Maternité des Lilas, mon bilan

J’expliquais ici que nous avions décidé que notre bébé allait naitre à la maternité des Lilas. Un mois après la sortie de la maternité, petit bilan.

Le suivi de la grossesse :

Depuis le troisième mois, tout le suivi de la grossesse a été fait à la maternité. Nous (moi, le magicien, et le papa, même s’il n’a pas pu venir à tous les RDV) avons alterné entre des RDV avec une sage femme et avec un gynéco. Comme la grossesse se passait bien, et que j’étais finalement assez zen, les RDV étaient plutôt courts (“tout va bien, on se revoit dans un mois”). Mais quand j’en ai eu besoin, j’ai pu être reçue rapidement (en cas de problème, il suffit de se rendre à la maternité et on est reçu dans l’heure), par un médecin très à l’écoute.

Les échographies ont toutes été faites par le même médecin, très sympa. Toutes par voie externe, sans même que j’ai besoin de le demander. Après un moment consacré aux examens et aux mesures, elle a pris le temps de nous présenter bébé, de nous expliquer ce que l’on voyait, c’était super !

Avant l’accouchement, j’ai eu 2 “fausses alertes” qui m’ont conduites à la maternité et à chaque fois les sages femmes ont été adorables et rassurantes.

Pour ce qui est des examens médicaux proprement dits, j’ai apprécié qu’ils soient relativement limités. Pas de touchers vaginaux systématiques. J’en ai eu 2 : lors de mon rdv “en urgence”, comme je ne me sentais pas très bien, et sur proposition de la sage femme à 7 mois 1/2, parce que je devais partir en vacances et que je voulais savoir si je ne risquais pas d’accoucher dans le train ou loin de Paris ! Les autres examens étaient limités au nécessaire : pas de test pour le diabète gestationnel si on n’est pas considéré comme “à risque” par exemple.Et vu le nombre d’examen pendant la grossesse (j’ai l’impression d’avoir passé 9 mois dans un laboratoire d’analyses médicales !), c’est important à mes yeux.

Seul point négatif pendant ce suivi, le rdv avec l’anesthésiste : alors que j’espérais une véritable information sur la péridurale, avec ses avantages et ses inconvénients, il a limité l’entetien aux questions médicales et pour toute information, j’ai eu droit à “la péridurale, c’est bien, ça ne sert à rien d’avoir mal et elle facilite l’accouchement”, puis “c’est mieux pour la mère et pour le bébé”. Mouais. Par contre, on reçoit à la fin de l’entretien un petit papier extrêmement bien fait sur la péridurale avec les informations que j’éspérais qu’il me donne. La maternité organise aussi des réunions d’information plus poussées sur la péridurale avec anesthésiste et sage femme pour répondre aux questions, mais je n’y ai pas assisté.

L’accouchement : 

L’équipe de la maternité a été tout simplement géniale ! Pourtant, ils étaient complètement débordés ce jour là ! Toutes les salles d’accouchement étaient occupées, si bien que j’ai du accoucher dans la salle d’examen ! Malgré ça, l’équipe s’est montrée disponible et à l’écoute. Ils m’ont laissé le choix de rester ou de rentrer chez moi pendant le début du travail et m’ont accueilli avec le sourire quand je suis revenue 1/2 heure seulement après être partie ! Ils prennent le temps de voir dans quelle position on se sent le mieux pour le monitoring par exemple, ou de nous installer confortablement en allant chercher un coussin ou un drap en plus.

Plus tard, quand Aurélie, la sage femme, s’est rendue compte que les contractions devenaient difficiles à supporter et que mon mari ne savait plus trop quoi faire pour m’aider, elle est restée avec moi pour me soutenir et ne m’a plus laissée jusqu’à la naissance. Lors de chacun de mes accès d’angoisse (en particulier quand j’ai appris que j’allais devoir accoucher sans péridurale), elle a sans difficulté trouvé les mots pour me rassurer. Elle m’a guidée pendant l’accouchement. C’est grâce à elle que je me suis sentie capable d’y arriver.

Comme le magicien n’allait pas très bien, elle a fait venir “du renfort” en cas de problème (un médecin, une 2e sage femme), mais elles sont restées en retrait “au cas où” et elle a réussi à faire en sorte que je me concentre seulement sur l’accouchement proprement dit, sa présence et celle de mon homme.

Aussitôt après la naissance, mon bébé a été posé contre moi. J’aurais pu le garder jusqu’à la première tétée, mais c’est moi qui l’ai confié à son père plus tôt (pour pouvoir me concentrer sur la suite de l’accouchement), et ils en ont donc profité pour faire les quelques examens (peu intrusifs d’après mon homme, sauf le prélèvement gastrique, mais qui n’est pas fait systématiquement) et pour le nettoyer un peu.

C’est la suite qui a été plus difficile pour moi : il a fallu recoudre le périnée. L’anesthésie locale n’a pas fait entièrement effet, il fallait recoudre rapidement et j’ai eu énormément de mal à rester détendue, ce qui était indispensable pour le médecin. Et la gynéco n’a pas été très “patiente”, un peu agacée de mes mouvements. Elle a alors envisagé une rachianesthésie, que j’ai perçue comme une sorte de chantage (“si vous calmez pas, je vous anesthésie”). Pourtant, c’est la gynéco qui m’avait fait les échographies et je l’avais trouvée géniale à ce moment là ! Heureusement la sage femme est revenue, et à ma demande, elle est restée pendant presque toute “l’opération” pour m’aider à me détendre.

J’ai aussi apprécié qu’une sage femme vienne me demander quelques heures après comment j’avais vécu mon accouchement et le fait qu’il ne corresponde pas à ce que j’avais prévu, et en particulier de ne pas avoir de péridurale alors que j’en voulais une à l’origine. J’ai aimé qu’on ne “m’impose” pas de réaction, comme ici, et qu’elle prenne le temps de m’en parler.

Le séjour à la maternité :

Le personnel (puericultrices, sages femmes, aides soignantes) a été super ! Toujours disponibles pour répondre aux questions, pour donner des conseils. A l’écoute des demandes des mamans (quand ma voisine de chambre a voulu faire du cododo, on l’a aidé à déplacer son lit contre le mur et à installer un coussin d’allaitement pour qu’elle puisse le faire sans risque).

Par contre, en général, il faut que ce soit la maman qui fasse le geste d’aller voir les puericultrices à la nursery, elles passent peu dans les chambres (une fois par jour). Et il faut sans doute plus oser que moi. Lorsque je me suis interrogée sur la poursuite ou non de l’allaitement, le personnel était à la fois prêt à m’aider si je décidais de continuer à allaiter mais en me laissant complètement libre de mon choix et en me déculpabilisant (“vous n’êtes pas une mauvaise mère si vous n’allaitez pas”). Cette journée a été difficile, je n’allais pas très bien, une des puéricultrices s’en est bien rendue compte et elle est venue me voir au moins quatre ou cinq fois dans la journée, pour me rassurer, me donner un conseil ou juste discuter. Encore merci à elle.

Seule grosse reserve, le pédiatre à qui j’en veux encore beaucoup. Il a examiné le magicien en m’adressant à peine la parole, m’a demandé si j’allaitais sans écouter une seconde mes difficultés, puis est parti sans rien me dire, en me laissant plantée là, avec mon bébé tout nu sur la table. A tel point que j’ai cru qu’il allait chercher quelque chose, mais non. La puericultrice m’a dit que je pouvais rhabiller mon bébé. Encore maintenant, ça m’énerve rien que d’y penser !

Pour ce qui est des conditions de séjour, vivement que le nouvel hopital soit construit !

Parce que là, les locaux font vraiment vieillots ! Heureusement ils sont propres et bien entretenus. Douches (2 pour tout le couloir) et toilettes sont au bout du couloir, il n’y a qu’un lavabo dans la chambre. Pas facile quand il faut laisser bébé pour aller aux toilettes, j’avais peur qu’il se mette à hurler ! D’ailleurs, j’ai jamais réussi à prendre ma douche quand son papa n’était pas là, hors de question de le laisser “seul” aussi longtemps.

Il y a très peu de chambres simples. J’espérais en avoir une, mais elles étaient toutes prises. Les chambres doubles ont quelques avantages : j’ai apprécié, les premiers jours, d’observer une maman plus expérimentée que moi avec son bébé, et je sais que celà a joué dans la manière dont aujourd’hui je parle à mon bébé, j’étais contente de savoir qu’il y avait quelqu’un dans la chambre quand je m’absentais quelques secondes… Mais j’avoue que j’ai quand même trouvé ça pénible. Les bébés n’avaient pas le même rythme, donc difficile de se reposer. L’intimité est très limitée (quand la voisine de chambre a du mal à se lever, bah elle reste au lit et elle est là quand la sage femme vient examiner ton périnée!), malgré les efforts de la sage femme. Et quand une nouvelle maman est arrivée, et que le lendemain, il y a eu le papa (malade, qui reniflait en permanence) et le frère de 3-4 ans toute la journée en plus d’une dizaine de visites, j’ai demandé à sortir plus tôt que prévu (le 4e jour au lieu du 5e) parce que je n’en pouvais plus !

Donc mon bilan ?

Un personnel vraiment génial. Je suis profondément reconnaissante à certaines d’entre elles de la manière dont elles m’ont aidée à accueillir mon bébé. Et les rares exceptions ne sont pas suffisantes pour gacher cette belle impression de gentillesse et de respect. Si j’accouchais à nouveau à Paris, j’y retournerais sans hésitation. Mais j’espère vraiment que je pourrai avoir une chambre simple, parce que la chambre double, franchement, je déconseille !

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