De retour !

Aïe !

Deux mois sans rien écrire sur ce blog !

Pourtant, ce n’était pas par manque d’envie ou d’inspiration. Mais impossible de trouver le temps et l’énergie de poster.

Il faut dire que ces deux mois ont été bien remplis :

– Un appartement à trouver, des cartons à faire, un déménagement à organiser, un appartement à s’approprier (et pour tout ça, je suis bien moins douée que Mia)

– Des journées bien remplies au boulot, où il fallait que j’organise une absence de 6 mois tout en continuant à assurer les tâches quotidiennes

– Un ventre qui s’arrondit, un bébé qu’on sent s’agiter, beaucoup d’émotions à gérer

– Beaucoup de visites ou de week end en famille : envie d’en profiter !

Tout cela demande de l’énergie. Beaucoup d’énergie. Enormément d’énergie.

Impossible pour moi, donc, d’en garder suffisamment pour faire autre chose que m’échouer sur le canapé le soir en rentrant.

Mais depuis quelques jours, j’ai à nouveau du temps pour moi.

Je retrouve peu à peu de l’énergie et l’envie de venir me raconter sur ce blog. Parler de nos vacances au Maroc, comme prévu, mais aussi du magicien qui a bien grandi dans mon ventre et de cette grossesse qui occupe (un peu trop) mes pensées, de mes derniers livres ou films coups de coeur…

A très vite !

Maternité des Lilas : premières impressions

A Paris, il faut choisir très vite sa maternité.
Difficile quand on n’avait pas vraiment réfléchi à la question auparavant, qu’on vit dans la ville depuis peu et qu’on n’a pas de copines qui sont déjà passées par là pour nous conseiller.

Pour nous, il y avait deux critères essentiels :
– une maternité proche de chez nous, hors de question de traverser tout Paris
– une maternité où on puisse faire tout le suivi de grossesse (rendez-vous gynéco, sage femme, échographie, préparation à la grossesse)

Nous avons choisi la maternité des Lilas qui remplissait bien ces deux critères et dont la présentation, sur le site internet, nous a beaucoup plu.

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De l’extérieur, ça fait pas rêver !

Pour son engagement, en particulier. Même si c’est une structure privée, ce n’est pas une clinique, mais un hopital qui s’est engagé à participer au service public et à ne pas avoir recours au dépassement d’honoraires (et ça c’est important à mes yeux, pour des raisons financières mais encore plus pour des raisons de principe). Créée en 1964, la maternité des Lilas s’inscrit à la fois dans la lutte pour que les femmes puissent disposer de leur corps, avec un centre de planning familial et un centre qui pratique des IVG. Parallèlement, comme elle l’indique sur sa page internet, “la maternité des Lilas s’inscrit dans le courant de la préparation à la naissance et du respect de la physiologie de l’enfant”. A mes yeux, le fait qu’il y ait à la fois ces deux engagements montre un vrai respect des droits et des choix de la femme, ce qui me permet de ne pas craindre une certaine “idéologie” autour de l’accouchement physiologique. (et je salue au passage l’action du collectif des usagers de la maternité des Lilas qui s’est battu pour que la maternité puisse continuer à offrir ces services).
Et pour deux phrases particulièrement importantes à mes yeux. “La présence du papa est toujours favorisée” (y compris en cas de césarienne, effectuée si possible en anesthésie péridurale pour que les parents puissent tous les deux accueillir le bébé), ce qui est indispensable pour moi. Et puis “les durées d’hospitalisation sont adaptées aux besoins des jeunes mamans” : la mode est à la sortie précoce de la maternité (ce que je trouve très bien si cela correspond à un choix de la mère) mais j’ai besoin de savoir que je ne sortirai pas de la maternité sans me sentir prête, et j’ai l’impression que juste après l’accouchement, j’aurai besoin de me sentir entourée par des professionnels.

Je suis allée à deux reprises à la maternité, pour l’échographie du 3e mois et pour un RDV de suivi avec un gynéco. Les deux médecins ont été très bien, surtout celle de l’échographie qui a pris le temps de tout nous expliquer, malgré le temps passé à mesurer le magicien qui bougeait dans tous les sens, même si ça voulait dire déborder un peu du temps du RDV. L’autre médecin a été plus expéditif, mais comme tout allait bien, il n’y avait pas de raison de prolonger le rendez-vous (et pour Apostille : pas de TV, comme quoi il y a des endroits où ils ne sont pas systématiques).
Première impression sur la maternité : un endroit un peu ancien, un peu “étriqué” (salle d’attente dans un couloir, salle d’examen où on peut quasiment toucher les deux murs en tendant les bras) mais bien entretenu et chaleureux. L’expo de photos (des mères avant et après leur accouchement) égaye agréablement les salles d’attente. Le personnel est adorable, médecin comme personnel d’accueil. Bref, une première impression très positive.
Lors de la première visite, on doit remplir son dossier : là encore, bonne impression. Quelques lignes pour s’exprimer sur l’accouchement que l’on souhaite dès la couverture du dossier. De nombreuses préparations à l’accouchement possibles, pour les mamans, mais aussi les papas. Une liste d’une dixaine de position d’accouchement possibles (même si je ne sais pas lesquelles seront vraiment accessibles avec une péridurale).

Dès le troisième mois, le suivi gynéco est organisé pour toute la grossesse, tous les rendez-vous sont fixés.
Le seul bémol : pas facile d’être suivi par une seule personne. Déjà, la maternité conseille d’alterner entre un RDV avec un gynéco et un RDV avec une sage femme. En plus, les emplois du temps des médecins sont assez chargés et on ne sait qu’au dernier moment quelle sage-femme va nous accueillir.Si tout se déroule comme prévu, j’aurai donc vu 2 gynéco (pour les échos et les RDV) et une ou deux sage femme. Personnellement, ça ne me dérange pas vraiment. J’ai privilégié les horaires de RDV (pour que mon homme puisse être là). Mais je pense que si on veut être à tout prix suivi par le même médecin, c’est possible à condition d’être très souple sur les horaires de RDV.

J’y retourne d’ici quelques temps, je vais pouvoir m’inscrire à la préparation à l’accouchement. J’en reparlerai sans doute ici !

3 mois de grossesse, le bilan

Je suis enceinte depuis un peu plus de trois mois aujourd’hui. Une grossesse sans vrai problème. Des choses banales mais dont j’avais envie de parler un peu. Mes ressentis ne sont pas tous positifs. Pour résumer en une phrase un peu expéditive, j’adore attendre un bébé mais je n’aime pas être enceinte !

Pour le moment, je ne trouve pas le quotidien de la grossesse épanouissant. Il y a même eu des moments difficiles. Les nausées, ce n’est jamais marrant. Les nausées au boulot, quand personne ne sait qu’on est enceinte, c’est franchement pas facile. J’ai eu droit à quelques moments bien génants. Le troisième mois, les vomissements étaient quotidiens. Ca commence à s’arranger heureusement (avec quelques rechutes).

Mais ce qui est le plus dur à mes yeux, c’est la fatigue et le manque d’énergie. Au début, j’avais l’impression d’être sur le point de m’endormir en permanence. Tenir une journée entière au boulot était un défi. Le week end, je faisais des nuits de 14h, et je refaisais la sieste. Maintenant, ça va mieux : je suis capable de resister à une journée de travail. Mais c’est à peu près tout. C’est-à-dire qu’en arrivant chez moi le soir, je suis une sorte de loque sur le canapé, incapable de me motiver pour sortir ou pour me lancer dans quoi que ce soit d’un peu ambitieux. Je finis généralement par comater devant la télé. Moi qui la regardais très peu jusque là, j’ai accumulé un paquet d’émissions et de série inintéressantes ! Parce que la fatigue n’est pas seulement physique, elle est aussi intellectuelle. C’est ce que je trouve le plus dur, de perdre son dynamisme. Il y a quelques mois, je n’étais pas satisfaite si on ne sortait pas au moins 2 fois dans la semaine : restos, copains qui viennent manger, ciné… Là, quand on sort une fois c’est un exploit. Je sais qu’il faut que je me repose. Mon beau-père disait, en plaisantant à moitié “les choses sont bien faites, c’est pour vous habituer à ne plus sortir, pour que ça ne vous fasse pas un trop gros choc après la naissance”.

Les hormones me font aussi des leurs. J’ai toujours eu la larme facile. Mais là, c’est passé à un autre niveau. Je pleure devant tout et n’importe quoi. Devant les infos. Devenant les séries débiles. Au cinéma. Ce qui fait beaucoup rire mon homme, qui me lance un sourire narquois dès qu’on voit quelque chose de triste ou de niais. Quelques gros craquages, où je suis complètement désespérée et en larmes pendant quelques heures. Je finis dans les bras de mon homme en lui disant que je n’y arriverai jamais entre deux sanglots. Lors de ma plus grosse crise, j’ai juré que je ne serai plus jamais enceinte (et ça, c’est le genre de trucs dont je vais entendre parler 10 fois par jour pendant des mois si un jour on décide d’avoir un autre enfant ^^). Mais heureusement, ça passe assez vite.

C’est un tableau bien sombre que je viens de faire. Mais heureusement, la grossesse ne se résume pas à ça

Il y a des moments magiques. Je crois que le moment qui m’a le plus touché, c’est l’échographie de “datation” à 1 mois 1/2 de grossesse. On ne voyait pas, physiquement, que j’étais enceinte. Le magicien qui grandit dans mon ventre ne faisait que 2 cm. Une “noix de cajoux”. Et puis le médecin (qui était géniale !) nous a fait écouter son coeur. Et ce qui était encore théorique jusque là est devenu soudain très concret. Surtout pour le futur papa qui n’avait pas senti, comme moi, les transformations physiques. Ce battement de coeur et les larmes dans les yeux de mon homme qui répétait “on va être parents”, c’était magique.

A la seconde echographie, ce n’est plus un “bébé souris” mais un vrai bébé d’humain. On scrute les détails. On le regarde déjà grandir à une vitesse folle, d’un air un peu interloqué.

On attend avec impatience de le revoir (et de savoir si c’est un magicien ou une magicienne, ce qu’il cache bien pour le moment).

Des moment tout simples aussi. Quand mon homme me dit que quand je dors, je pose mes deux mains sur mon ventre. Quand il parle à mon nombril. Quand je m’allonge le soir et que je prends le temps de penser vraiment à ce bébé…

Le magicien est en pleine forme. Et j’ai la chance d’être très sereine à ce sujet. Je ne me suis jamais inquiétée d’une fausse couche ou d’un problème pour bébé. Je suis sûre que le magicien va aller bien. Même si je sais que cette certitude ne le protège en rien, elle m’aide énormément au quotidien. Surtout que les trois premiers mois, on passe quand même un bon moment dans les laboratoires d’analyse ou à attendre des résultats.

Physiquement, en trois mois, j’ai peu changé. A 3 mois de grossesse, je peux facilement “cacher” mon ventre (surtout avec les tuniques un peu larges que j’ai acheté pendant les soldes). Je rentre encore dans mes pantalons. Par rapport à mon poids de début de grossesse, j’ai fait du +1/-1kg, pour finir mon 3e mois au même poids que quand j’ai découvert que j’étais enceinte. Ca me laisse le temps d’apprivoiser ce corps qui change, ce qui n’est pas si évident pour moi.

Il y a eu l’annonce de la grossesse aux proches, la découverte de la maternité où je suis suivie et où je vais accoucher, et tellement d’autres choses, dont je reparlerai ici…

Surprise !

J’ai délaissé un peu trop ce blog ces derniers temps.

Parce que j’ai eu la tête à autre chose depuis quelques semaines.

Depuis la découverte d’une merveilleuse surprise : un petit bout de chou en préparation.

Les doutes qui m’assaillaient quand j’envisageais la maternité se sont envolés en une seconde.

Le fait que ce ne soit pas vraiment au moment prévu n’a pas posé problème un instant.

La vie nous a fait cette surprise et nous avons réalisé qu’elle nous rendait profondément heureux.

Mais c’est un boulversement.

Qui depuis quelques semaines occupe une grande partie de nos pensées.

Du temps nécessaire pour réaliser que toute notre vie allait changer (est-ce que nous en avons vraiment conscience d’ailleurs ?). Du temps nécessaire pour profiter de notre couple. Du temps pour savourer les moments qui semblent exceptionnels et uniques même si c’est banal : annoncer à nos parents l’arrivée du premier petit-enfant, entendre pour la première fois le coeur de notre bébé battre…

Du temps nécessaire aussi pour me reposer, parce que ce (tout petit) bout de chou en préparation me demande beaucoup (énormément) d’énergie. Il m’en laisse peu en ce moment pour ce qui faisait ce blog jusque là.

Je ne savais pas non plus si j’allais en parler sur ce blog.

Parce que ce n’était pas le projet de départ. Que je n’étais pas parfaitement à l’aise avec l’idée de parler vraiment de moi.

Et puis mon homme m’a dit “bah c’est ton espace, si c’est important pour toi, c’est normal que tu en parles”. Et il a eu raison.

Donc je continuerai à parler bouquins, bibliothèque et cinéma.

Mais aussi parfois de ce bout de chou qui se prépare et de la famille que nous allons former, lui mon amoureux et moi.