3 mois de grossesse, le bilan

Je suis enceinte depuis un peu plus de trois mois aujourd’hui. Une grossesse sans vrai problème. Des choses banales mais dont j’avais envie de parler un peu. Mes ressentis ne sont pas tous positifs. Pour résumer en une phrase un peu expéditive, j’adore attendre un bébé mais je n’aime pas être enceinte !

Pour le moment, je ne trouve pas le quotidien de la grossesse épanouissant. Il y a même eu des moments difficiles. Les nausées, ce n’est jamais marrant. Les nausées au boulot, quand personne ne sait qu’on est enceinte, c’est franchement pas facile. J’ai eu droit à quelques moments bien génants. Le troisième mois, les vomissements étaient quotidiens. Ca commence à s’arranger heureusement (avec quelques rechutes).

Mais ce qui est le plus dur à mes yeux, c’est la fatigue et le manque d’énergie. Au début, j’avais l’impression d’être sur le point de m’endormir en permanence. Tenir une journée entière au boulot était un défi. Le week end, je faisais des nuits de 14h, et je refaisais la sieste. Maintenant, ça va mieux : je suis capable de resister à une journée de travail. Mais c’est à peu près tout. C’est-à-dire qu’en arrivant chez moi le soir, je suis une sorte de loque sur le canapé, incapable de me motiver pour sortir ou pour me lancer dans quoi que ce soit d’un peu ambitieux. Je finis généralement par comater devant la télé. Moi qui la regardais très peu jusque là, j’ai accumulé un paquet d’émissions et de série inintéressantes ! Parce que la fatigue n’est pas seulement physique, elle est aussi intellectuelle. C’est ce que je trouve le plus dur, de perdre son dynamisme. Il y a quelques mois, je n’étais pas satisfaite si on ne sortait pas au moins 2 fois dans la semaine : restos, copains qui viennent manger, ciné… Là, quand on sort une fois c’est un exploit. Je sais qu’il faut que je me repose. Mon beau-père disait, en plaisantant à moitié “les choses sont bien faites, c’est pour vous habituer à ne plus sortir, pour que ça ne vous fasse pas un trop gros choc après la naissance”.

Les hormones me font aussi des leurs. J’ai toujours eu la larme facile. Mais là, c’est passé à un autre niveau. Je pleure devant tout et n’importe quoi. Devant les infos. Devenant les séries débiles. Au cinéma. Ce qui fait beaucoup rire mon homme, qui me lance un sourire narquois dès qu’on voit quelque chose de triste ou de niais. Quelques gros craquages, où je suis complètement désespérée et en larmes pendant quelques heures. Je finis dans les bras de mon homme en lui disant que je n’y arriverai jamais entre deux sanglots. Lors de ma plus grosse crise, j’ai juré que je ne serai plus jamais enceinte (et ça, c’est le genre de trucs dont je vais entendre parler 10 fois par jour pendant des mois si un jour on décide d’avoir un autre enfant ^^). Mais heureusement, ça passe assez vite.

C’est un tableau bien sombre que je viens de faire. Mais heureusement, la grossesse ne se résume pas à ça

Il y a des moments magiques. Je crois que le moment qui m’a le plus touché, c’est l’échographie de “datation” à 1 mois 1/2 de grossesse. On ne voyait pas, physiquement, que j’étais enceinte. Le magicien qui grandit dans mon ventre ne faisait que 2 cm. Une “noix de cajoux”. Et puis le médecin (qui était géniale !) nous a fait écouter son coeur. Et ce qui était encore théorique jusque là est devenu soudain très concret. Surtout pour le futur papa qui n’avait pas senti, comme moi, les transformations physiques. Ce battement de coeur et les larmes dans les yeux de mon homme qui répétait “on va être parents”, c’était magique.

A la seconde echographie, ce n’est plus un “bébé souris” mais un vrai bébé d’humain. On scrute les détails. On le regarde déjà grandir à une vitesse folle, d’un air un peu interloqué.

On attend avec impatience de le revoir (et de savoir si c’est un magicien ou une magicienne, ce qu’il cache bien pour le moment).

Des moment tout simples aussi. Quand mon homme me dit que quand je dors, je pose mes deux mains sur mon ventre. Quand il parle à mon nombril. Quand je m’allonge le soir et que je prends le temps de penser vraiment à ce bébé…

Le magicien est en pleine forme. Et j’ai la chance d’être très sereine à ce sujet. Je ne me suis jamais inquiétée d’une fausse couche ou d’un problème pour bébé. Je suis sûre que le magicien va aller bien. Même si je sais que cette certitude ne le protège en rien, elle m’aide énormément au quotidien. Surtout que les trois premiers mois, on passe quand même un bon moment dans les laboratoires d’analyse ou à attendre des résultats.

Physiquement, en trois mois, j’ai peu changé. A 3 mois de grossesse, je peux facilement “cacher” mon ventre (surtout avec les tuniques un peu larges que j’ai acheté pendant les soldes). Je rentre encore dans mes pantalons. Par rapport à mon poids de début de grossesse, j’ai fait du +1/-1kg, pour finir mon 3e mois au même poids que quand j’ai découvert que j’étais enceinte. Ca me laisse le temps d’apprivoiser ce corps qui change, ce qui n’est pas si évident pour moi.

Il y a eu l’annonce de la grossesse aux proches, la découverte de la maternité où je suis suivie et où je vais accoucher, et tellement d’autres choses, dont je reparlerai ici…

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