Un jour de lessive

Non, je ne vais pas vous parlez machine à laver, mais d’un chouette album jeunesse que j’ai envie de vous montrer depuis un moment : un jour de lessive de Christian Bruel et Anne Bozellec. Cet album sans texte, classique de la littérature jeunesse, a été réédité chez Thierry Magnier.

(source : Electre)

(source : Electre)

Une maman étend son linge. Un petit garçon arrive, serrant dans ses bras son nounours.

Un jour de lessive

Il “passe de l’autre côté du drap mouillé. Et l’aventure commence” (4e de couverture). On suit l’enfant dans ses découvertes, le long de la corde à linge qui forme, au sens figuré comme au sens propre, le fil conducteur de l’histoire.

Un jour de lessive
Un jour de lessive
Un jour de lessive
Un jour de lessive

Jusqu’à ce que…

Un jour de lessive
Un jour de lessive

J’aime tout dans cet album.

Le dessin en noir et blanc et les touches de vert vif (qui n’existaient pas dans l’édition originale mais qui ont été rajoutées par les auteurs pour la réédition).

Les présences rassurantes : le nounours qui accompagne l’enfant tout au long de ses aventures et la mère dont l’enfant s’éloigne mais qu’il peut rejoindre à tout moment.

J’aime l’ode à l’aventure et à l’imagination. J’aime les détails qui rappellent qu’on reste dans l’univers du jeu de l’enfant : le vélo sous la queue du lémurien ou le petit bateau entouré par le crocodile.

J’aime la liberté du petit garçon qui n’hésite pas à passer de l’autre côté.

J’aime la variété des univers proposés : les paysages de western ou de forêt amazonienne, l’univers des contes ou de la préhistoire.

Cet album a été publié pour la première fois en 1987, aux éditions du sourire qui mord, maison d’édition qui a pour ambition de publier “des livres où enfants et adultes peuvent se retrouver avec leurs joies, leurs désirs, leurs angoisses” (Bulletin de liaison du sourire qui mord). Ses objectifs fondamentaux sont donc l’abolition de la frontière enfant-adulte, l’exaltation de la réflexion et de l’imagination, le refus des stéréotypes et autres tabous.

Il peut donc toucher, je pense, un public très large, dès 2 ans grace à l’identification au très jeune héros, mais aussi beaucoup plus grand grâce à la diversité des univers et à la réflexion sur le voyage dans l’imaginaire. Et en tant qu’adulte, je trouve que c’est un vrai régal.

Christian Bruel et Anne Bozellec ont ainsi publié ensemble d’autres livres tout aussi géniaux : “les chatouilles“, Liberté nounoursce que mangent les maîtresses, tous réédités chez Thierry Magnier, et, pour les plus grands, l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon publié chez Etre. J’aimerais trouver le temps de vous parler de toute cette série ! En attendant, allez chez Maman Baobab pour un chouette article sur un jour de lessive.

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