n’ai rien fait ou presque, le mérite, si mérite il y a, revient tout entier à ma mère) me donne confiance, quelque part.

Pour moi, l’année 2015 a commencé un peu difficilement. J’étais perdue, malade, et la période de janvier à mai a été compliquée. J’ai cependant pu constater à quel point j’avais un amoureux génial et des beaux-parents aidant, comme quoi même une menace d’accouchement prématuré a ses avantages ^^ Je garde surtout de cette période un souvenir de fatigue extrême et d’incapacité à faire quoi que ce soit.

Le 8 mai a mis fin à cette période d’une bien belle façon et a marqué le début de la vie à quatre. Et j’ai eu l’impression de revivre. Je suis devenue la maman de la puce la plus merveilleuse du monde. L’amoureux était très présent, on est partis en vacances, on a profité de la vie. Et après les difficultés de la grossesse, je me suis sentie particulièrement en forme, même avec les nuits hachées d’un nouveau né. Vraiment, la vie était douce.

Depuis septembre, la vie s’est accélérée. Fini le farniente, reprise du boulot, entrée du magicien à l’école, alternance entre les jours au travail et les jours seule avec deux cocos certes adorables mais qui demandent beaucoup d’attention… Comme tous les parents, on jongle entre le travail, les lessives, les sorties scolaires et les réunions de parents d’élèves, les sorties au square, etc. La fatigue est revenue, les périodes de crise aussi, parfois. Mais on profite aussi de vrais moments en famille. Le magicien nous fait rire, beaucoup, la puce a toujours le sourire.

Alors pour 2016, on va continuer sur ce rythme là. La seule chose que je nous souhaite de plus que maintenant, c’est du sommeil. Et on va continuer à regarder grandir nos enfants. Cette année la puce va apprendre à marcher, avoir ses premières dents, découvrir, découvrir, découvrir. Cette année, le magicien va avoir 4 ans, et il va continuer à nous surprendre et à nous étonner. J’espère juste avoir l’énergie de profiter de tout ça, et qu’aucun drame ne vienne bouleverser notre vie.

Et toujours, au milieu de cela, la question de Paris ou la province, notre quartier tant aimé et nos amis ou une maison avec de la place et nos familles à proximité. Toujours la question du travail ailleurs, qui pour le moment ne trouve pas de solution…

J’essayerai, au milieu de tout cela, de trouver un peu de temps pour mes blogs. Parce que j’ai des dizaines d’articles entamés en brouillon, et encore plus d’idées d’articles, et que ces petits coins d’internet. Ils m’ont permis de faire de chouettes rencontres, virtuelles ou non, et j’espère que cela va continuer.

Alors je vous dis à très vite, et encore bonne année à vous.

Nouveau blog

Bienvenue ici !

Depuis la rentrée, j’avais envie d’un peu de changement pour le blog. Marre de la pub envahissante, envie d’avoir mes deux blogs sur la même plateforme, envie de changer de décor…

Mais je n’ai pas eu envie de simplement ouvrir un nouveau blog, j’ai eu envie d’emporter toutes mes petites affaires avec moi. Tout mon historique, les livres que j’aime mais aussi une partie de l’histoire de mes enfants depuis ma naissance.

Alors voilà un nouveau blog qui reprend le précédent. Qui, après réflexion, continuera à mêler livres jeunesse et articles perso, parce que finalement ça me ressemble.

Déménager mon blog m’a pris beaucoup de temps (d’où mon silence depuis 2 mois). J’en ai profité pour réparer les liens qui ne fonctionnaient plus, pour répertorier l’ensemble des livres dont j’ai parlé sur le blog. N’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil à ces nouvelles pages. Impossible cependant de maintenir les dates des articles publiés précédemment. Mais les articles sont dans l’ordre chronologique. Et impossible de récupérer les commentaires. Mais j’espère que vous en ferez de nouveaux !

Le nom de ce nouveau blog, certains d’entre vous l’ont peut être deviné, est un hommage à Emmanuelle Houdart, parce que cette illustration décore mon salon :

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Je reviens très vite avec de vrais articles !

Rentrée

Oui, je sais, c’est le sujet le moins original du monde, et en plus j’ai une semaine de retard. Mais la semaine qui vient de s’écouler a été riche en évènements, en émotion, et j’avais quand même envie d’en laisser quelques traces.

Lundi, nous sommes rentrés de vacances. Mardi, le magicien faisait sa première rentrée, Mercredi l’amoureux reprenait le boulot et j’étais seule avec les 2 cocos, et Jeudi je faisais ma reprise ! Autant vous dire qu’on n’a pas eu le temps de s’ennuyer et que samedi soir, début de mon week end, je me suis couchée épuisée à 21h.

La rentrée du magicien s’est super bien passée !

Nous l’avons accompagné tous les deux, l’amoureux et moi, un peu émus mais pas trop inquiets puisqu’il réclamait d’aller à l’école depuis qu’il avait quitté la crèche. (“Là, on prend le train pour aller à l’école ?” “Non, là on part en vacances !”).

Il est entré dans la classe, s’est précipité sur le garage et les petites voitures et a fait comme si on n’était pas là. On ne voulait quand même pas le laisser tout de suite pour pas passer pour des parents indignes qui se débarrassent de leur enfant en 30 secondes le jour de la rentrée mais on s’est sentis un peu bêtes, tous les deux dans la classe avec un enfant qui ne faisait absolument pas attention à nous !

Et depuis, il est ravi de l’école. Le rythme est pas forcément évident à prendre, surtout le réveil (trop) matinal. Pour le moment, il n’y va que le matin, et à mon avis il n’est pas prêt à y aller l’après midi puisqu’hier je l’ai couché à 13h et qu’il s’est réveillé de sa sieste à 17h ! Mais justement notre organisation familiale permet d’y aller à son rythme, et ça c’est chouette !

Il aime être à l’école et la maîtresse (qui a l’air super) dit que tout se passe bien. Il est dans une classe de petits/moyens/grands, ce que je trouve assez chouette et qui m’intrigue beaucoup au niveau pédagogique. Du coup ils n’étaient que 6 à découvrir l’école à cette rentrée ! Les grands s’occupent des petits et c’est réjouissant de voir une grande venir le chercher le matin à l’entrée de la classe pour jouer avec lui.

On ne sait de la classe que ce qu’il nous raconte pour le moment. Il chante déjà de nouvelles chansons, revient avec les mains jaunes et un sourire gourmand : “c’est parce que j’ai fait de la peinture !”. Les quelques mots échangés avec l’instit m’ont mis en confiance (“chez les petits, au début, il n’y a pas grand chose dans le cahier de vie parce que je privilégie les manipulations et les grands formats”).

Hier au square, il a rencontré deux élèves de sa classe, s’est écrié “c’est mes copains”, connaissait leur prénom, et a joué un long moment avec une grande qui semblait aussi ravie que lui. Lui qui avait peur, depuis quelques temps, d’escalader la structure, s’est lancé sans aucun souci. Ils s’appelaient dès qu’ils se perdaient de vue, la grande est allée le présenter à ses parents… Ca m’a fait tellement plaisir de voir ça !

Moi, j’ai repris le travail jeudi. Et j’avoue être un peu plus mitigée. J’adore mon boulot, je suis contente d’avoir retrouvé la bibliothèque. J’ai déjà découvert de nouveaux albums (le dernier Isabelle Simler est une merveille). J’étais très contente de retrouver certains lecteurs (même si d’autres moins…). Et aussi de retrouver mes collègues.

Mais la collègue qui gérait la section à ma place est en vacances, et je me suis sentie un peu larguée, sans trop savoir par où prendre les choses. Ca va revenir vite, mais j’ai besoin d’encore un peu de temps pour reprendre mes marques. Et j’aime pas trop cette sensation de ne pas trop savoir où je vais.

Heureusement, je laisse la puce à son papa. Mais le premier jour de boulot, elle a décidé qu’elle ne boirait pas son biberon de l’après-midi, qu’elle voulait téter. Paul m’a donc appelé juste avant ma sortie pour me dire qu’il fallait que je rentre très vite. Je suis donc arrivée avec une puce qui hurlait depuis une heure, un papa à bout et un magicien un peu paniqué au milieu de tout ça… Pas très serein comme premier retour à la maison ! Heureusement j’ai pu négocier de prendre mon “heure d’allaitement” provisoirement en fin de journée pour arriver un peu plus tôt. Et en cas de grosse cata, l’amoureux peut aussi m’amener la puce au boulot. Je jongle donc entre tire-lait (sur ma pause déj’) et tétées et là encore il faudra un petit moment de rodage.

Mais je ne me fais pas de souci, les choses vont bientôt s’apaiser et s’organiser et je me réjouis d’avance d’aller passer la matinée de jeudi à lire des albums jeunesse tranquillement. Mon boulot est chouette, quand même !

En dehors de tout ça, j’ai plein d’envies, de projets, pour ma vie, pour mes blogs… mais pas toujours le temps de tout mener à bien !

Mais je voulais quand même vous parler d’un projet qui me tient à coeur : mon premier atelier Lire aux bébés pour Esprit Maman ! J’en parle en détails ici mais rapidement c’est un atelier destiné aux (futurs) parents pour leur expliquer l’intérêt de lire à des bébés, leur donner quelques conseils et leur parler des albums que j’aime. Si ça vous dit, le premier atelier a lieu le 21 septembre, le suivant le 19 octobre. Si ça vous dit, n’hésitez pas à me faire signe ou à réserver ici. (fin de l’autopromo !).

Rentrée

Sinon, j’ai aussi plein de mails à écrire, de rendez-vous à prendre, de trucs à organiser pour la rentrée. Des faire-part à plier et à envoyer. Et puis là, avant que le magicien ne se réveille de sa sieste, il me reste le linge à plier et la vaisselle à faire.

Alors je vais quand même essayer de revenir, histoire d’écrire au moins 1/10e des articles que j’ai envie d’écrire (Minka, je pense à toi !). Mais je ne sais pas dans combien de temps j’y arriverai…

La vie est douce

Oui, en ce moment, la vie est douce. Depuis la naissance de la puce en fait.

La puce est un bébé adorable et super cool. Le magicien est un petit garçon fascinant, qui s’il est parfois exaspérant, nous fait rire, nous surprend et nous impressionne chaque jour.

Nous avons trouvé notre équilibre à quatre beaucoup plus facilement que je ne le craignais.

Dans quelques jours, nous partons en vacances. En attendant, je passe quelques journées par semaine toute seule avec la puce, je la regarde, on a de grandes discussions à base de areuh, j’arrive même à trouver du temps pour écrire un peu ici ou à avancer différents projets. Et je profite le reste du temps de l’amoureux et du magicien.

La vie est douce

On se programme des balades sympas en famille.

On va s’installer tous ensemble pour boire un coup en terrasse au soleil sur un coup de tête en sortant de la crèche.

On tombe sur les voisins et nos enfants jouent ensemble dans le jardin. Même la perte de mes clés se termine en sympathique invitation.

On traine un matin, tous en pyjama, à quatre dans le lit.

Le magicien me court dans les bras quand je vais le chercher à la crèche.

On prend le temps de faire les choses,  on n’a presque pas d’impératifs d’horaires.

On profite du parc.

On mange de la pastèque, des pêches et du melon (et du chocolat aussi). On boit du thé glacé maison.

La puce regarde son frère d’un air admiratif.

Cet après-midi, je laisse les deux zouaves à l’amoureux et je vais au cinéma.

La vie est douce.

La vie est douce

Alors bien sûr, tout n’est pas parfait. Il y a des assiettes qui finissent par terre, des crises de larme, des moments d’énervement, de fatigue, de cris. Il y a le soir où Paul est rentré du travail et a trouvé ses deux enfants hurlant alors que je m’étais enfermée dans les toilettes tellement j’en pouvais plus. Mais c’est rare. Et j’ai l’impression de sortir d’un long tunnel qui aurait duré toute l’année scolaire. De retrouver de la légèreté, du plaisir à faire les petites choses du quotidien. Et ça fait du bien.

J’ai bien l’intention de profiter au maximum de ce temps un peu suspendu, avant ma reprise du travail en septembre. Reprise que j’attends avec une certaine impatience, mais qui va changer notre rythme, d’autant plus que le magicien entre à l’école en même temps !

Liebster awards

Récemment inscrite sur Hellocoton (ma page est ici, rejoingnez-moi !), j’ai été taguée deux fois pour les liebster awards, par AurorDupin (qui m’a tagué pour Fille d’Album) et par Veux pas. Je vais tricher un peu et répondre en une fois !

Les règles :

écrire 11 choses sur soi

répondre aux 11 questions qui vous ont été posées par la personne qui vous a taguée

Taguer 11 blogs de moins de 200 abonnés et leur poser 11 questions

11 choses sur moi

J’ai les yeux bleus-gris et des fossettes, ce sont deux choses que j’aime chez moi. Alors j’espère que ma fille va en hériter.

Je suis abonnée à Télérama depuis que je suis partie de chez mes parents. C’est ma grand-mère qui m’offre l’abonnement tous les ans, comme une continuité familiale. J’y étais abonnée même quand je n’avais pas la télé et je continue à lire consciencieusement les critiques cinés même si je n’y vais plus. Mon ex l’avait surnommé “Pyongyang, la dictature de la pensée unique” parce que je faisais tous mes choix culturel en fonction.

J’ai deux mains gauches. Mais vraiment, je ne suis pas douée pour tout ce qui est manuel. Je suis incapable de découper en suivant une ligne par exemple.

La seule activité manuelle où je me débrouille à peu près correctement, c’est le tricot.

Je deteste cuisiner. Je peux faire une exception pour les gateaux, mais préparer le repas me gonfle. Alors les jours où c’est moi qui fait à manger, on mange un truc vite fait, alors que Paul, lui, cuisine bien.

J’écris assez laborieusement : chaque article de blog me prend beaucoup de temps à écrire, surtout ceux sur des livres.

J’adore regarder des photos. Je fais partie des gens qui regardent souvent leurs albums photos. Mais je ne suis pas douée pour en prendre, et je n’ai pas pris le temps de faire des albums papier depuis la naissance de mon fils.

Je ne supporte pas de téléphoner à des inconnus. Même quand c’est juste pour commander des sushis. Dès que je peux, je demande à quelqu’un d’autre (Paul en général) de m’en charger !

Je n’ai pas mon permis de conduire. Un jour, je le passerai sans doute, en même temps j’adorerais ne jamais avoir besoin d’une voiture.

Je suis accroc au chocolat. Noir et 70% de cacao. Si c’est du valhrona, c’est l’idéal !

Je me suis mariée en robe à fleurs, et mon amoureux avait des baskets et un tee shirt avec son costume.

Les questions d’Aurore : 

Quel est l’objet le plus précieux sentimentalement pour vous ? Une “boite à souvenirs heureux” que mon amoureux m’a offert.

Votre couleur préférée c’est quoi ? le vert. En tout cas c’est ce que je répondais à cette question quand j’étais petite.

Plutôt thé ? Café ? Chocolat chaud ? Chicoré ? Thé ! J’en ai toujours au moins dix différents dans ma cuisine : thé noir, infusions, thé rouge… Mais un chocolat chaud, l’hiver, quand je vais au café.

Quelle serait pour vous la musique qui vous symbolise le mieux ? Quelques temps après avoir rencontré Paul, je lui avais envoyé “les gens qui doutent”, une reprise d’Anne Sylvestre par Albin de la Simone, Jeanne Cherhal et Vincent Delerm. Elle me ressemble encore, je crois…

Avez-vous des animaux ? Non, on est déjà 4 humains dans un appartement de 48m2, c’est amplement suffisant !

Votre désert préféré ? Je rêve d’aller dans le désert du Kalahari, entre la Namibie et l’Afrique du Sud. Mon grand-père m’en a beaucoup parlé et m’a même rapporté du sable de là-bas !

Si, en fait, c’était dessert… A partir du moment où il y a du chocolat, plein de chocolat, ça me va !

Votre livre préféré ? Difficile d’en citer un seul. Mais je crois que je dirais Au bonheur des ogres de Daniel Pennac, et tout le reste de la saga Malaussène. Les premiers livres pour adultes que j’ai lus, collégienne. Je les ai relus au moins dix fois depuis !

Quel est l’endroit où vous vous sentez le mieux au monde ? Je ne trouve pas un lieu en particulier. C’est plutôt une question de moment…

Si jamais vous gagnez au loto une très grosse somme, quelle serait la première chose que vous feriez ? Partir en voyage. Sans doute pour faire en famille notre voyage de noces, annulé pour cause de bébé arrivé plus vite que prévu !

Quel est le dernier film que vous avez été voir ? je ne vais quasiment plus au ciné. Le dernier film c’était… Avengers 2, j’ai un peu honte ! Le dernier bon film, Jimmy’s hall de Ken Loach. Ca commence à dater…

Quel serait pour vous le but de votre blog ? Le but de Fille d’Album (puisque c’est sur le compte hellocoton correspondant à Fille d’Album que j’ai été taguée) est clair : réunir des ressources, écrites par moi ou par d’autres, pour une littérature jeunesse antisexiste, pour essayer de participer, à mon petit niveau à la lutte contre les stéréotypes sexistes qui, à mes yeux, pourrissent l’éducation des enfants.

Le but de ce blog est beaucoup plus flou à mes yeux en ce moment : parler de mes livres coups de coeur ? Garder une trace de ma vie quotidienne ? C’est un peu trop mélangé sûrement, et je suis un peu dans une période de doute, j’en reparlerai peut être.

Les questions de Veux pas : 

1) Depuis combien de temps es- tu avec ton compagnon/ta compagne? 

Cela fera 8 ans début octobre. Et nous sommes mariés depuis 4 ans.
2) Combien de vernis as-tu?

2 qui trainent au fond d’un placard. Je trouve ça super joli, les vernis, mais je suis incapable d’en mettre correctement, alors j’ai renoncé…
3) Combien de temps dans la salle de bain le matin?

Ca dépend du temps que mes enfants mettent à me réclamer ! Mais pas très longtemps : une douche, puis je m’habille en général n’importe où dans l’appart en discutant avec mon fils. Pas de maquillage, pas de bijoux, je trouve ça joli pourtant, mais ne prends pas le temps de le faire au quotidien.
4) Programme télé que tu ne raterais pour rien au monde?

Je suis plein de séries américaines plus ou moins débiles.
5) Blog préféré?

J’en profite pour faire un peu de pub pour le blog des vendredis intellos, auquel je contribue quand je trouve le temps de le faire : un blog collaboratif sur la parentalité et l’éducation et une super association !
6) Ce que tu détestes manger?

les courgettes !
7) Le prénom de tes enfants?

Je préfère ne pas les diffuser sur internet, tout comme je ne diffuse pas de photos d’eux. Mais ce sont deux prénoms pas courants et plutôt anciens.

8) Maison ou appartement?

Appartement, une maison à Paris c’est même pas envisageable.
9) Ton parfum?

Flora de Gucci
10) Où as-tu passé tes dernières vacances?

Chez mes beaux-parents, au mois de juin. Il faut dire que je m’entends très bien avec eux, et en plus ils ont une grande maison avec piscine dans la Drôme, donc on en profite.
11) Ta devise préférée (balèse celui-là hein!)

Il en faut peu pour être heureux.

Et maintenant, 11 questions…

Tu passes beaucoup de temps sur les réseaux sociaux ?

Quel livre t’as le plus marquée quand tu étais enfant ?

Si tu devais/pouvais reprendre des études, tu choisirais quoi ?

Chocolat noir ou chocolat au lait ?

Où est-ce que tu aimes lire ?

Où iras-tu ou aimerais-tu aller pour ton prochain voyage ? 

Ton héros ou héroïne de fiction préféré(e) ?

Est-ce que tu as déjà vu IRL des gens rencontrés sur internet ?

Quand tu sors de chez toi, tu prends juste tes clés dans la poche ou tu te déplaces avec la moitié de ta maison ?

Est-ce que tu fais partie d’une association ? Si oui laquelle ? Pourquoi ?

Quel est ton musée préféré ?

Et je pose ces questions à Euphrosyne, le petit poison rouge si elle trouve le temps de revenir, Greenwitchla farfaAevolele bar à petits pots, et celles et ceux qui auraient envie d’y répondre !

Je suis une mère capable

Avant d’être enceinte (ou plutôt avant de le savoir, puisque j’étais déjà enceinte quand j’ai écrit cet article), je disais que j’avais peur de ne pas être capable de gérer, seule, deux enfants. Cette peur, elle a subsisté pendant ma grossesse. Plus ou moins forte, plus ou moins cachée, mais toujours présente.

Et sans en avoir vraiment conscience, je me disais que je ne pourrai pas sortir avec les deux sans que ça tourne à la catastrophe. Cet article fera sans doute sourire voir rire les mères de familles nombreuses qui gèrent sans souci 3, 4, 5 enfants. Certains trouveront que je me suis angoissée pour pas grand chose, mais ça me semblait tout simplement insurmontable.

J’ai évité au maximum de me retrouver seule avec les 2 enfants. Ce qui a été relativement facile jusque là, puisque l’amoureux a pu poser 1 mois 1/2 de congé à partir de la naissance, donc nous avons pu passer du temps à 4, épaulés, en plus, par ses parents puis ma mère.

Un jour, avec Paul, après un énième passage à la PMI (la puce ne prenant pas suffisamment de poids, on allait la faire peser tous les jours, puis toutes les semaines, mais tout est rentré dans l’ordre et elle a maintenant des joues énormes !), nous avons décidé d’aller manger une glace en terrasse tous les 4. C’est là que j’ai réalisé à quel point avoir deux enfants m’avait angoissé. Mais aussi à quel point sortir avec deux enfants pouvait bien se passer. La puce roupillait dans l’écharpe, le magicien était ravi d’avoir pu choisir lui-même ses deux boules de glace, fraise et chocolat. Et on a pu tranquillement profiter du soleil.

Nous avons récidivé avec un resto avec ma belle-mère quelques jours plus tard, où nous avons passé un tout aussi bon moment, même si on ne peut pas dire que nous sommes restés assis tout le repas, il ne faut pas trop en demander quand même !

Depuis, les sorties à quatre sont devenues habituelles, au parc essentiellement. Et je me suis détendue.

Mais hier, pour la première fois, j’ai été vraiment seule avec les deux toute la journée. Le magicien étant fatigué par une nuit pourrie, je n’ai pas voulu le mettre à la crèche. Et Paul travaillait de 7h30 à 19h30 (+ 45 minutes de trajet).

Et malgré mon inquiétude, ça c’est bien passé.

J’ai pu prendre une douche pendant que le magicien jouait tranquillement dans sa chambre et que la puce était dans son transat.

On est sortis ce matin pour faire des courses, le magicien dans la poussette, la puce en écharpe, et dans la rue, je me suis sentie forte avec les deux.

J’ai remonté mes escaliers avec tous mes sacs, mon bébé dans l’écharpe et la main de mon grand dans la mienne.

La puce a eu la bonne idée de dormir pendant le repas de midi.

Le magicien s’est relevé de sa sieste en me disant “je reviens pour te faire un câlin!” puis il s’est recouché.

Ils ont (un peu) coordonné leurs siestes, j’ai donc pu m’assoupir quelques minutes (avec la puce allongée sur moi…), faire la vaisselle et même lire quelques pages et écrire quelques lignes ici.

On est allé retrouver des copines, les miennes et celle du magicien, au parc. La puce, réveillée dans l’écharpe pour une fois, a pu en profiter, et téter un peu.

On est rentré pour le bain. Et Paul nous a fait la surprise de rentrer un peu plus tôt du travail. On a donc pu partager le repas, le bain de la puce et l’histoire du grand, le coucher des enfants (qui a duré un moment…).

Et à un moment, on a même eu le temps de regarder un épisode de sensé 8, notre série du moment.

Je sais que les choses ne se passeront pas toujours aussi bien. Je sais que parfois, les deux se mettront à hurler en même temps. Qu’il y aura des jours où ils seront de mauvaise humeur, des jours où je n’aurai pas l’énergie. Qu’il y a des sorties qui se finiront en crise. Que probablement, le magicien renversera son assiette par terre au moment où la puce régurgite.

Mais je sais aussi que ça peut bien se passer. Et ça me donne de la force, de l’énergie. Et là, j’ai juste envie d’en profiter.

Petits bonheurs à quatre

Cela fait déjà un mois que la puce est arrivée. Comme après la naissance du magicien, nous nous sommes installés pour 3 semaines chez mes beaux parents, pour nous faire chouchouter un peu et profiter de la campagne. Et en ce moment, j’aime :

les coquelicots du jardin

le sourire de travers de la puce, repue après sa tétée

sa fossette qui commence à apparaître, et qui ressemble à la mienne

manger des cerises et du melon

le magicien qui tient à accompagner sa sœur chez le médecin et qui lui caresse les cheveux pendant l’examen en disant “c’est moi ton grand frère”

bouquiner sur une chaise longue, la puce endormie dans mes bras, le magicien et son père qui jouent dans le bac à sable à côté de moi

Faire le marché (je ne le fais jamais à Paris, pour moi c’est lié aux vacances!)

mettre à la puce sa première petite tenue

Construire un “pont d’Avignon” en duplo avec le magicien

Écouter le magicien chanter les dizaines de chansons qu’ils connaît. J’ai un faible pour “Petrouchka, ne pleure pas”

Présenter la puce à ses tantes et à ses (nombreux) arrières-grands parents

Les deux enfants qui dorment en même temps en début d’après-midi, ce qui me permet de faire la sieste aussi !

Regarder le magicien jouer dans la piscine ou avec le jet d’eau et me dire que c’est cool de ne pas être à Paris quand il fait si chaud

Aller manger une glace au café ou aller au resto à 4, et se rendre compte que ça se passe très bien

S’installer dans le hamac avec la puce endormie dans mes bras

Quelques instants de calme, comme en ce moment, quand Paul s’occupe du magicien et que la puce fait une sieste

Bref, je profite, et je n’ai que ma tablette, donc c’est compliqué de publier sur le blog. Mais je ne vous oublie pas et je reviens bientôt !