Victoria rêve

J’ai découvert Timothée de Fombelle avec Tobie Lolness, un de mes gros coups de coeur de l’année dernière. J’étais donc ravie de lire son dernier roman, Victoria rêve.

Victoria rêve de Timothée de Fombelle

Victoria dévore les livres. Victoria rêve.

Victoria rêvait de dangers, de poursuivants armés, d’amis qui se battraient pour elle à l’épée, de rivière à traverser à la nage traquée par des ours. Oui, des ours. (…) Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle.

Alors quand du mystère s’invite enfin dans sa vie, elle veut croire que la vie de ses rêves l’emporte enfin. Elle est tout à fait prête à croire que trois cheyennes sont cachés dans sa penderie ou que l’horloge du salon a décidé de partir en voyage. Elle est prête à prendre tous les risques pour faire partie de cette aventure. Et même si la réalité ne correspondra pas à ce qu’elle en attendait, elle en tirera quelque chose d’aussi riche que son imaginaire.

Contrairement à Tobie Lolness, on ne s’embarque pas ici dans une longue épopée, puisque ce court roman se lit en une heure. Mais c’est une heure magique, où on a le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux. On retrouve la grace de l’écriture de Timothée de Fombelle. Comme Victoria, on a envie de croire à ces rêves, après tout, on est dans un roman… On se laisse emporter.

Ce livre, c’est une déclaration d’amour aux livres et à la lecture, comme le montrent les pages de gardes, illustrées par François Place :

Victoria rêve de Timothée de Fombelle

Je me suis beaucoup retrouvée adolescente dans ce portrait de jeune fille toujours fourrée dans ses livres et dans ses rêves. Par ce désir de réécrire la réalité à travers l’imaginaire. Et je l’ai beaucoup enviée d’avoir eu cette idée magique, au point d’avoir envie de le faire aujourd’hui dans ma chambre :

La chambre de Victoria était très simple. (…) Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l’appelait l’horizon.

Au delà de l’univers de Victoria, entre réel et imaginaire, ce roman aborde aussi des sujets plus durs, ancré dans un réel bien triste de crise économique, mais il est difficile d’en parler ici sans trop dévoiler de l’intrigue. Mais c’est aussi ce qui fait la richesse de ce roman.

Vous l’aurez deviné, c’est un vrai coup de coeur. Vous pouvez retrouver une autre chronique élogieuse sur le blog de la mare aux mots et une chronique sur la version CD, lu par l’auteur, sur le blog de Maman Baobab.

Et si vous vous posez des questions sur l’âge auquel le lire, je dirais qu’il peut régaler un adulte, et que je l’aurais destiné, moi, aux adolescents. Mais l’éditeur indique “à partir de 9 ans” et en effet la brieveté et la simplicité du texte le rendent accessible à cet âge. Je me suis rendue compte que si je le destinais aux ados, c’est parce que je me voyais moi, ado, dans ce livre. Les conseils d’âges sont toujours tellement subjectifs…

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2 thoughts on “Victoria rêve

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