Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache

Difficile d’échapper à la “comédie du moment” : on en parle partout, les files au cinéma sont impressionnantes (et là, je suis bien contente de pouvoir aller au cinéma tranquille le lundi après-midi!), je suis tombée au moins sur 3 reportages sur les deux amis qui ont inspiré le film… Parfois, dans ce cas, je fais mon intello snob et je boycotte. Je n’ai toujours pas vu Bienvenue chez les Chti par exemple. Et je n’ai vu les choristes que longtemps après (d’ailleurs, j’aurais du m’abstenir).

Mais la bande annonce de celui-ci m’a intriguée, et je me suis laissée tenter, et j’ai bien fait !

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Résumé (même si je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire) : A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables. (allociné). Pour la bande annonce, c’est ici.

Mon avis : C’est drôle. Très drôle. Les vannes s’enchainent sans temps morts, le sens de la répartie est jubilatoire. J’ai une faiblesse particulière pour le passage où ils écoutent de la musique classique.

Les deux acteurs sont excellents. Je savais que François Cluzet pouvait être très bien, comme dans Ne le dis à personne de Guillaume Canet, mais aussi qu’il pouvait être insupportable et outrancier, comme dans les petits mouchoirs du même réalisateur. On retrouve ici le meilleur de cet acteur. Et Omar Sy est vraiment très bien.

J’aime la manière dont le film s’éloigne de la pitié bien pensante à laquelle les handicapés doivent souvent faire face. Le passage sur les entretiens d’embauche est jubilatoire à ce niveau là.

Dommage, alors, que les 20 dernières minutes nous ramènent sur le chemin balisé du bon sentiment qui dégouline. Et que les réalisateurs insistent autant sur le côté “histoire vraie” (au début + à la fin du film avec les images du générique, ça fait un peu beaucoup, non?).

Heureusement, le reste du film est bien assez réussi pour qu’on sorte du cinéma de bonne humeur et ravi de ce film.

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