La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

la guerre est déclarée

Un couple se rencontre et s’aime. Très vite un bébé nait. Mais alors qu’ils viennent de retrouver un équilibre à trois, ils découvrent qu’Adam est malade. La guerre contre la maladie est déclarée.

La bande annonce est ici.

Difficile de parler d’un film sur lequel j’ai lu autant de critiques et d’articles.

J’avais peur qu’avoir autant lu dessus ne me conduise à une déception. Mais pas du tout.

J’ai aimé le mouvement perpetuel du film. Les héros doivent courir, se battre. S’arrêter, c’est s’écrouler. C’est d’ailleurs ce qui arrive, par deux fois, à l’héroïne, Juliette.

J’ai aimé le décalage réussi entre drame et scènes cocasses. Quand la pédiatre veut appeler un confrère pour faire des analyses au bébé et qu’elle décroche le combiné… du téléphone en plastique avec lequel jouent les enfants. J’ai aimé que cette legerté n’occulte ni la douleur ni la difficulté de ce qu’ils traversent.

J’ai aimé le passage chanté après l’annonce de la tumeur. Un moment de calme avant la tempête. La preuve que leur amour, leur lien est ce qui va leur permettre de traverser cette épreuve.

J’ai aimé la manière dont ils montrent la difficulté a conserver des rapports normaux avec les autres. La manière dont ils refusent l’appitoiement (la scène de Roméo à la banque est tout simplement géniale), mais sans réussir à empecher que toutes leurs relations, avec les autres comme entre eux, ne soient parasitées par ce cancer. Parce qu’on “dit qu’il y a une dictature du bonheur, il y a aussi une dictature du malheur qui vous case (…). Sans parler du respect, parfois assassin, qu’il induit” (Valérie Donzelli).

J’ai aimé les larmes de Roméo lors d’une fête.

J’ai aimé Béatrice de Staël dans le rôle du pédiatre.

j’ai aimé l’idée selon laquelle “La guerre est déclarée est un film politique qui essaie de dire qu’on ne sort du pire qu’à condition de fédérer les coeurs et les intelligences pour faire obstacle” (Valérie Donzelli) : les familles, les amis proches, le couple se battent ensemble. Individuellement, ils se seraient écroulés. Mais ils se soutiennent, même si cela abime le lien qui les unit.

Deux mini reserves, les plans sur la “maladie qui se développe”, avec une représentation des tissus au microscopes qui vire à l’abstraction, qui ne m’ont pas convaincus. Et la voix off qui, si elle est parfois indispensable, semble parfois superflue, ne faisant que commenter les images. Mais cela n’empêche pas ce film d’être un vrai coup de coeur.

J’ai ri, j’ai pleuré. Et à aucun moment ces émotions ne m’ont paru provoquées artificiellement.

Allez vite voir ce film !

Advertisements

One thought on “La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s