Le dernier elfe

J’ai découvert Silvana de Mari avec un roman “social” qui m’a beaucoup plu, le chat aux yeux d’orRadicale m’a alors conseillé un autre de ses romans, le dernier elfe (Albin Michel, 2005).

Le dernier elfe de Silvana de Mari

Yorsh, le dernier des elfes, “né depuis peu” a du fuir son village. Il tombe sur deux humains et voyages avec eux. Pourtant, il ne comprend pas vraiment les humains, qui sont des êtes stupides.

Voilà ce que donne sa première conversation avec une humaine :

– Toi être un humain femelle, conclut-il d’un air triomphal.
– On dit “femme”, imbécile, dit l’humain.
– Oh, moi demander pardon, femme imbécile, moi faire plus attention. Je ne me trompe plus, femme imbécile dit le petit elfe d’un ton résolu.
Le langage des humains lui posait problème. Il le connaissait peu et ils étaient si susceptibles et leur susceptibilité déchaînait leur férocité. Sa grand-mère était catégorique sur ce point-là.
– Tu cherches des problèmes, petit ? menaça la femme.
Le petit elfe demeura perplexe.
Sa grand-mère disait que l’absence de toute forme de pensée logique, que l’on pouvait qualifier, pour faire court, de “stupidité”, était la caractéristique fondamentale qui différenciait la race humaine de la racle elfique, mais, bien que prévenu, il fut désorienté par l’ineffable stupidité de cette question.
– Non, moi ne pas le désirer, femme imbécile.

S’en suit la découverte une prophétie, la rencontre avec un troll, une quête à la recherche du dernier dragon… qui s’avère bien différent de l’être majestueux qu’ils s’attendaient à rencontrer.

Bref, on retrouve tous les éléments incontournables d’un roman d’héroïc fantasy, et le principal atout de ce roman est son décalage avec les représentations habituelles. Les dialogues sont savoureux, entre l’elfe et les humains, mais aussi entre les humains eux-mêmes. J’ai beaucoup souri, parfois ri à la lecture.

La seconde partie voit apparaitre, parallèlement à l’histoire de l’elfe, un nouveau personnage important, Robi, une fillette très dégourdie qui vit dans un orphelinat sordide. Et un jeune dragon, pas vraiment modeste. Le livre perd alors un peu de son originalité, l’humour y est un peu moins présent, mais la lecture reste savoureuse.

Un roman à conseiller aux fan de fantasy qui ont envie d’un peu de changement ! (accessible dès 11-12 ans, je pense).

L’auteure a aussi écrit un roman intitulée le dernier orc, que Radicale a beaucoup apprécié mais que je n’ai pas (encore ?) eu l’occasion de lire.

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