Une guitare pour deux

Ces dix derniers jours j’étais en “phase migraine”, cette période qui m’arrive tous les 5-6 mois où j’ai pendant une quinzaine de jours un mal de crâne assez constant qui peut se transformer en crise de migraine, et qui m’épuise. Il faut donc faire avec.

Il me fallait donc des romans en adéquation avec mes capacités intellectuelles du moment. J’ai donc pioché dans les romans ados “pour filles” comme j’aurais pu me plonger dans de la chick litt. Une guitare pour deux m’a donc semblé parfait.

Une guitare pour deux de Mary Amato

“Impossible de vivre sans guitare. C’est ce que pense Tripp quand sa mère lui confisque son instrument. Sa seule solution : répéter un midi sur deux, dans la salle B, avec une vieille guitare. Lyla, consciencieuse violoncelliste, occupe la salle les autres jours. Ces deux-là commencent par se détester par petits mots interposés. Mais bientôt, les échanges virent aux confidences et une toute autre relation s’installe entre eux.” (4e de couv).

C’est l’histoire habituelle de deux adolescents que tout semble opposer mais qui finalement vont se rapprocher. Tripp est un ado renfermé, qui n’a pas vraiment d’amis, n’est pas bon élève, et n’est vraiment heureux que quand il joue de la guitare, seul. Lyla, elle, est l’adolescente parfaite aux yeux de tous : bonne élève, excellente violoncelliste… mais elle etouffe dans ce rôle de petite fille modèle et ne prend plus aucun plaisir à jouer du violoncelle.

Pendant une bonne partie du roman, nous suivons les deux adolescents alternativement, leur seul lien étant les petits mots qu’ils se laissent dans la salle de musique, d’abord énervés et agressifs, puis plus riches, et peu à peu une réelle amitié nait, sans qu’ils se parlent directement. Leurs rencontres n’interviendront que dans la seconde partie du roman. Ils découvrent leurs points communs (Tripp a perdu son père, Lyla sa mère, et surtout, bien sûr, ils sont tous les deux passionnés de musique). Grâce à Lyla, Tripp accepte de s’ouvrir un peu, comprend que la richesse de la musique est aussi dans le partage. Et grâce à Tripp, Lyla comprend qu’elle peut arrêter de jouer perpetuellement à la petite fille parfaite et faire ce qui lui plait vraiment, de la guitare, composer des chansons et jouer. La situation va à nouveau se compliquer quand les parents des deux adolescents vont s’en mêler et quand Tripp et Lyla vont pouvoir chanter pour la première fois en public.

Le roman mêle à la narration les petits mots, les mails et les textos que les ados s’envoient, les chansons qu’ils écrivent, et même les interros de physique de Tripp d’une manière assez maline. Le roman se lit vraiment facilement.

On passe un bon moment en leur compagnie, les ados sont plutôt bien campés, pas caricaturaux, leur évolution est crédible. J’ai quand même trouvé que certains passages, certaines péripéties étaient un peu “faciles” (Lyla qui n’a jamais touché à une guitare de sa vie mais qui écrit des chansons en s’accompagnant à la guitare en quelques jours, ou encore Tripp qui est le seul à s’apercevoir que Lyla joue du violoncelle sans y mettre “tout son coeur” alors qu’elle joue devant des dizaines de personnes et réussit toutes ses auditions).

En un mot, pas vraiment de coup de coeur pour ce roman mais une lecture légère et agréable, comme le laissait entendre la couverture, que je trouve réussie.

On peut écouter les chansons du livre ici et retrouver l’avis de Delivrer des livres .

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