Des livres pour Noël, édition 2021

Je reprends une ancienne habitude, celle d’une liste de livres à offrir à Noël. J’aime toujours celles des années précédentes, ce qui vous fait donc plusieurs idées pour chaque tranche d’âge. Alors n’hésitez pas à aller y jeter un oeil : 2011, 2012 (0-7 ans et et 8-15 ans), 2014 (0-7 ans et 8-18 ans) et 2015 (0-7 ans et 8-16 ans).

Et je rappelle que si je donne des âges, ils restent très indicatifs, c’est ce que je conseillerais sans connaître l’enfant, ses goûts, son rapport au livre… 

à un bébé de 6 mois, j’offrirais : 2 petites mains et 2 petits pieds de Mme Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse), 14,50 euros

2 petites mains et 2 petits pieds

Pour la tendresse des illustrations d’Helen Oxenbury, le texte en forme de comptine, les bisous sur le nez qui terminent l’album. J’en parlais ici et il y a un article sur littérature enfantine 

 

A un·e enfant d’un an, j’offrirais : Portraits d’animaux de Lucie Brunelière (Albin Michel Jeunesse), 20 euros

portraits d'animaux

De magnifique portraits d’animaux sur fond noir en très grand format (46×34 cm), des plus familiers (le chat, le chien) à d’autres beaucoup moins communs (l’hermine, le lémurien). J’adorais déjà ce livre. Le petit de 14 mois qui a passé 45 minutes dessus, à tourner les pages précautionneusement, pendant ma dernière séance parents/bébés à la bibliothèque aurait suffit à me convaincre si je ne l’étais pas déjà que c’est un livre absolument génial avec des petits (et des plus grands aussi, d’ailleurs). J’en parle un peu ici

 

A un·e enfant de 2 ans, j’offrirais : méli mélo à la ferme de Martine Perrin (les grandes personnes), 12,50 euros

méli mélo ferme

Un album cartonné, un jeu superbe sur les motifs, et les découpes qui leur donnent du sens, qui font apparaître les animaux sur une page puis sur l’autre. Un texte en questions réponses qui fonctionne très bien. Le bonheur des enfants à mettre les doigts dans les trous, à jouer avec les pages. Je suis vraiment heureuse de la réédition de ce titre (et des autres de la série) !

 

A un·e enfant de 3 ans, j’offrirais : tu nous emmènes ? de Yuichi Kasano (école des loisirs), 12 euros

tu nous emmènes kasano

Les bouquins de Yuichi Kasano sont tous très réussi. Dans celui-ci, un jeune garçon et son papa sont prêts à partir faire un tour en avion. Mais le chien veut venir aussi ! et la famille cochon ! et la vache ! Passe panique, le papa va trouver des solutions. Une histoire d’avion, d’animaux, le plaisir de l’accumulation… J’en parle un peu ici et il y a un article sur littérature enfantine

 

A un enfant de 4 ans, j’offrirais : Marlaguette de Marie Colmont et Gerda (Père Castor), entre 5,25 et 13,50 euros selon l’édition

marlaguette

Un des grands classiques du père Castor, l’histoire d’une amitié entre une petite fille et un loup. Pour les illustrations classiques mais si jolies de Gerda Muller, ses sublimes scènes de forêt. Pour l’héroïne, courageuse et généreuse, qui va aussi être capable de se remettre en question.  Pour apporter de la nuance, l’idée que le monde n’est pas tout noir ou tout blanc, que quelque chose peut nous faire “à la fois plaisir et tristesse”. 

 

A un·e enfant de 5 ans, j’offrirais : Princesse Kevin de Michaël Escoffier et Roland Garrigue (P’tit Glénat), 11,90 euros

princesse kevin

Kevin a décidé de se déguiser en princesse. Un super album antisexiste, drôle et malin. J’en parle un peu ici

 

A un·e enfant de six ans, j’offrirais : secrets d’étoffes de Claude Fauque, Anne Lascoux et Charlotte Gastaut (Albin Michel Jeunesse), 25 euros

secrets d'étoffes

24 contes du monde entier en lien avec le textile, le fil, les vêtements. Un livre écrin qui les réunit, magnifique objet, et les illustrations délicates de Charlotte Gastaut pour le magnifier. 

 

A un·e enfant de 7 ans, j’offrirais : Comment fabriquer son grand frère ? : un livre d’anatomie et de bricolage d’Anaïs Vaugelade (école des loisirs), 20 euros

comment fabriquer son grand frère

 

Zuza décide de se fabriquer un grand frère. Mais comment faire pour qu’un corps fonctionne ? De quoi est-il composé ? Heureusement son crocodile va l’aider ! A la fois un documentaire très riche sur le corps humain, un bricolage de faux corps et aventure de Zuza. C’est fin, intelligent, très riche, on peut le lire dans l’ordre comme une aventure ou y piocher des extraits, un régal. 

 

A un·e enfant de 8 ans, j’offrirais :Sous terre/sous l’eau de Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski (Rue du Monde, 26,40 euros)

sous terre sous l'eau

Dans ce restaurant grand documentaire qui s’ouvre des deux côtés, on commence juste à nos pieds, et on va descendre de plus en plus profondément, sous terre d’un côté, sous l’eau de l’autre. Et c’est d’une telle richesse et d’une telle diversité ! On y trouve autant les légumes, les égouts, les fossiles,  les mines, les volcans et jusqu’au centre de la terre d’un côté, et les récifs coralliens, la pression sous l’eau, le fonctionnement des sous-marins et le fond de la fosse des Mariannes. L’unité graphique fait que le documentaire garde une vraie cohérence malgré la multiplicité des sujets abordés. Mes enfants ont passé des heures plongés dans ce livre. lI a également été adapté en livres d’activité

 

A un·e enfant de 9 ans, j’offrirais : Anya et le tigre blanc de Fred Bernard et François Roca (Albin Michel Jeunesse), 19 euros

anya et le tigre blanc

“Dans une contrée glaciale dirigée par un tyran, tous les enfants nés la même année que l’héritier du trône disparaissent les uns après les autres. Anya a déjà perdu son jumeau et sait qu’elle sera bientôt menacée. Accompagnée de son tigre et des animaux sauvages, elle est prête à affronter la malédiction.” Un conte merveilleux, aux superbes illustrations grand format. 

 

A un·e enfant de 10 ans, j’offrirais : Nous, notre histoire d’Yvan Pommaux et Christophe Ylla-Somers (école des loisirs), 20 euros

nous notre histoire

“L’humanité est née il y a environ 150 000 ans, en plein coeur de l’Afrique. Ensuite, lentement mais sûrement, les hommes ont exploré puis colonisé toutes les terres. D’abord chasseurs-cueilleurs, les hommes ont inventé des outils et sont devenus agriculteurs et éleveurs. Ils s’abritaient dans des grottes, ils ont appris à bâtir des maisons et à y rester. Puis l’écriture est née au Moyen-Orient, en Chine et en Amérique du Sud. Cousins éloignés les uns des autres, tous ont fondé des civilisations. Bientôt les premiers scientifiques ont questionné le monde, l’univers. Les inventions se sont succédé. En quelques siècles, des hommes qui vivaient isolés sur des continents, sans contacts, ont appris qu’ils formaient une seule famille : nous, les Hommes. Celle qui peuple notre monde d’aujourd’hui. Avec de grandes et belles images, des textes simples, c’est tout cela que raconteNous, notre Histoire.” L’histoire de l’humanité dans un seul livre. Et un livre qui met l’accent sur le temps long, qui donne sa juste place à la préhistoire, à l’histoire non européano-centrée, avec les belles illustrations d’Yvan Pommaux.

 

A un·e ado de 11 ans, j’offrirais : la disparition des enfants Greystone de Margaret Peterson Haddix (Milan Jeunesse), 15,90 euros

disparition greystone

“Connais-tu quelqu’un qui a le même prénom que toi ? Connais-tu quelqu’un qui a le même prénom que toi ET la même date de naissance ? Impossible ! C’est aussi ce que pensaient Chess, Emma et Finn… jusqu’à ce que la disparition de trois enfants fasse la une des informations. Ces enfants ont exactement les mêmes prénoms et dates de naissances qu’eux. Est-ce une simple coïncidence ?”

Un roman prenant, plein de mystère et de suspens. 

 

A un·e ado de 12 ans, j’offrirais En apnée de Meg Grehan (Talents Hauts), 14 euros

en apnée“Maxime est une fille de onze ans. Elle aime sa mère qui l’élève seule, les livres et savoir plein de choses sur tout. Dans ce monde complexe, aimer et savoir la rassurent. Maxime sait des choses sur les baleines, sur les créatures sous-marines, sur son meilleur ami de toujours, Adam, et aussi, qu’elle ne sait pas tout. Par exemple, elle ne sait pas expliquer ce qu’elle ressent pour Chloé, ce sentiment nouveau et étrange, un émoi qu’elle ne comprend pas.”

Un magnifique roman en vers libres, mon gros coup de coeur de l’année.

 

A un·e ado de 13 ans, j’offrirais : les petites reines de Clémentine Beauvais (Sarbacane), 15,50 euros (ou 7,40 euros en format poche)

petites reines

“À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens !” 

Les romans de Clémentine Beauvais sont des incontournables. Oui, tous. Celui là est drôle, malin, prenant et donne envie de partir en vélo. Et de manger du boudin. 

 

A un·e ado de 14 ans, j’offrirais : Un des romans U4 de Vincent Villeminot, FlorenceHinckel, Yves Grevet ou Carole Trébor (Syros), 17,95 euros (ou 7,95 euros en poche)

Une épidémie à tué en quelques jours la quasi totalité de l’humanité. Seuls les adolescents entre 15 et 18 ans ont survécu. Dans chaque roman, on suit un adolescent. Qui va tenter de survivre, tenter de trouver des réponses. Qui va rencontrer les autres, nouer des liens avec eux. 

Un univers dystopique réaliste construit de façon impressionnante, avec quatre auteurs qui font évoluer quatre personnages différents dans quatre romans, mais dans le même univers. On peut commencer par n’importe lequel, et il nous donnera envie de lire les autres pour en découvrir plus. 

 

A un·e ado de 15 ans, j’offrirais : nos elles déployées de Jessie Magana (Thierry Magnier), 14,80 euros

nos elles déployées

1974. Des femmes, partout. Au milieu d’elles, Solange, 15 ans. Fièrement, elle brandit les pancartes, hurle les slogans et entonne les chants répétés avec sa mère, Coco, et les copines du MLF. La loi Sur l’avortement va passer, les femmes sont en passe de remporter une victoire historique. Pourtant, rien n’est simple pour Solange. Comment exister face à Coco ? Comment composer avec ses désirs nouveaux ?

2018. Manifs, AG, une chose est certaine : Sido a bien hérité de l’engagement et de la fougue de sa grand-mère Coco. Même si #Metoo est passé par-là, il reste tant à faire, tant à dire. Tant à vivre. Et Solange a bien changé. À son tour, Sido se heurte à son modèle maternel et tente de trouver son propre chemin.

Un très beau roman entre deux époques, où l’on découvre plein de choses sur le féminisme. Mais avant tout des portraits de (jeunes) femmes qui se construisent évoluent, se révoltent quand il le faut, tentent de trouver leur place.

 

A un·e ado de 16 ans, j’offrirais : romance d’Arnaud Cathrine (R. Laffont), 16,50 euros

romance

C’est le mojito.
C’est un léger accident.
C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille.
C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon.
C’était juste pour essayer.
C’est pour avoir tout fait ensemble.
C’est pour tous les amis pareil.
C’est entre lui et moi.
C’est la première et la dernière fois.
C’est rien.
Ça va passer.

Un très beau roman sur Vince, qui a très envie de trouver un garçon à aimer. Un très beau roman sur la première histoire d’amour. 

 

A un·e ado de 17 ans, j’offrirais Dysfonctionnelle d’Axl Cendres (Sarbacane) 15,50 euros (ou 7,60 euros en poche)

dysfonctionelle

Fidèle, alias Fifi, alias Bouboule, grandit dans une famille dysfonctionnelle ; Papa enchaîne les allers-retours en prison, Maman à l’asile ; mais malgré le quotidien difficile, Fidèle vit des moments de joie, entourée de ses six frères et sœurs aux personnalités fortes et aux prénoms panachés : Alyson, JR, Dalida, Jésus… Cette tribu un peu foldingue demeure Au Bout Du Monde, le bar à tocards que tient le père dans Belleville, théâtre de leurs pleurs et rires. À l’adolescence, la découverte de son « intelligence précoce » va mener Fidèle à « l’autre » bout du monde : un lycée des beaux quartiers où les élèves se nomment Apolline ou Augustin, et re-gardent de haut son perfecto, ses manières de chat de gouttière et ses tee-shirts Nirvana. Mais c’est aussi là que l’attend l’amour, le vrai, celui qui forme, transforme… celui qui sauve.

C’est à la fois complètement loufoque et réaliste. A la fois hilarant et triste. A la fois léger et grave. Doux-amer. Sans que l’un l’emporte sur l’autre. Ce livre m’a fait rire et mis les larmes aux yeux. C’est une histoire de famille, une histoire d’amour, un roman d’apprentissage, tout cela à la fois. J’en ai parlé ici.

 

un·e adulte de 18 ans (ou de beaucoup plus)j’offrirais là où tombent les anges de Charlotte Bousquet (Gulfstream), 17 euros (ou 6,90 euros en poche)

là où tombent les anges

Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêves, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l’épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l’exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Quand la Première Guerre mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C’est l’occasion pour Solange de s’affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s’organisent peu à peu sans les hommes…  

Un roman historique, qui met l’accent sur les femmes, avant, pendant et après la première guerre mondiale. Des femmes qui s’émancipent, ou tentent de le faire. Un roman qui marque, un coup de coeur. J’en ai parlé ici

 

Voilà voilà, j’espère que ça vous a donné des idées, sinon, encore une fois, n’hésitez pas à piocher aussi dans mes listes des années précédentes. 

 

Cadeaux de naissance

On cherche souvent des idées de cadeaux de naissance, moi c’est facile, j’offre toujours un livre ! (ou plusieurs…). Voilà une petite liste des livres que j’aime offrir. 

Et comme pour les livres incontournables à l’école maternelle, cet article est en écho à celui de Chloé du blog littérature enfantine. Parce que ça nous a plu de réfléchir à un thème commun, de voir qu’on avait des références en commun, mais qu’on faisait aussi des découvertes… Cette fois, il y a quelques livres en commun dans nos listes, mais aussi des découvertes. 

 

Les beaux livres pour les futurs parents : 

Ces livres là, je les offre parfois avant même la naissance, pendant la grossesse. Parce qu’ils plairont aux parents, mais seront aussi merveilleux à partager avec le bébé. 

maman grébanMaman d’Hélène Delforge et Quentin Gréban (Mijade, 2018)

Une galerie de portraits de mères, de toutes origines, avec chacune leur façon de materner. Des mères qui disent leur maternité, qui s’adressent à leur (futur) enfant. Qui disent le beau, qui disent le dur. Des illustrations à couper le souffle. 

C’est une livre qui parlera à toutes, qui montrera qu’on peut être touchées, même en temps qu’adultes, par un livre de littérature jeunesse. Un livre qu’on peut garder pour soi mais aussi proposer à des tout-petits, partager avec eux la beauté des illustrations, la poésie des textes, par petite touche. 

Chloé en parle ici

 

en t'attendant vastEn t’attendant d’Emilie Vast (MeMo, 2014)

“En t’attendant, j’ai vu la chenille devenir papillon. “

Une future mère observe les transformations de la nature autour d’elle. Elle les partagera avec son enfant quand il sera là. 

Les illustrations graphiques d’Emilie Vast sont superbes et j’aime l’idée d’évoquer avec le tout petit l’attente qui l’a précédé. 

 

 

heureux parents houdartLes heureux parents de Laeticia Bourget et Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Un album qui commence comme un conte de fée, avec la rencontre d’un prince et d’une princesse, mais qui se poursuit avec une quête pleine d’épreuves, la parentalité. On voit la grossesse, les bébés, les enfants qui grandissent puis finissent par quitter la maison parentale. Cet album se distingue clairement du reste de la sélection car il montre aussi la difficulté, le trivial, les couches et les enfants qui vomissent. Mais il est aussi plein de poésie. Et vous connaissez mon amour pour les illustrations d’Emmanuelle Houdart. J’ai offert cet album à mon amoureux quelques mois après la naissance de notre fils. Il m’a offert une reproduction d’une des illustrations pour la naissance de ma fille. Chloé en parle ici. D’Emmanuelle Houdart, Abris, même s’il n’est pas centré autour de la parentalité, fait aussi un merveilleux cadeau de naissance. Un merveilleux cadeau tout court, d’ailleurs, quelque soit l’âge de la vie. 

 

papa ilePapa île d’Emile Jadoul (Pastel, 2014)

Emile Jadoul a fait plusieurs très beaux albums sur la paternité. Dans Papa-île, un futur père s’inquiète du père qu’il sera, parce qu’il ne rentre pas dans les cases qu’il connait, le superpapa qui joue au foot et construit des cabanes. Mais il pourra être un papa île, un papa cabane, un papa aimant et présent. Un album plein de douceur. 

 

 

 

les mains de papa jadoulDu même auteur, j’adore aussi les mains de papa (Pastel, 2012). Des mains qui accompagne son bébé, posées sur le ventre de la maman pendant la grossesse, et plus tard, les mains du tout petit accrochées fort fort à ses doigts pour une première descente en toboggan. “Et soudain… un… deux… trois… sans les mains !”, le tout petit s’élance seul. 

Le texte est uniquement composé d’onomatopées. Il dit beaucoup avec une grande économie de moyens. C’est un livre autant à destination des parents qu’à celui des bébés à qui il plait beaucoup. J’en ai parlé plus longuement ici

 

 

J’essaye d’être raisonnable et de m’arrêter là, mais j’avais aussi envie de citer tout petit de Marie Sellier et Ilya Green (Casterman, 2018), plein de douceur. Un très beau jour de Marie-France Painset et Judith Gueyfier (Didier Jeunesse, 2020) dont les illustrations sont sublimes. Et si vous avez la chance de les trouver d’occasion, car ils sont épuisés, bien avant toi de Pascal et Mandana Sadat (Didier Jeunesse, 2010) et papa pas à pas de Philipp Waechter (Milan jeunesse, 2009) sont des petits bijoux. 

 

La musique :

Les livres CD font des cadeaux de naissance assez idéaux, je trouve : un beau livre et un CD à écouter avec eux, en les feuilletant ou pour s’endormir. Et des comptines, des jeux de doigts à découvrir et à chanter au tout petit (et avec lui quand il grandit un peu). On trouve certes énormément de comptines sur youtube, mais souvent avec des animations moches, des accompagnements musicaux pas terribles… Mon but c’est de proposer de belles choses, autant parce que les enfants méritent de la qualité, en musique comme en littérature, que pour éviter que les parents s’arrachent les cheveux à la millième écoute de la même chanson inécoutable.  

plus belles berceuses du mondeLes plus belles berceuses du monde, du mali au Japon (Didier Jeunesse, 2015). 

Cette collection de livres CD de comptines et de berceuses du monde de chez Didier Jeunesse est merveilleuse. Le travail de collectage des chansons est impressionnant. On a pour chaque chanson son texte, sa transposition en phonétique et une traduction, ainsi qu’une présentation de la comptine. Les illustrations du livre grand format sont magnifiques. Les plus belles berceuses du monde regroupe des chansons déjà publiées dans d’autres ouvrages de la collection et propose ainsi des berceuses de toutes origines. J’en parle ici. Mais je vous encourage vivement à aller regarder le reste de la collection si vous cherchez des berceuses d’une région du monde en particulier. 

Jazz sous la luneDans le même format que les berceuses du monde, deux livres de jazz ont également été publiés, les plus belles berceuses jazz (Didier jeunesse, 2012) puis jazz sous la lune (Didier Jeunesse, 2015). Les morceaux sont sélectionnés par Misja Fitzgerald-Michel et les livres sont illustrés par Ilya Green (du coup, inutile de vous dire que les illustrations sont des merveilles). J’en ai parlé ici. Ils ont bercé toute la première année de notre fille. Et pour finir de vous convaincre, je vous dirai juste qu’il m’est arrivé de les écouter alors que ma fille n’était pas là. Combien de livres CD pour enfants nous donnent réellement envie, à nous adulte, de les écouter ? 

berceuses et balladines jazzBerceuses et balladines jazz ( Didier Jeunesse, 2017)

S’il s’inscrit dans la lignée des précédent, en particulier parce qu’il est également illustré par Ilya Green, ici ce sont des reprises par Ceilin Poggi et Thierry Eliez. On les a beaucoup écoutées aussi. Le livre (un plus petit format, tout cartonné) ne propose pas les paroles des chansons, mais des poèmes de Murielle Szac qui en sont inspirés. Un petit bijou. J’ai vu qu’un deuxième opus venait de sortir, balladines et chansons doucesavec des reprises de chansons françaises, mais je n’ai pas (encore) eu l’occasion de l’écouter. 

 

Les titres précédents proposent donc des cd à écouter. Les suivants proposent de chanter et de faire des jeux de doigts avec les tout-petits. 

jeux chantés de mon bébéles jeux chantés de mon bébé (Didier Jeunesse, 2016) proposent des comptines et des jeux de doigts, avec à chaque fois une illustration, une explication des gestes mais aussi quelques mots sur l’origine de la comptine et son intérêt pour les tout-petits. Il est délicatement illustré par Martine Bourre. On peut aussi citer les premières comptines des p’tits lascars (Didier Jeunesse, 2013). J’en avais parlé ici. A ma connaissance les livres sont bien les mêmes, seuls les titres ont changé dans la nouvelle édition. 

 

je chante avec mon bébéje chante avec mon bébé d’Agnès Chaumié (enfance et musique, 2014) est une merveille de cadeau de naissance. 107 comptines, joliment illustrées, des classiques mais aussi des comptines étrangères, des moins connues et de belles découvertes. Des instrumentalisations simples mais belles. Des voix d’adultes et des voix d’enfants (certaines ont été enregistrées lors d’ateliers d’enfance et musique). Et pour les parents, de nombreuses explications, sur l’intérêt des différents types de comptines selon le stade de développement du tout-petit, sur l’histoire de chaque comptine, sur la façon de la chanter avec l’enfant… (tous les jeux de doigts sont expliqués). Je l’ai beaucoup écouté avec mon fils, de ses deux ans quasiment jusqu’à la fin de la maternelle, et je m’en sers souvent à la bibliothèque lors des accueils de tout-petits. 

 

y'a une pie dans l'poirierLa collection Pirouette (Didier Jeunesse) ne propose pas de CD, mais une mise en image de comptines célèbres. Les autrices et les auteurs ont souvent poursuivi la comptine en inventant de nouveaux couplets. La mise en image de ces comptines est une réussite. Et ces livres fascinent les enfants, dès les premiers mois et pendant longtemps. J’ai beaucoup hésité sur le titre à mettre en avant, j’ai choisi y’a une pie dans l’poirier de Martine Bourre, mais j’aurais pu en choisir bien d’autres : bateau sur l’eau, p’tit lapin plein d’poils, la famille tortue… Chloé en parle ici et

 

Les petits cartonnés : 

Des premiers livres qu’on peut lire dès la naissance et que le bébé manipulera rapidement. Le tout-carton est particulièrement rassurant pour les parents qui n’ont pas l’habitude de proposer des livres à des bébés. 

blanc sur noir hobanBlanc sur noir et Noir sur blanc de Tana Hoban (Kaléidoscope, 1994). 

Deux albums complémentaires, incontournables des petits albums pour bébés. Petit formats, ils sont facilement manipulables. Ils proposent des silhouettes (blanches sur noires ou noires sur blanches) d’objets du quotidien des bébés. Efficaces et beaux. Chloé en parle ici

 

 

pomme pomme pommePomme pomme pomme de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier, 2015). 

Parfois, on ouvre un album et on se dit immédiatement qu’il va nous devenir indispensable. Ca a été le cas pour celui-là, qui fait depuis partie de mes chouchous avec les bébés. Pour ses belles pommes brillantes qu’on a envie d’attraper et de croquer. Pour son rythme, pour sa richesse sous son apparente simplicité. Un bonheur. Chloé en parle ici

 

 

boite papas 2Il y en a 4, des boites des papas d’Alain Le Saux (école des loisirs, 2009-2011). Chacune regroupe quatre petits livres cartonnés qui mettent en scène avec beaucoup d’humour un petit garçon et son papa. Son papa qui lui semble si gigantesque. Son papa qui joue, s’occupe de la maison, dort (souvent), s’active. Ces petits coffrets aux couleurs vives, si amusants à vider, ces petits livres si amusant à manipuler, à lire jusqu’à les savoir par coeur… sont des indispensables chez nous. J’en parle ici

 

et le soir qd la nuit tombeet le matin

et le matin quand le jour se lève… et et le soir quand la nuit tombe… d’Anne Crausaz (MeMo, 2015) sont deux très jolis albums complémentaires. On y suit, la nuit, le sommeil des animaux diurnes et l’activité des animaux nocturnes. Et inversement la journée. On peut donc comparer les deux livres, page par page. Ou juste se laisser bercer par le texte d’Anne Crausaz et ses belles illustrations simples et graphiques. Comme dans tous ses livres, c’est une ode à la nature à la portée des tout-petits. 

 

petits amis de la nuitLes petits amis de la nuit d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2017)

Dans ce petit livre cartonné, un bébé se couche. C’est alors le défilé, sur fond noir, des doudous, peluches et autres jouets qui vont lui tenir compagnie. Aussi doux que beau, aussi beau que doux. 

Chloé en parle ici

 

Les beaux livres pour les bébés :

Quand on propose des livres aux bébés, on a tendance à se tourner vers les petits cartonnés que je vous ai montré plus haut. Parce que c’est rassurant, c’est solide. Mais je trouve ça dommage de leur proposer que ça. Alors qu’on peut aussi leur proposer des grands formats, des livres papier, dès tout petits. 

Tout va bien MerlinTout va bien Merlin ! d’Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009)

Mais qui sont ces créatures fantastiques qui se cachent dans les affaires de Merlin ? Une sirène, un dragon, un drôle de diablotin… tous plein de bienveillance. Tout va bien, Merlin !

Cet album tient une place vraiment à part pour moi, parce que c’est l’album de mon fils. Celui qu’on lui a lu en boucle toute sa petite enfance. Je l’offre pour partager un peu de cet amour et de ces moments avec les gens que j’aime et leurs bébés. 
Mais au delà de cet attachement tout personnel, c’est un excellent album, aux illustrations marquantes. Un livre de coucou/caché, un livre plein de réassurance pour les tout petits. J’en parle ici et Chloé

 

2 petites mains et 2 petits pieds2 petites mains et 2 petits pieds de Mem Fox et Helen Oxenbury (Gallimard Jeunesse, 2018)

Un texte en forme de comptine. Des bébés de toutes origines qui jouent et grandissent ensemble. La douceur des illustrations d’Helen Oxenbury. La tendresse maternelle qui achève l’ouvrage. Une merveille. J’en parle ici et Chloé en parle

 

bonsoir luneBonsoir lune de Margaret Wise Brown et Clément Hurd (école des loisirs, 1983)

C’est le moment du coucher. C’est donc le moment de dire bonsoir à tout ce qui se trouve dans la chambre, de la brosse à la vache qui saute par dessus la lune sur le tableau. Un album parfait pour le rituel du soir. Publié pour la première fois en 1947, il n’a pas pris une ride. Chloé en parle ici

 

mon arbremon arbre d’Ilya Green (Didier Jeunesse, 2013)

Ca manquait un peu d’album d’Ilya Green, cette sélection, vous ne trouvez pas ? Non ? C’est pas grave, je vous en mets un en plus quand même. 

Un bébé sort de son cocon et part explorer le monde, accompagné d’un chat. Jusqu’à trouver “le plus beau des endroits”. Un album délicat, un album coloré, un album qui plaira autant aux bébés qu’à leurs parents. La rencontre entre le tout-petit et sa mère est d’une telle beauté… J’en parle ici et Chloé en parle

 

pas de loup ashbéPas de loup de Jeanne Ashbé (Pastel, 2008)

“Pas de loup ? Tu as cherché partout ? Alors à pas de loup vers les histoires où tout se noue et se dénoue”. 

Des petites histoires d’une double page, avec un volet qui se soulève pour découvrir la chute. Un texte fait d’onomatopées proches du babil de l’enfant. Parce que “c’est un cadeau formidable que fait l’adulte à l’enfant quand il lui renvoie un écho de ses petits discours”. Ce livre, mon fils l’a “lu” à 16 mois, tellement fier d’en être capable alors qu’il ne parlait pas encore. 

 

bonne nuit tout le mondeBonne nuit tout le monde de Chris Haughton (Thierry Magnier, 2016). 

Le jour tombe, et tout le monde a sommeil. Mais Petit ours, lui, ne veut pas dormir, il veut encore jouer ! Alors qu’autour de lui tout le monde baille et s’endort. 

Je suis assez persuadée que chaque tout petit devrait avoir plusieurs Chris Haughton dans sa bibliothèque. Ils sont tous chouettes. Celui là est celui qui, à mes yeux, s’adresse le plus à des bébés. Il gagne en douceur ce qu’il perd en humour. Les couleurs sont magnifiques. 

 

portraits d'animauxPortraits d’animaux de Lucie Brunellière (Albin Michel Jeunesse, 2018)

Tigre, chat, ours, baleine, mais aussi hermine ou lémurien… De magnifiques portraits d’animaux pleine page, dans un livre géant (46×34 cm). Parce qu’on propose beaucoup aux bébés des livres qu’ils peuvent manipuler, mais que c’est aussi drôlement chouette de leur proposer des livres plus grands qu’eux. 

 

 

 

Et j’espère que les parents et les bébés de vos entourages profiteront autant de la lecture de ces livres que j’en ai profité avec mes enfants quand ils étaient bébés. 

Les indispensables de maternelle

Il y a peu, ma copine Chloé a fait un « top 20 des albums à avoir en maternelle ». Je l’attendais avec impatience parce que j’avais déjà vu ses top 20 des albums à avoir en crèche. Mais autant sur les sélections en crèche, j’aurais choisi quasiment les mêmes, autant pour les maternelles, je me suis rendu compte que ma liste serait très différente (sans du tout remettre en cause la qualité des albums qu’elle a choisis !). Quand je lui ai dit que je n’aurais pas du tout fait la même liste, elle m’a bien sûr demandé la mienne.

Et la voilà ! Bon, je vous le dis tout de suite, je n’ai pas réussi à me restreindre à 20. Je me suis accordé 25 titres.

Nous n’avons pas procédé exactement de la même façon. Elle propose essentiellement des nouveautés, des livres engagés, des coups de cœur. Si j’ai proposé quelques coups de cœur récents, j’ai réfléchi plus en terme de “classiques”, de livres que j’utilise déjà depuis un certain temps avec des classes, et dont je ne me lasse pas. De livres qu’à mes yeux les enfants devraient connaitre pour avoir une culture en littérature jeunesse aussi.  Je me suis demandé à un moment si ça valait le coup de citer les livres que tout le monde connait, mais je les ai mis, puisque ce sont bien des « indispensables ».

Nos listes sont aussi, je pense, le reflet de nos positionnements professionnels différents. Elle, lectrice, fait essentiellement de la lecture individuelle ou en petit groupe. Si à la bibliothèque on conseille les parents et les enfants, avec les enfants de maternelle on lit plutôt à des groupes plus importants, à des classes ou en heure du conte. C’est donc sur les livres que je lis aux classes que je m’appuie pour cette sélection. Ce qui suppose certains critères : des livres grands formats, sans trop de détails dans les illustrations, faciles et agréables à lire à haute voix.

Mais je ne suis pas enseignante. En tant que bibliothécaire, je fais uniquement des lectures « plaisir » et même si pour certains titres je peux avoir des pistes d’utilisation pédagogique en classe, ce n’est pas mon métier. Des enseignantes choisiraient donc peut être différemment…

 

Mais trève de blabla, voilà ma sélection. Classée par auteur, pour me simplifier la vie.

feu petit pierreAu feu, petit Pierre ! d’Adrien Albert (école des loisirs, 2014)

Un incendie ! Vite, Petit Pierre, aidé par Jars et Orang-Outang, vont affronter les flammes et sauver Mamie et Bubulle, son poisson rouge !

Soyons clairs : à cet âge là, un livre sur les pompiers, c’est toujours un succès. Et celui-ci apporte en plus une bonne dose de fantaisie et l’univers des jeux d’enfants.  (Chloé en parle ici).

 

bébé marchéBébé va au marché d’Atinuke et Angela Brooksbank (éditions des éléphants, 2017)

Une femme fait le marché, son bébé dans son dos. Bébé qui est si mignon qu’il se fait offrir par les marchands 6 bananes, puis 5 oranges, puis 4 biscuits… Et maman qui ne remarque rien !

Des illustrations colorées magnifiques, une narration en randonnée qui fonctionne très bien, la bouille de ce bébé tellement mignon… Et cette maman qui ne remarque rien de ce qui se passe dans son dos ! Pour les plus grands, c’est aussi un livre à compter.(Chloé en parle ici)

Et on peut retrouver ce bébé qui grandit dans bébé est bien caché puis dans Bintou la casse-cou, et c’est toujours autant de plaisir.

 

chat plus bête du mondeMon chat le plus bête du monde de Gilles Bachelet (Seuil, 2004)

Le chat de Gilles Bachelet adore se prendre pour un coussin, dormir sur la télé ou faire sa toilette. Il est aussi vraiment très très bête. Et ressemble drôlement à un éléphant.

Le décalage du texte et de l’image est particulièrement savoureux dans cet album, surtout quand on lit le texte avec un sérieux de ministre. Les enfants sont souvent décontenancés avant d’en rire tout autant que nous. A réserver plutôt aux grands cependant, justement pour pouvoir rire de ce décalage. (Chloé en parle ici).

On retrouve son chat dans deux autres albums (quand mon chat était petit et des nouvelles de mon chat). Parmi les autres livres de cet auteur génial, Xox et Oxo et le chevalier de Ventre-à-terre sont tout aussi géniaux. Et très riches à exploiter en classe, grâce aux nombreuses références, à l’art dans le premier et à la littérature jeunesse dans le second.

 

dinosauresDinosaures, dinosaures de Byron Barton (école des loisirs, 1990)

Il y a très longtemps vivaient les dinosaures. Des gros dinosaures  et des petits dinosaures. Des dinosaures avec de longs longs cous et de longues longues queues. Des dinosaures furieux et des dinosaures peureux…

Après les pompiers, je continue à surfer sans vergogne sur les intérêts des petits avec les dinosaures. Mais j’aurais pu vous citer quasiment tous les albums de cet auteur, particulièrement efficaces avec les petites sections. Des sujets porteurs (les dinosaures, les voitures, les engins de chantier…), des textes simples, des couleurs vives et franches et des dessins qui peuvent facilement servir de support à des activités d’art plastique. Citons en particulier ma voiture, mon bus, sur le chantier, et la petite poule rousse et la toute petite dame pour les premiers contes. Et notons que quand il y a des personnages humains, il est toujours attentifs aux représentations : personnages racisés, femmes mécaniciennes ou capitaines de bateau…

 

bain berkLe bain de Berk de Julien Béziat (école des loisirs, 2016)

L’enfant quitte la salle de bain quelques minutes et catastrophe, Berk, le doudou cracra, tombe dans l’eau. Berk se noie ! Les jouets de bain s’activent pour lui venir en aide… Berk, lui, essaye de parler, mais avec la bouche pleine d’eau…

Une aventure, une vraie, pleine de suspens, de danger et de solidarité entre jouets. Et la touche d’humour pipi caca qu’il faut pour en faire un énorme succès. (Chloé en parle ici).

Et ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas la seule aventure de Berk. Il affronte un monstre horrible dans le mange doudou. Et la nuit de Berk ouvre un champ d’aventure génial : une salle de classe la nuit. Avec plein de références à la littérature jeunesse à la hauteur des enfants de cet âge là. Parfait pour les instits ! On attend impatiemment le nouveau de la série, l’œil de Berk, qui sort bientôt.

 

monstres poilule monstre poilu d’Henriette Bichonnier et Pef (Gallimard 1991, réédité en recueil en 2017)

Le monstre poilu a capturé le roi (poils aux doigts). Celui-ci propose de lui livrer le premier enfant qu’il croise en échange de sa liberté (poils au nez). Manque de bol, il tombe sur sa propre fille. Heureusement, la petite Lucile est vive, intelligente, impertinente et réussira à se débarrasser du monstre. Et ce, même si ce ne sont pas des manières de princesses (poil aux fesses). A mon avis, c’est génial pour bosser les rimes et la phonologie avec des grandes sections. Et en plus c’est drôle.

 

pierre et la sorcièrePierre et la sorcière de Gilles Bizouerne et Roland Guarrigue (Didier Jeunesse, 2016)

Pierre est un galopin qui n’a peur de rien. Pas même de l’horrible sorcière qui vit dans la forêt. Et quand, hop zou et frrrout elle l’enferme dans un sac, il a toujours une ruse pour réussir à s’échapper.

Les livres de la collection à petits petons de chez Didier Jeunesse sont des merveilles de premiers contes. Ecrits par des conteurs, ils sont vraiment faits pour la lecture à voix haute, entre chansons, rythmes et répétitions. On y trouve aussi les grands motifs des contes (et dans celui-ci on pensera à Pierre et le loup, à Poule Rousse ou à Hansel et Gretel), pour commencer à familiariser les enfants avec mais aussi pour faire des mises en réseau d’albums. Je les aime tous d’amour et il a été très difficile pour moi de choisir, mais celui-là est particulièrement jubilatoire. Je l’ai prêté à l’enseignant de ma fille qui travaille sur les sorcières, il a voulu le garder (“pour apprendre les insultes de sorcières” dixit ma fille). (Chloé en parle ).

 

gorille browneUn gorille d’Anthony Browne (Kaléidoscope 2012)

Le livre à compter, c’est un incontournable de maternelle. Celui là commence de façon très classique : un gorille, deux orangs-outans, trois chimpanzés… Mais sera finalement bien plus riche, rappelant que nous sommes tous issus des grands singes, tous de la même famille. Les illustrations sont superbes, et les singes tellement expressifs. (Chloé en parle ici).

 

école marsusl’école des p’tits marsus de benjamin Chaud (Little Urban, 2017)

Comme chaque matin, les petits marsus se préparent pour aller à l’école. Sur le chemin, il faut faire attention en traversant. Après le bisou aux parents, on enchaine le cour de musique, la gym, la cantine…

Les enseignants de maternelle cherchent très souvent des albums sur la journée d’école. Celui-ci répondra à cette attente, tout en y apportant une bonne dose de fantaisie. Très proche du quotidien des enfants… mais dans la jungle d’Amérique du Sud ! A la cantine, on mange des mangues et des termites et forcément, le paresseux est “le meilleur professeur de dodo de toute la jungle”. Avec les illustrations pleines de détails et d’humour de Benjamin Chaud. Nul besoin de connaitre le marsupilami pour en profiter, les enfants adopteront très vite cette famille et pourront la retrouver dans d’autres aventures. (Chloé en parle ici).

 

plouf corentinPlouf ! de Philippe Corentin (école des loisirs, 1991)

Au fond d’un puit, un loup aperçoit un fromage. Il se penche pour l’attraper… et tombe dans le puit ! Comment va-t-il se sortir de là ?

Le format à la verticale du livre fonctionne particulièrement bien pour figurer la profondeur du puit. C’est une excellente première rencontre avec l’univers de l’auteur, aussi drôle qu’intelligent. Et qui met tellement bien en valeur l’importance du langage ! (Chloé en parle ).

On peut ensuite poursuivre avec Patatras, le roi et le roi, Zigomar n’aime pas les légumes, Pipioli la terreur, l’ogre, le loup et la petite fille, etc, etc. Questions idiotes est à mourir de rire avec les enfants : mais comment font les adultes pour poser des questions aussi bêtes ?

Grand classique des maternelles, vous trouverez facilement des ressources pour l’exploiter en classe.

 

princesse kevinPrincesse Kevin de Michael Escoffier et Roland Guarrigue (P’tit Glénat, 2018)

Kevin a décidé de se déguiser en princesse.

Vous me connaissez, je ne pouvais pas proposer de sélection sans un livre antisexiste. Vous savez aussi que j’en ai des dizaines sous le coude et que ça n’a pas été facile de choisir. Mais celui-là est un plaisir de lecture, il est drôle, les images sont expressives. Et la question des vêtements, des déguisements genrés est à mes yeux indispensable à aborder en maternelle. J’avais envie de narration, plutôt que d’un album manifeste. Mais vous en trouverez de nombreux autres ici.

 

pleine lune guilloppéPleine lune d’Antoine Guilloppé (Gautier-Languerreau, 2010)

Par une nuit de pleine lune, le loup ouvre les yeux, le renard sursaute…Tous les animaux sont intrigués par ce bruit étrange.

J’aime montrer aux enfants de nombreux types d’illustrations, sortir aussi de la forme classique de l’album. Les illustrations découpées de ce livre, qui ressemblent à de la dentelle, sont d’une beauté rare et laissent bouche bée. Les animaux de la forêt, mais aussi le travail du noir et blanc donnent plein de possibilités d’exploitation en maternelle. (et pour ceux qui s’inquiètent de sa fragilité, ces livres sont moins fragiles qu’ils en ont l’air et ne sont pas trop abimés). Et on peut aussi découvrir l’univers de la savane africaine, de la jungle, de la mer, du grand nord, du désert… (Chloé parle de plein soleil ici)

 

chut planChut, on a un plan ! de Chris Haughton (Thierry Magnier, 2014).

Tiens, un oiseau ! Le plus petit aimerait bien sympathiser, mais les grands sont bien décidés à l’attraper. Chut, on a un plan ! Mais chaque tentative pour l’attraper se solde par un échec… douloureux. N’y aurait-il pas une meilleure solution pour approcher l’oiseau ?

J’en parlais là.

Tous les livres de Chris Haughton sont des merveilles et pourraient figurer dans cette liste. Son premier, un peu perdu, est déjà devenu un classique de maternelle, en tout cas mes deux enfants ont travaillé dessus à l’école. Mais j’aime aussi beaucoup proposer celui-ci. Parce que c’est un bonheur à lire à voix haute, grâce à l’alternance des niveaux de voix (on chuchote, on crie…). Et j’aime particulièrement le jeu de couleurs, le camaïeu de bleus de la forêt sur lequel se détache nettement l’oiseau (orange, rose, violet vif).

 

joyeux abécédaireLe joyeux abécédaire de Maria Jalibert (Didier Jeunesse, 2016)

C’est un abécédaire pas comme les autres. Déjà, parce que Maria Jalibert a l’idée géniale d’illustrer ses livres de petits jouets en plastique. Et parce qu’on y croise des animaux assis sur une asperge, un caniche crâneur dans une calèche, un squelette avec un sèche-cheveux (mais sans savon), ou un taureau terrifiant regardant la télé. Un abécédaire, oui, mais surtout un univers de découvertes et d’humour. Le travail sur les petits jouets me semble particulièrement intéressant à exploiter en classe. Chloé en parle ici.

Et pour les plus jeunes, l’imagier Bric-à-brac et l’imagier couleurs (qui extrait certaines pages du précédent) sont aussi des merveilles.

 

tu nous emmènes kasanoTu nous emmènes ? de Yuichi Kasano (école des loisirs, 2015).

Le héros et son père ont construit un avion. Oui, rien que ça. Ils sont prêts à décoller… quand les animaux arrivent les uns après les autres avec cette question : “tu nous emmènes ?”. Pas de problème, il suffit d’un peu de bricolage ! (Chloé en parle ici).

Ah, les jeux d’accumulation des albums de Kasano, quel plaisir ! On entasse, on accumule, et ça marche ! Ils fonctionnent à tous les coups ! Même chose dans Bloub bloub bloub et A la sieste tout le monde !, incontournables en petite et en moyenne section.

 

presque toutPresque tout de Joelle Jolivet (Seuil, 2004)

Après un livre à compter et un abécédaire, il me fallait un imagier. Et je n’ai pas hésité une seconde. Celui-là est mon préféré. J’en avais d’ailleurs déjà parlé ici. Son grand format, la variété des thèmes présentés, la beauté des dessins… Un livre marquant. Et Zoo logique et Costumes sont tout aussi merveilleux.

 

Anton rabat-joieAnton et les rabat-joie d’Ole Konnecke (école des loisirs, 2013)

Personne ne veut jouer avec lui ? Tant pis, Anton s’allonge par terre, et il est mort. Complètement mort.

Un album à hauteur de jeu d’enfants, où on peut jouer à être mort. Parfaitement mort. Sur les petites jalousies, la gestion des conflits, sur l’imagination. Un album drôle, aussi. On retrouve Anton et ses copains dans plusieurs autres albums, mais celui-là reste mon préféré.

 

écureuil première neigeL’écureuil et la première neige de Sebastien Meschenmoser (Minédition, 2009)

L’écureuil et ses amis Ours et Hérisson ont décidé de ne pas hiberner tant qu’ils n’auront pas vu la première neige. Mais ils n’ont jamais vu la neige ! Comment savoir si elle n’est pas déjà là ? Tout ce qu’ils savent, c’est que la neige c’est blanc, froid et humide…

Cette série d’albums de Sebastien Meschenmoser est ma série d’albums préférés de toute la littérature jeunesse, je crois. Les dessins sont magnifiques, les animaux sont d’une expressivité incroyable, c’est drôle, décalé, loufoque, plein de détails… Celui-ci est celui que je trouve le plus accessible pour une lecture en groupe en maternelle, mais l’écureuil et la lune et l’écureuil et le printemps sont des bijoux aussi.

 

bateau zouglougloule bateau de Monsieur Zouglouglou de Coline Promeyrat et Stefany Devaux (Didier Jeunesse, 2000)

Monsieur Zouglouglou a fait un bateau d’une coquille de noix. Il est rejoint à bord par une souris, une rainette, un lapin… Mais le bateau va-t-il rester à flots avec autant de passagers ?

Je vous ai déjà parlé avec Pierre et la sorcière de la collection à petits petons. Je lis le premier plutôt aux grands, celui-ci est idéal pour les petits. Un album randonnée, avec une petite chanson qui revient comme un refrain, les animaux qui s’ajoutent… Jusqu’à la chute finale. Si on veut “mettre les livres en réseau”, ça vaut le coup de lire aussi la promenade de Monsieur Gumpy de John Bunrningham, malheureusement épuisé mais qu’on trouve encore en bibliothèque. Et dans la collection à petits petons, mes autres chouchous pour les petits sont quel radis, dis donc !, et vogue la petite souris, on y va, papa !, la moufle et roulé le loup. Aux moyens et aux grands, je lis le loup et la mésangePatouffèt’, la souris et le voleur, la cocotte qui tape-tip-tope, l’ogre Babborco…

 

chasse à l'oursla chasse à l’ours de Michael Rosen et Helen Oxenbury (Kaleidoscope, 2018 pour l’édition actuellement disponible)

“Nous allons à la chasse à l’ours. Nous allons en prendre un très gros. La vie est belle, nous n’avons peur de rien !”

Y’a-t-il encore besoin de présenter cet album ? Je n’en suis pas certaine mais je ne pouvais pas faire une liste d’indispensables sans en parler. La justesse du texte, les répétitions, l’accélération de la lecture à la fin… Un vrai plaisir ! Et très riche à exploiter en classe, ma fille en a fait une version géniale avec sa maitresse, l’année dernière, en moyenne section. (Chloé en parle ici).

 

heure bleuel’heure bleue d’Isabelle Simler (éditions courtes et longues, 2015)

“Le jour s’éloigne… bientôt la nuit… Entre les deux, elle passe… C’est l’heure bleue.” Et des animaux, des oiseaux, des fleurs bleues, il y en a !

Un album grand format aux illustrations merveilleuses, apaisantes. Isabelle Simler a le talent rare de rendre poétique la biologie, la science. Et les ailes des morphos bleus étincellent sur les ipomées. Un des rares albums que je peux lire autant à des enfants de crèche qu’à des CM2. (Chloé en parle ici).

En classe, ce travail sur les couleurs peut en inspirer d’autres, comme l’autrice le montre sur son site, avec les livres oranges, gris et violets d’élèves de primaire. Et parmi ses autres livres, Plume et la toile, entre l’album et le documentaire, sont géniaux aussi.

 

atchoumA-a-a-a-atchoum ! de Philip et Erin Stead (Kaléidoscope, 2011)

Amos McGee travaille au zoo. Tous les jours, il passe voir ses amis (l’éléphant, la tortue, le hibou, le rhinocéros et le manchot). Mais le jour où il tombe malade, ce sont eux qui lui rendent visite.

Un bonheur d’album aux illustrations rétro et un peu désuètes. Un décalage jubilatoire quand on voit les animaux du zoo dans l’appartement du gardien. Des beaux détails dans l’illustration. Un livre qui nous rappelle l’importance de prendre soin de ses amis, aussi. Bref, une perle. (Chloé en parle ici).

 

trois brigandsles trois brigands de Tomi Ungerer (école des loisirs, 1968)

Trois brigands qui dévalisent les voyageurs jusqu’à ce qu’ils tombent sur Tiffany, une petite fille dont ils décident de s’occuper.

Est-il encore nécessaire de présenter cet album ? Les habits noirs et les chapeaux noirs des brigands, la grande hache rouge, l’univers nocturne, les cheveux blonds de Tiffany qui se détachent…

Il sera d’ailleurs réédité en très grand format au moins de novembre, idéal pour la lecture à un groupe !

 

bou et les 3 zoursBou et les 3 zours d’Elsa Valentin et Ilya Green (Atelier du poisson soluble, 2008)

“L’était une fois une petite Bou qui livrait dans la forest avec sa maïe et son païe. Un jour elle partit caminer dans la forest pour groupir des flores.

– Petite Bou, ne t’élonge pas troppe, lui dirent sa maïe et son païe.

– Dakodak, respondit Bou.”

A partir de l’histoire archi-connue de Boucle d’or (vous la voyez, les instits, la mise en réseau ? ^^), Elsa Valentin crée une langue qui n’appartient qu’à cet album. Une langue fait de mots étranges, inventés. De mots valises qu’on aurait envie d’employer tous les jours (confordouillette, panitrouiller). Une langue qui fait appel à l’anglais, à l’espagnol, au créole, au latin… à l’argot, aux mots d’enfant… Une langue qui est autant un délice à lire qu’à écouter (je vous conseille quand même de vous entrainer un peu avant de le lire à voix haute). J’en parle longuement ici, mais je veux redire à quel point jouer sur la langue, et montrer aux enfants qu’on peut le faire, est à mes yeux un cadeau précieux à leur faire. Et en plus, il est illustré par Ilya Green. (Chloé en parle ici).

 

soupe caillouUne soupe au caillou d’Anaïs Vaugelade (école des loisirs, 2000)

Le loup propose à la poule de faire une soupe au caillou. Intriguée, elle accepte, mais elle ajouterait bien un peu de céleri. Chaque animal qui arrive ajoute un autre légume “pour donner du goût”.

Ce vieux loup fatigué, qui inspire d’abord la crainte, réussira ainsi à partager un repas convivial avec d’autres animaux. Un album sur les apparences qui sont parfois trompeuses, sur le partage. “Rien ni personne n’est jamais tout blanc ni tout noir, telle est la morale de cette histoire, racontée dans une langue à son image, aussi enjouée que profonde.” (source). Un album magnifique à proposer aux enfants. L’occasion de faire de la soupe en classe ! Et vous trouverez d’autres versions de ce conte : une version africaine, une version qui se passe en Chine

Si je cite seulement cet album de Vaugelade aujourd’hui, les merveilles sont nombreuses dans son oeuvre. Les livres de la famille Quichon sont des très chouette et Zuza est une héroïne géniale à proposer aux petits comme aux grands. Les fans de dinosaures et les autres trouveront leur bonheur avec l’ami du petit tyrannosaure. Mais mon autre chouchou avec les maternelles, c’est l’anniversaire de Monsieur Guillaume et ses coquillettes au jambon d’anniversaire. 

 

Et voilà ! 

Avec nos 2 listes, ça vous fait déjà une belle bibliothèque !

De quoi occuper vos enfants ! (de l’art, des idées créatives et de la relaxation)

Hier, je vous faisais une sélection d’histoires à lire, regarder ou écouter. Aujourd’hui, d’autres ressources !

 

De l’art ! 

 

De la relaxation :

tout doux

yoga green

  • Sur l’appli Bayam, vous pouvez trouver des petits exercices de Yoga avec les illustrations d’Ilya Green (que l’on trouve dans Pomme d’Api). Mon fils a beaucoup aimé “l’arbre dans le vent”.

 

Des coloriages :

benjamin chaud coloriage

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Des activités diverses autour de la littérature jeunesse :

simon blake

stehr

ponti

 

Et voilà ! Amusez-vous bien !

 

De quoi occuper vos enfants ! (musique et histoires)

Coucou !

J’ai réuni quelques ressources numériques gratuites pour enfants et ado qui peuvent peut être vous servir en ces temps de confinement. Il y a un peu de tout, mais cette sélection reste centrée autour de la littérature et de l’édition jeunesse. J’ai volontairement exclu tout ce qui est scolaire ou parascolaire. Et il n’y a pas d’appli de jeux, mais vous trouverez des sélections bien faites, entre autres celle des bibliothèques parisiennes ou celles de Souris Grise. J’ai essayé de classer ce que je propose par thème, et d’indiquer un âge approximatif à chaque fois.

Informations :

Vos enfants (à partir de 6-7 ans) veulent savoir ce qui se passe en ce moment ?

Vous Salut-L-infotrouverez un numéro gratuit du PtitLibé sur le coronavirus et le podcast d’actualité d’Astrapi “Salut l’info !” (pour les 7-12 ans) s’adapte et propose aux enfants un rendez-vous quotidien : “Tous à la maison !”.

 

De la musique pour les (tout-)petits :

radio pomme d'api

Vous pouvez écouter Radio Pomme d’Api (3-7 ans) qui propose toute la journée, des chansons, des comptines, des histoires et des poèmes, des chanteurs pour enfants, d’Anne Sylvestre à Pascal Parisot, mais aussi des chanteurs “pour adulte” que les enfants peuvent reprendre en coeur.

 

Vous connaissez peut être mon amour pour la production musicale des éditions Didier Jeunesse. On peut écouter gratuitement une grande partie de leur production. Je défends beaucoup le livre CD, le lien avec l’illustration, mais en ces temps de confinement, c’est vraiment chouette ! (et nous on l’utilise beaucoup en voyage aussi le reste du temps). Vous trouverez sur leur chaine Youtube des comptines traditionnelles, joliment illustrées par Cécile Hudrisier, entre autres, et des extraits de leur superbe collection sur les berceuses et comptines du monde. Et pour compléter ça, des jeux de doigts et les chansons de Natalie Tual (oui, celle de bulle et Bob, mais pas seulement, gros succès de “dans mon igloo” quand les mômes étaient plus petits).

De plus, une grande partie de leur production musicale est disponible sur Deezer et Spotify (je vous mets les liens Deezer parce que c’est le plus pratique pour moi mais je pense que ce n’est pas trop compliqué à retrouver). Mes chouchous ? Les berceuses et comptines du monde, celles d’Afrique, de Russie, les comptines créoles, les berceuses Jazz, etc.

Unknownjazzberceuses du monde

 

 

 

 

 

Des histoires à écouter ou à regarder :

Pour les petits :

moufle

  • On trouve gratuitement une partie de la série la cabane à histoires sur l’appli Bayam (il faut installer l’application, soit sur ordi soit sur tablette, une partie de l’application est réservée aux abonnés des magazines Bayard mais tout ce que liste ici est accessible à tous)  : quatre enfants se réunissent pour jouer et pour se laisser aller au plaisir de la lecture. Ils lisent ensemble des albums jeunesse, et l’animation laisse toute la place à l’illustration des albums. Si je trouve parfois les interactions des enfants un peu surfaites, cette série met en avant de très beaux albums.
  • Les histoires de Pomme d’Api sont disponibles en podcast. Et pour les nostalgiques, vous trouverez 3 volumes d’anciennes histoires racontées par Henri Dès sur Deezer.
  • une histoire et Oli: un podcast de France inter proposant des contes pour les 5-7 ans qui durent environ 10 minutes.

 

Pour les plus grands :

zizanie

  • Astérix et Obélix, la zizanie, une adaptation avec sons, bruitages et musique de la
    célèbre BD qui dure environ une heure. On peut aussi trouver les adaptations de 4 aventures de Tintin par les comédiens de la comédie française.
  • Les Odyssées: France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l’histoire
  • Encore une fois, les livres CD Didier Jeunesse. A partir de 6 ans environ, vous trouverez des livres CD inspirés de ballets, d’opéra ou de musiciens, comme le lac des cygnes, gros succès chez nous, Casse Noisette ou un livre inspiré de la vie et de la musique d’Erik Satie raconté par François Morel. Ils durent en général environ 45 minutes à une heure. Enfin, les classiques de la littérature jeunesse ont inspiré la création de livres CD, que ce soit les malheurs de Sophie ou Alice & Merveille. Pas des lectures du texte original, mais des créations, une manière de revisiter l’oeuvre.
  • Plusieurs auteurs et autrices de littérature jeunesse ont décidé de proposer, pendant cette période de confinement, des lectures quotidiennes. C’est le cas de Cécile Roumiguière qui lit Le journal d’une crevette à propos de l’entrée au collège de l’héroïne, ou de Vincent Cuvellier qui lit les jours pairs (à partir de 5-6 ans).artemis
  • Le feuilleton d’Artemis lu par Murielle Szac est disponible gratuitement sur l’appli Bayam. Et je pense que c’est LE livre a écouter un peu chaque jour en famille. Pour les enfants à partir de 7 ans.

 

Des livres numériques à lire pour les ados :

  • Rageot offre un roman ado à lire tous les 2 jours à télécharger entre 14h et 15h : The Wicked deep, la malédiction des Swan Sisters de Shea Ernshaw le 23 mars, la singulière aventure de Pénélope Vermillon de Valija Zinck le 25 mars, Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas le 27 mars, Fingus Malister : feux follets, mandragore et cadavre frais d’Ariel Holzl le 30 mars. Le lien est donné au fur et à mesure sur la page Facebook ou sur le compte twitter de la maison d’édition. Moi c’est celui-là qui me fait de l’oeil :wicked deep
  • Vincent Villeminot met en ligne un feuilleton avec mise à jour quotidienne (pour ados à partir de 13 ans). Le début est là, et les infos seront données sur sa page Facebook et celle de PKJ. Je ne l’ai pas encore lu, mais c’est un chouette auteur jeunesse, c’est un texte inédit, je pense que ça vaut le coup !

ile villeminot

 

Voilà pour les histoires sous toutes leurs formes. J’ai beaucoup d’autres ressources dans ma besace (activités créatives, coloriages, ballet filmé, etc), je reviens donc très vite avec une suite !

Rue des Quatre-Vents

Au début, j’avais prévu juste un poste instagram, mais en le faisant, je me suis rendu compte que j’avais envie de vous parler de ce livre un peu plus en détails…

J’ai reçu récemment, donc, Rue des Quatre-Vents, au fil des migrations de Jessie Magana et Magali Attiogbé (éditions des éléphants, 2018).

rue des 4 vents

Je connaissais déjà Jessie Magana parce qu’elle a écrit les mots indispensables pour parler du sexisme chez Syros et parce qu’elle travaillait sur la collection Français d’ailleurs (chez Autrement jeunesse, réédité depuis chez Casterman) qui, comme le titre de la collection l’indique, raconte des histoires de migrations. L’illustratrice, Magali Attiogbé, est racisée. Et les éditions des éléphants font un chouette boulot sur les représentations et la lutte contre les stéréotypes. J’avais donc un a priori favorable sur ce bouquin, qui a été confirmé!

Ce livre met donc en scène la même rue entre 1890 et 2018, dans de grandes illustrations, avec le texte sur un rabat (seul petit défaut du livre : la scène décrite par le texte est parfois derrière le rabat…). Et le texte raconte l’histoire de ses habitants, et des différentes vagues de migrations qui ont façonné notre société, des juifs fuyant les pogroms au début du siècle aux migrants syriens, soudanais ou érythréens aujourd’hui.

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On y voit donc, en creux, toute l’histoire du XXe siècle et du début du XXIe : la colonisation française, les deux guerres mondiales et la guerre d’Algérie, le génocide arménien, la dictature de Pinochet au Chili ou les boat people vietnamiens.

 

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les tirailleurs sénégalais de la 1e guerre mondiale

On y voit aussi la “petite histoire” : les histoires d’amour vues d’un mauvais oeil par les parents, les enfants qui grandissent, la victoire à la coupe du monde de 1998 et les cours de théâtre à la MJC.

 

On y voit aussi l’évolution de l’architecture, des vêtements des habitants, des objets de consommation, des véhicules :

 

 

Le détail des pubs affichées sur les murs…

 

 

Les difficultés en France ne sont pas ignorées. Des insultes racistes aux bidonvilles dans lesquels les migrants vivent.

 

Le livre s’achève sur 2018 avec Najib, réfugié afghan, qui espérait gagner l’Angleterre. “Il espère qu’il pourra rester dans ce quartier. Il aime bien cette rue, ses habitants qui commencent à le connaître. Il se voit bien, ici.”

Le livre s’achève sur un texte militant, rappelant notre devoir d’accueil :

” Hier comme aujourd’hui, on part parce qu’on est trop pauvre et que l’on cherche une vie meilleure ; parce que la guerre menace notre vie ; parce que l’on est persécuté pour ses croyances, ses convictions politiques, son orientation sexuelle (…). Toutes ces raisons se mêlent souvent, faisant de la situation de chaque personne exilée une histoire très complexe. (…) Parmi toutes celles et tous ceux qui sont venus, depuis la fin du XIXe siècle, certains sont repartis, d’autres se sont installés, se sont mélangés, ont appris la langue et les coutumes de ce nouveau pays, tout en l’enrichissant des leurs. Ce voyage à travers le temps, dans la rue des Quatre-Vents, nous en donne un aperçu. Il nous montre qu’il est possible, encore, d’accueillir”.

Alors certes, ce n’est pas le livre parfait (j’ai trouvé le passage sur 1998 un peu appuyé, j’ai parfois été gênée par certaines tournures de phrases), mais c’est un support de découverte très riche et aussi un excellent support d’échanges.

Avec le magicien, on a passé plus de 30 minutes sur les trois premières pages ! Pas question de tout aborder d’un coup, nous nous sommes laissés guider par ses remarques et ses questions. On a essayé, aussi, de re-situer dans le temps parce que ce n’est pas évident à 6 ans (là ton arrière-grand-mère était petite fille, là c’est quand je suis née). Le livre s’adresse à des un peu plus grands, mais c’est un de ces livres dont on explore de nouveaux aspects à chaque lecture, et qui nous accompagnera plusieurs années.

Envie de pleurer un bon coup ?

Par curiosité, j’ai demandé aux gens, sur twitter, de me citer un livre qui les avait fait pleurer. Et j’ai eu plein de réponse. Des livres qui les ont fait pleurer enfant ou le mois dernier. Dans tous les styles, dans tous les genres. Alors j’ai eu envie de les réunir ici, pour compléter vos envies de lectures autant que les miennes !

J’ai séparé les livres jeunesse et les livres adulte, de manière artificielle, sans doute (comme j’ai pas réussi  à trancher pour des fleurs pour Algernon et que c’est un de mes coups de cœur, je l’ai mis dans les deux !).

 

La tarte aux escargots de Brigitte Smadja par Aelle / le temps des miracles d’Anne-Laure Bondoux par Lizly / Eleanor & Park de Rainbow Rowell par Muche / Une vie ailleurs de Gabrielle Zevin (épuisé) par Muche / Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes par Laura Blasutto et Lscw / Harry Potter et les reliques de la mort de J. K. Rowling par France Libotte / Nouvelle Sparte d’Erik L’homme par Coline Paillet / Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green par Emilie Bourgeois / Inséparables de Sarah Crossan par Laura / Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepulveda par Plume Rouillée / si loin de toi de Tess Sharpe par Shiny Bâjé / nos étoiles contraires de John Green par Zieph / mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos par Laetitia Petit

 

 

 

Dans le murmure des feuilles qui dansent d’Agnès Ledig par Agathe Tournesoleil / Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes par Laura Blasutto / la tour sombre de Stephen King par WonderWaitress / Retour à la montagne de Roger Frison-Roche par Leslhibou / le rêve de Martin de Françoise Henry par Prune / Germinal d’Emile Zola par Alexa / les raisins de la colère de John Steinbeck par aspholoup / tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt par Docteur Couine / le lambeau de Philippe Lançon par Emilie Bourgeois / la nuit des temps de Barjavel par F’(x) / la couleur pourpre d’Alice Walker par Luckyslug / Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu par Zieph / les règles d’usage de Joyce Maynard par l_o / le combat ordinaire de Manu Larcenet par gwynplaine / Désorientale de Negar Djavadi par Delphine Virte / La nostalgie de l’Ange d’Alice Sebold par Comment Ça Nombreuse ? / La tapisserie de Fionavar de G.G.Kay par Comment Ça Nombreuse ? / Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin par Antoinette Dapples / La couleur des sentiments de Kathryn Stockett par Aurélia Perger / La Voix Sombre de Ryoko Sekiguchi par Anne-Lise Remacle

 

Je vous mets les miens aussi ?

 

Je pourrais en citer beaucoup d’autres, je pleure pour un rien… La série de mon enfance qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps, c’est “mon amie Flicka” de Mary O’Hara. Une série sur l’amitié d’un jeune garçon et d’un cheval dans un ranch du Wyoming, que je trouverais sans doute bien tarte avec des yeux d’adulte… Mais je me souviens encore de cette fois où ma grand mère m’avait trouvé en larmes dans mon lit et était venue en courant, paniquée, me demander ce qu’il se passait, et mon “c’est dans mon liiiiiiiivre !”.

Je pleure moins à chaude larmes, désormais. Mais d’un trait de fusain de Cathy Ytak m’a mis les larmes aux yeux.

Et puis un essai, une réflexion sur la maternité. Dans laquelle je me suis (trop) reconnue, à une période où la maternité était particulièrement difficile pour moi. Les larmes qui montent en lisant ce que je ressens sous la plume d’une inconnue…

Islande : la péninsule de Snaefellsnes

Mes frères sont là depuis 2 jours et ont déjà découvert Reykjavik et ses environs (en courant, au sens propre, puisqu’ils ont fait les 22 km de l’écotrail de Reykjavik !). Donc nous quittons tout de suite la ville et nous consacrons notre premier jour à la péninsule de Snaefellsnes.

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Il pleut un peu ce jour là. Mais on est immédiatement plongés dans l’ambiance islandaise, la vue sur la mer d’un côté, les moutons, les chevaux, la campagne islandaise et les premiers champs de lave et cascades de l’autre.

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Le coup de coeur de mes frères : Rauđfeldsgjá (oui, j’écris cet article avec le guide ouvert sur les genoux, parce que non, je n’ai pas réussi à mémoriser les noms islandais !), une crevasse dans la falaise, au dessus de laquelle tournent des centaines d’oiseaux. Avec la pluie et les nuages, on a un peu l’impression d’une entrée vers les enfers.

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On peut même se glisser à l’intérieur, entre les parois, d’une pierre à l’autre au dessus d’un petit ruisseau. Impressionnant.

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On monte aussi sur notre premier volcan, le cratère de Saxhöll :

 

Et puis surtout, on se ballade sur une plage et on voit… nos premiers phoques !

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Ca ne rend pas grand chose en photo, mais on a passé un bon moment à les regarder se reposer, nager, grimper sur les rochers… C’était magique !

Tout comme cette vue sur les falaises !

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Petit regret, le Snaefellsjökull, volcan recouvert d’un glacier, se cache dans les nuages. Mais ça m’a quand même donné envie de lire voyage au centre de la terre de Jules Verne : c’est par ce cratère que ses personnages pénètrent sous terre !

En revanche, on admire le Kirkjufell qui se dégage par instant !

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Pour prendre la direction de notre hôtel, on emprunte alors une piste en terre. La vue est toujours grandiose.

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On arrive ensuite au Sæberg Hostel, qui malgré ses installations un peu rudimentaires (surtout les douches), reste mon préféré du séjour je pense. Ah, le hot pot (bain chaud) face au fjord ! Et le petit chalet que nous occupons, et où on mange avec vue sur l’eau…

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Islande

2600 km en 8 jours, des paysages grandioses, et l’envie de vous montrer un peu de tout ça !

On a loué une voiture, et pris la route circulaire. Et donc fait le tour du pays, ou presque. En s’arrêtant à tous les points de vue, quasiment.

J’ai adoré ce voyage. On est scotché en permanence. Tous les paysages sont grandioses. Et changent sans cesse, on ne voit jamais la même chose. On passe en 5 minutes d’une campagne plutôt paisible à un champ de lave où à des falaises sur la mer.

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Et on voit des icebergs !

Mais j’ai trouvé aussi ce pays rude. Et fatiguant. Si on n’a pas eu trop de pluie, on a eu du vent, beaucoup. A avoir du mal à tenir debout, parfois. Tout semble extrême dans ce pays. La nature, la météo. On est au bout du monde. Parfois, j’ai ressenti l’envie de souffler un peu, de me retrouver dans du confortable. Et il y en a peu.

Cette sensation a été peut être accentuée par la manière dont nous avons voyagé. L’Islande est un pays où tout est hors de prix. Hors de question donc de manger trop souvent au resto ou de s’arrêter prendre des cafés. On mangeait le soir à l’auberge de jeunesse, et le midi on pique-niquait… Le plus souvent dans la voiture, parce qu’il faisait trop froid pour manger dehors.

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Comme ma mère avait tout préparé, c’était quand même des pique-nique tout confort, avec café et chocolat à la fin !

(si certains s’interrogent sur le prix, par personne ça a couté environ 200 euros d’avion, 175 euros de location de voiture et 800 euros pour le reste, avec hébergement en auberge de jeunesse).

Un voyage purement nature, donc, qui changent de mes vacances en général plutôt culturelles ! (on n’a même pas visité une seule bibliothèque !).

Cette semaine, j’avais abandonné mon amoureux et mes enfants pour partir avec ma mère et mes deux frères. La dernière fois qu’on était parti en famille comme ça, tous les 4, c’était en 2004 ! Et c’était vraiment chouette de se retrouver. On était sur la même longueur d’onde. Avec un de mes frères on faisait les programmes des journées tandis que mon autre frère et ma mère géraient l’intendance.

On a écouté et chanté à tue-tête dans la voiture Renaud, Brassens, Tiken Jah Fakoly, Yves Jamait, Joe Dassin, Ferrat, Grand Corps Malade, Mika… (on a à cette occasion découvert le pire crime contre la musique, l’adaptation en français de No woman no cry par Joe Dassin…). Et puis les bêtises de mes frères qui ont passé la semaine à crier “Arthur ! Cuillère !” et “Pas changer assiette pour fromage” (la référence est ).

On a pris des photos débiles.

Bref, on est revenus avec l’envie de repartir tous les 4 !

Et puis comme il fallait se mettre dans l’ambiance, mes lectures des vacances !

(avec une préférence nette pour le second).

Le choix des enfants #1

Nouvelle série (??) d’article sur le blog. Parce que moi je vous parle souvent d’albums jeunesse, mais une fois de temps en temps, j’accepte de les laisser choisir !

Et ça sera peut être l’occasion de relancer ce blog un peu moribond…

Je leur laisse la parole, donc !

Le magicien, 5 ans 1/2, a choisi les copains de la colline de Linda Sarah et Benji Davies (Milan, 2014).

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“Ca parle d’enfants qui jouent ensemble avec des boites en carton. Ben et Théo rencontrent Sam et Ben n’est plus heureux parce que Théo et Sam ne jouent plus avec lui. Mais Théo et Sam fabriquent un monstre en carton et Ben revient.

Je l’aime parce qu’à la fin, on voit un monstre en carton que j’aime beaucoup, avec des bouteilles, des cartons, des drapeaux, des roues, des trucs dessus, du scotch, une place dedans… Les couleurs sont jolies.”

 

La puce, 3 ans, a choisi Ernest et Célestine : la fanfare de Gabrielle Vincent, qui vient d’un coffret intitulé Ernest et Célestine : trois petites histoires (Casterman, 2016).

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“Ernest et Célestine écoutent la fanfare.

J’aime ce livre parce que j’aime bien le vert. J’aime bien parce qu’ils font le carnaval et que ça fait “ratatatam ratatatam”. “